Prenzlauerberg berlin

Boa Lingua, Berlin, l’allemand et moi

Bienvenue à GLS Berlin

Le chauffeur de l’école GLS organisé par Boa Lingua m’attend à l’aéroport. Il m’accueille chaleureusement en articulant consciencieusement son allemand berlinois. Je bredouille quelques mots à la hâte. Il semble satisfait par mon vocabulaire à la limite du médiocre. Mes 10 ans de cours me semblent loin, très loin…

GLS Berlin sprachschule

Samedi soir à Prenzlauerberg, il pleut. J’arrive devant les portes de l’école de langue qui m’accueillera durant une semaine. A la réception, tout le monde semble attendre mon arrivée. Fatiguée, on m’accompagne rapidement dans mon appartement sur le campus. Un studio très convenable où je me sens déjà chez moi.

Un peu de nostalgie…

Je suis de retour. Mon 7ème séjour linguistique. Cette fois-ci je suis partie avec Boa Lingua, une agence suisse spécialisée dans les séjours linguistiques. J’avais à coeur de partager mes précédentes expériences sur les réseaux sociaux, et je repense avec beaucoup de nostalgie aux émotions, aux rencontres, aux larmes et aux nombreux petits bonheurs: mon premier séjour à 14 ans (deux semaines en Allemagne près de Ulm avec ma soeur Eve), l’été de mes 16 ans à Munich et rebelote l’année d’après, un long séjour d’un mois à Cambridge pour mes 18 ans, trois mois à Madrid (cette ville, déjà) à 19 ans et puis six mois à Baltimore aux USA pour améliorer l’anglais de mes 21 ans.

Impossible de résumer en quelques mots ces nombreuses expériences mais je dois à chacune d’entre elle une petite partie de l’adulte que je suis devenue. Sortir de ma zone de confort si jeune fut la clé de mon émancipation mais ce fut douloureux. L’inconnu est toujours douloureux.

Freizeit program gls berlin

Retour sur les bancs d’école

Je me réveille le lundi matin la boule au ventre. Merde. Je pensais qu’à 29 ans j’avais enfin réussi à apprivoiser mes angoisses. Je relis rapidement les consignes du premier jour et attends patiemment mon tour dans la salle où toutes les nouvelles têtes se scrutent. Je m’assois inconsciemment à côté d’une autre romande. On parle discrètement en français. Elle semble un peu stressée par le test de langue qui nous attend au tournant, celui qui déterminera notre classe et notre niveau.

« Morgane Schaller » !

Mon nom est le premier à être appelé. Il y a quelques années j’aurais viré cramoisi. Niveau conversation je m’en sors pas trop mal. Je baragouine un allemand approximatif en faisant très attention à ne jamais prononcer clairement mes fins de mots. Sur un malentendu il pourrait croire que j’ai totalement assimilé les principes du datif et de l’accusatif. Il semble convaincu. Verdict: B2. Un soulagement pour mon ego et pour moi.

Nouvelles amitiés

Nous serons deux à commencer le même jour. Ma binôme s’appelle Snezhana et elle vient de Rostov-sur-le-Don en Russie. Avec elle, c’est sûr, je ferai des progrès, son vocabulaire est aussi complet qu’un dictionnaire et elle a mémorisé pratiquement tous les déterminants de chaque mot sur le bout des doigts. Un vrai miracle. On se présente vite fait et nous voilà déjà parfaitement intégrées dans cette petite classe qui ne compte que dix élèves, l’idéal pour faire des progrès rapidement. Les cours se terminent à midi et nous décidons avec Snezhana de partir nous promener en ville. C’est la première fois qu’elle voyage seule, sans son mari resté en Russie. Professeure d’école enfantine, elle a toujours rêvé de découvrir Berlin et a prévu d’y rester un mois.

J’attendais avec impatience le programme de la semaine organisé par l’école. Mauvaise élève, je ne participerai pas le premier soir au traditionnel Stammtisch du lundi, le rendez-vous incontournable de toute bonne nouvelle recrue (une beuverie bon enfant avec un verre de bienvenue offert par l’école). J’avais tout de même prévu de tester l’excursion du mercredi, une balade guidée dans Schöneberg, le quartier où John F. Kennedy prononça la fameuse phrase « Ich bin ein Berliner ». Le tour se révéla être une excellente opportunité de découvrir une partie de Berlin qui m’était encore méconnue et l’occasion de faire connaissance avec des élèves de différents niveaux. Le soir-même, j’emmenai quelques motivés à l’Imbiss W de Prenzlauerberg (une des meilleures adresses du quartier) pour un get-together totalement improvisé où j’ai passé ma soirée à convaincre des 2000’s kids que j’avais 10 ans de plus qu’eux pour finalement accepter la dure réalité: j’en parais 21. Mais qui s’en plaindrait?

Une bonne ambiance avant tout !

Deuxième jour: coup de tonnerre. Notre prof bien aimée de la matinée étant malade, elle est remplacée au pied levé par Patrick, alias Deutschbrot, un professeur à la technique d’enseignement aussi musclée que Popeye qui traumatisa pendant une bonne demi-heure la plupart des élèves présents ce jour-là (moi y compris). Grâce à Patrick, nous avons appris quoi répondre chaque matin à la question « Was gibt es neues im Universum », à parler de se taille de chaussure et du shampoing que l’on utilise sans rougir, et à apprendre les paroles de la chanson populaire (un brin, je dis bien un brin désuète) « Eins und Eins das macht Zwei » de Hildegard Knef. Bref, tout un programme. Entre Snezhana qui l’adulait et Danaé qui le redoutait, il n’a pas laissé la classe indifférente et a surtout provoqué de nombreux fous rires tout au long de la semaine. Honnêtement, 7 jours c’est un peu court pour améliorer une langue, mais j’ai tout de même été agréablement surprise par l’efficacité de la méthode d’enseignement de GLS Berlin. Preuve significative de mon engouement pour la langue de Goethe et récompense absolue: j’ai reçu une mention « excellent » au dernier test écrit en fin de semaine. Comme quoi, tout est possible.

Comme je l’appréhendais, je m’attachai beaucoup trop vite à cette petite routine berlinoise et c’est le coeur gros et remplis d’émotions que je pris congé de ma classe. 15 ans après mon premier séjour linguistique, l’expérience vécue fut aussi riche et intense que ma toute première aventure à l’étranger. Maintenant j’en suis convaincue, il n’y pas d’âge pour apprendre et améliorer une langue et j’ai déjà pour projet de repartir bientôt, pour en apprendre une nouvelle cette fois-ci.

Remerciements

Un grand merci à Boa Lingua pour m’avoir donné l’opportunité de me replonger à nouveau dans l’univers unique des écoles de langues. Grâce à leur professionnalisme et leur support au quotidien, mon séjour s’est parfaitement déroulé. Mention spéciale à Sabrina Vuillemenot de l’agence Boa Lingua Genève qui sait transmettre sa passion pour les voyages et les séjours linguistiques, et qui prépara ce court voyage de manière optimale et joviale.


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