Pourquoi le marché de Noël de Stuttgart est l’un des plus beaux d’Europe

Si on partait en Allemagne pour se plonger dans l’ambiance festive de Noël? A quelques heures de la Suisse, l’un des plus vieux marchés de Noël du pays a lieu chaque année à Stuttgart, dès la dernière semaine de novembre jusqu’à la fin de l’année. L’occasion de découvrir cette ville si particulière et de s’émerveiller devant les décorations et les lumières du centre-ville


Le train arrive dans une gare à l’apparence plutôt déconfite. J’apprends que le projet de rénovation Stuttgart 21 fut lancé en 1995, dans le but de transformer les plateformes actuelles en gare souterraine. Les habitants espèrent que les travaux termineront en 2021, mais notre guide, Marion, n’y croit pas trop. Détruite presque entièrement durant la seconde guerre mondiale, Stuttgart est depuis en constante évolution. Certains de ses quartiers et bâtiments sont d’une telle modernité qu’ils semblent tout droit sortir d’une troisième dimension…. Mais la ville a su garder une âme d’enfant, et son marché de Noël est une attraction magique qui arrive à nous faire oublier le froid et la grisaille de décembre. Voici les curiosités à ne louper sous aucun prétexte:

Marché de Noël

On raconte que le marché de Noël de Stuttgart est l’un des plus beaux d’Allemagne, et même peut-être d’Europe. La raison principale? Le toit de chaque stand est décoré et raconte une histoire. On peut se promener le nez en l’air pendant des heures en s’extasiant continuellement. Pour encore plus de féerie, direction Schlossplatz, où des statues de lumière s’animent lorsque la nuit tombe. Cette année, ces dernières rendent hommage aux symboles de la ville: les deux marques automobile qui font sa renommée ansi que la fameuse grande-roue de la Cannstatter Volksfest. Un spectacle magique à ne pas rater.

La bibliothèque

Voici sans conteste LA meilleure raison de visiter la ville. La bibliothèque de Stuttgart fut conçue par l’architecte coréen Eun Young Yi et inaugurée en 2011. Puis, on entre sans trop savoir à quoi s’attendre mais la magie est au rendez-vous. Un conseil: prenez l’ascenseur directement pour le dernière étage, l’effet de surprise sera d’autant plus grand. Immaculée et ultra contemporaine, la bibliothèque de la ville attire autant les curieux que les passionnés de littérature. Et on comprend pourquoi ! La nuit, ce grand bloc gris un peu austère s’illumine d’un bleu scintillant, et les inscriptions sur la façade rayonnent de plus belle.

Bibliothèque de la Ville de Stuttgart
Bibliothèque de la Ville de Stuttgart

Le musée Mercedes-Benz

Une “tour d’ivoire” en hommage aux inventions uniques de Gottlieb Daimler et Carl Benz, les précurseurs de l’automobile. Ce magnifique bâtiment à quelques minutes en train de Stuttgart (depuis la gare principale de Stuttgart, prendre le S-Bahn ligne 1 jusqu’à l’arrêt Neckarpark) relate les 130 années d’histoire de cette marque emblématique. On prend un ascenseur futuriste pour commencer la visite, puis en descend en serpentin, au gré des années et des inventions. Le musée est idéalement conçu et convient à tous, qu’on soit passionné de voiture ou simplement désireux de connaître un peu plus l’histoire de ce moyen de transport qui a révolutionné notre planète. Prévoir minimum 2h-3h pour visiter entièrement le musée.

Kunstmuseum

Surnommé le Cube (encore un!), ce bâtiment moderne et entièrement transparent abrite le musée des beaux arts de la ville. Inauguré en 2005, cet endroit est devenu une institution. On y vient pour boire un café au rez-de-chaussée, admirer la collection permanente qui compte notamment plus de 250 oeuvres de l’artiste expressionniste Otto Dix, ou encore pour goûter à la cuisine gastronomique du restaurant du dernier étage (la vue est superbe!). Le musée propose également plusieurs expositions temporaires tout au long de l’année.

Musée Mercedes Benz
Musée Mercedes Benz

Carnet d’adresses

Un hôtel pratique, facilement accessible à pied, à deux pas de la bibliothèque et de la gare centrale.

 The Gardener’s Nosh
The Gardener’s Nosh
 The Gardener’s Nosh
The Gardener’s Nosh brunch

Le Restaurant The Gardener’s Nosh

Lieu branché proche de Königstrasse. Avec Valentine, on a adoré le brunch et la déco.


Le marché de Noël de Ludwigsburg

Je profite de mon séjour dans la ville pour découvrir le marché de Noël baroque de Ludwigsburg. Plus petit que celui de Stuttgart, il ne manque toutefois pas de charme. Les stands joliment décorés sont tous regroupés sur la place principale de cette petite ville. L’ambiance est bon enfant et très villageoise. Au contraire de Stuttgart, les touristes se font ici bien plus rares. Ludwigsburg est l’endroit idéal pour dénicher des Räuchermännchen, ces petits personnages en bois traditionnels et typiques de Noël qui diffusent de l’encens. J’ai beaucoup aimé les grandes fées aux ailes illuminées qui entourent le village de Noël. Enchanteur et magique !

 Marché de Noël de Ludwigsburg
Ludwigsburg marché de Noël
 Marché de Noël de Ludwigsburg
Ludwigsburg Marché de Noël
 Marché de Noël de Ludwigsburg
Ludwigsburg la baroque

Marché de Noël de Ludwigsburg Marché de Noël de Ludwigsburg Marché de Noël de Ludwigsburg


Le marché de Noël d’Esslingen – unique en son genre !

Voilà un marché de Noël atypique à découvrir absolument ! Si tu adores comme moi les fêtes médiévales, le marché d’Esslingen sera totalement à ton goût. Cracheurs de feu, spectacles de rue, diseuses de bonne aventure, vendeurs de peaux de bêtes, carrousels d’un autre temps, l’expérience est hors du commun. De nombreuses personnes profitent de l’événement pour se déguiser en personnage du moyen-âge et la nuit tombée, les tavernes proposent hydromels, Stockbrots et autres Dinnende, les spécialités culinaires du marché. Il est même possible de siroter son vin chaud dans des sortes de grosses bassines en bois remplies d’eau chaude, de quoi se détendre après une longue journée à arpenter les villages de Noël.

 Marché de Noël Esslingen
Esslingen
 Marché de Noël Esslingen
Marché de Noë
Dinnende Esslingen
Dinnende Esslingen

Marché de Noël Esslingen Marché de Noël Esslingen Spécialité du Marché de Noël d’Esslingen: Le Dinnende


Un grand merci à Stuttgart Tourisme et à Germany travel pour l’organisation de ce voyage.

Hermann-Haller-Zurich

2 jours à Zurich: entre vie urbaine et scène artistique

Bien qu’avide de destinations sauvages et exotiques, j’ai toujours privilégié le patrimoine de mon pays. Cet été, j’ai apprivoisé la Zurich urbaine, celle qui fait un pied de nez aux façades trop propres de Bahnhofstrasse et qui offre un terrain de jeu aux créatifs.

En s’y aventurant, on remarque que Zurich est une terre de contrastes. Elle se distingue comme l’une des villes les plus riches (et chères) du monde mais est également en constante ébullition, si bien que l’offre culturelle ferait presque pâlir certaines capitales européennes…

Voici mon itinéraire de deux jours dans la plus grande ville de Suisse, à travers vie urbaine et scène artistique

Morgane-Schaller-Zurich-tourisme

Zurich West

Le quartier de Zurich West est prévu au programme de cette première journée. Nous privilégierons le vélo comme moyen de transport, mais pas n’importe lequel. Visit Zurich avait réservé à cette occasion les vélos les plus sophistiqués de la ville, ceux de la marque Ego Movement. Electriques et de production locale, c’est le compagnon idéal pour s’imprégner au mieux de l’ambiance si particulière de ce quartier au charme brut.

Kreis 5 (comme les locaux l’appelle), est un ancien quartier ouvrier, où l’on s’attelait à l’époque à réparer des bateaux. Il a commencé sa mutation dans les années 90 et aujourd’hui, les tours de verre cohabitent avec d’anciennes cheminées en brique. Malgré le changement radical dans le paysage, Zurich West a conservé sa simplicité et ses imperfections.

Après un rapide coup d’oeil au parc Josef Wiese, grande étendue d’herbe où yoga lovers s’exercent été comme hiver, nous nous arrêterons dans la cour intérieur d’un complexe locatif, à l’apparence normale. Pourtant, en regardant mieux le mur devant soi, c’est le monde à l’envers (la photo parle d’elle-même). Se moquerait-on de la discipline et de l’ordre qui fait la réputation de la ville? L’histoire raconte que le vélo appartenait à Anne Cunéo, femme de lettres reconnue aussi bien en Suisse romande qu’en outre-Sarine. Impossible de vérifier cette légende urbaine… On en restera là.

Viadukt

Ce lieu emblématique est une étape obligatoire. En effet, cet ancien viaduc ferroviaire reconverti petit à petit par le voisinage en zone commerciale est la carte postale de Zurich West. Boutiques de décoration ultra branchées, produits du terroir, restaurants, il y en a pour tous les goûts !

Mes 3 adresses coup de coeur à Zurich West

Berg und Tal Une boutique qui valorise les petits producteurs
régionaux et le travail responsable. L’endroit parfait pour
ramener un cadeau made in Zurich.
Cabinet Concept stores sophistiqué qui propose une sélection
d’objets de décoration, accessoires et vêtements
minutieusement choisis.
Tarzan Cette boutique m’avait déjà séduite dans la vieille ville de
Berne. Je la retrouve avec plaisir à Zurich. Mon concept
store suisse préféré.
Kreis 5
Viadukt-markthalle
Umbrella-kreis-5
Kreis 5

La Tour Freitag et autres curiosités

Nous remontons sur nos vélos pour goûter aux meilleurs cafés de la ville, ceux de ViCAFE Rösterei & Expresso bar. Mais avant cela, nous nous arrêtons rapidement à l’Urban Surf. Chaque été, la ville met à disposition un bassin de vagues idéal pour s’entraîner à tenir sur sa planche. Une pause rafraîchissante bien méritée… L’endroit regorge de curiosités toutes plus surprenantes les unes que les autres: une allée recouverte de parapluies de toutes les couleurs, une brocante complètement délirante et bien sûr, la fameuse tour Freitag.

En effet, le marque native de la ville et experte dans le recyclage a érigé sa tour de 26 mètres au coeur de Zurich West. Le point de vue du haut des containers rouillés spécialement affrétés de Hambourg est bluffant.

Freitag Tower

Où se restaurer à Zurich West

Frau Gerold’s GartenDans ce jardin très populaire, les traders &
banquiers en costume se mélangent au bobos
natifs du Kreis 5. Convivial et excentrique.
Les Halles Situé en face d’un garage, cet ancien entrepôt un
peu délabré est une caverne d’Ali baba réputé
pour ses moules frites. Un immanquable

18h00. Il est temps de se remettre en selle. Nous traversons le Letten-Viadukt, une piste cyclable (et piétonne) en hauteur qui offre une perspective différente. Nous admirons l’immense fresque murale de 24 mètres réalisée par l’artiste zurichois REDL. Elle s’appelle Melody et les habitants en sont fiers. A droite, nous apercevons la vieille fabrique de cigarettes Sulana, reconvertie en salle d’événements. Un peu plus loin, les jeunes locaux s’amusent à se jeter dans la Limmat depuis le viaduc avant de s’étendre sur les pontons en bois du Bain d’Unterer Letten. Pour terminer la journée en beauté, direction Käferberg. Le point de vue à côté du restaurant Waid est époustouflant. Nous prenons enfin conscience de la dimension de la ville.

Zurich-vue

Pavillon Le Corbusier

Le 2ème jour, nous décidons avec Valentine (mon travel buddy du blog awwway.ch), d’explorer un quartier à l’opposé du Kreis 5. Pour s’y rendre, rien de plus facile. Nous empruntons le Tram 4. C’est la ligne la plus pratique pour visiter la ville. Dammweg, Museum für Gesaltung, Bellevue… Nous sortons à Höschgasse. A quelques mètres de là, au milieu d’un parc ombragé, se trouve le fameux Pavillon Le Corbusier. Je reconnais les lignes pures, la symétrie sans faille et les matériaux bruts.

Mais curieusement, ce n’est pas Le Corbusier qui me vient à l’esprit en regardant ce bâtiment, mais plutôt le délire d’un artiste sans doute influencé par les carrés colorés de Mondrian. Et pourtant, ce Pavillon est la dernière création de l’architecte suisse. Achevée en 1967 et à contrario de ses autres ouvrages, celle-ci n’a rien de bétonnée à l’extérieur. De verre et d’acier, cette construction résolument moderne est unique. L’intérieur étonne plus encore: des espaces ouverts, des formes ovales et feminines, c’est aérien et gracieux ! Dépêchez-vous de planifier votre visite, le Pavillon est ouvert uniquement de mai à novembre. Des visites guidées sont également proposées. 

Plus d’infos: Pavillon Le Corbusier

Atelier Hermann Haller

Chaque ville a son lot de bonnes surprise ! Pour le coup, il ne fallait pas aller trop loin… En face du Pavillon le Corbusier, cette petite cabane en bois blanc ne paye pas de mine, et pourtant la visite est surprenante. Canicule oblige, on s’attable quelques minutes sur la terrasse. Limonade, gâteaux maisons (prévoyez du cash, la maison n’accepte pas les cartes), déco et accessoires chinés avec goût, c’est la pause « champêtre » qui fait du bien. Hermann Haller est un sculpteur bernois né en 1880, qui s’est installé à Zurich en 1914. Ses créations disposées un peu partout dans l’atelier semblent habiter l’espace. Une ode à la féminités et aux formes envoûtantes. Un passage obligatoire (et gratuit) ! 

Plus d’infos: Atelier Hermann Haller 


Bonus: les endroits secrets des Zurichois

Le jardin de la Villa Patumbah

Un secret bien gardé par les locaux! Et pour cause, ce jardin romantique situé au beau milieu d’un voisinage discret à tout pour plaire: une roseraie soignée et colorée, un pavillon romantique ambiance Jane Austen. Le jardin de la Villa Patumbah est l’endroit idéal pour se reposer (et/ou bouquiner) après une journée à parcourir la ville.

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Hammam Basar

J’ai découvert cet endroit grâce au Rooftop Day, organisé une fois par année à Zurich et dans plusieurs villes de Suisse (réservation obligatoire). Ce bâtiment à l’architecture surprenante qui ressemble à s’y méprendre aux moucharabieh des constructions arabes abrite un Hammam et un salon de massages. On y vient pour se détendre mais également pour déguster les excellentes spécialités méditerranéennes et du Maghreb proposées par la maison. Evidemment, le rooftop est un must. 

Plus d’infos: Hammam Basar

Hammam Basar

Où dormir à Zurich sans se ruiner 

Sorell Hôtel Zürichberg 

En-dehors de la tumulte, cet hôtel offre une vue époustouflante sur la ville! Pour y avoir séjourné deux fois, j’ai préféré les chambres du bâtiment principal, celles qui donnent sur la terrasse. L’endroit est aussi magique en hiver (pour une soirée inoubliable au Chalet Züriberg) qu’en été (séjourner au milieu des champs à quelques minutes de la plus grande ville de Suisse, ça n’a pas de prix). 

Bon à savoir: l’hôtel n’est pas si excentré que cela car le tram 6 vous y conduira directement depuis la gare (arrêt Central, direction Zoo). 

Sorell-Hotel-Zürichberg
Sorell-Hotel-Zurichberg

A-Ja Zürich. Das Hotel-Resort

Beaucoup plus urbain, ce grand hôtel (que l’on remarque facilement depuis le train en arrivant à la gare de Zurich) a ouvert ses portes em 2018. Bien que situé dans un quartier ultra-moderne à côté des chemins de fer, ses chambres sont parfaitement insonorisées et confortables. J’ai adoré la terrasse panoramique et le spa (situés au même étage). Un espace agréable pour profiter des derniers rayons du soleil avant de sortir boire un dernier verre. N’hésitez pas à vous prélasser dans le mini-jardin japonais aménagé sur le toit… un lieu plutôt inattendu qui est certainement l’un des points forts de cet hôtel. 

L’hôtel A-Ja Zürich héberge également au rez-de-chaussée l’unique Spa Nivea de Suisse, le temple absolu des amoureux de la marque allemande. Cette boutique-salon propose non seulement une gamme impressionnante de produits Nivea (les classiques sont présents bien évidemment, tout comme les nouveautés), mais elle offre également des soins et des massages pour les clients de l’hôtel. 

Plus d’infos: Nivea Haus

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Aja-Hotel-resort-Zurich-black-and-white

Merci à Zürich Tourismus pour l’organisation de ce séjour 

Barista Creations de Nespresso et autres curiosités

Si je devais énumérer les highlights de mes collaborations depuis le lancement de mon blog, celle avec Nespresso serait sans nul doute très bien placée. Et ce n’est pas uniquement l’amatrice de café – sans sucre s’il vous plaît – qui vous parle, mais également la diplômée en Management. Un cas d’étude, ou comment ériger cette boisson centenaire et consommée par l’entièreté de la planète en objet marketing si puissant, qu’il transforme même « le petit expresso de fin de repas » en acte classe et sexy. Bien sûr George en est pour quelque chose. Le Festival de Cannes peut-être aussi…

Nespresso barista creations vertuo

Vertuo

J’ai été choisie pour représenter la gamme Vertuo, le dernier bébé de la marque lancé en 2014, et c’est avec beaucoup d’excitation que je déballerai ma nouvelle machine ce jour-là. Design épuré et ergonomique, elle ressemble bien évidemment à sa petite soeur, la machine de la gamme original, destinée avant tout aux amateurs d’expresso. La grande différence réside dans la modernité du robot Vertuo, car oui, une machine a café peut être technologique ! On insère la capsule, on presse sur le bouton et le tour est joué. Le machine va automatiquement sélectionner la taille du café en fonction du code barre de la capsule. C’est ce qu’on appelle l’optimisation, et ça, c’est super ingénieux.

Du Latte encore du Latte

Le complément sympa à la machine Vertuo? L’Aeroccino, l’outil indispensable à tous les apprentis Barista et autres addicts au macchiato. Ça tombe bien. Nespresso a pensé à tout. Les expériences, qu’elles soient en boutique ou gustatives, sont primordiales pour la marque. Pour me familiariser avec l’univers Nespresso et en apprendre un peu plus sur la gamme Vertuo, direction Rue du Marché 26 à Genève, l’élégante boutique du centre de la ville. J’y découvrirai les deux nouvelles capsules spécialement conçues pour des cafés onctueux et les dégusterai en très bonne compagnie.

Barista Creations

Nespresso a choisi de s’inspirer des Baristas de Brooklyn et de Melbourne pour le lancement de ces deux nouvelles capsules Vertuo. Bianco Legerro, pour les matins doux et légers, harmonise idéalement lait et café. On le déguste en double cappuccino et on se laisser séduire par ses notes caramélisées, légèrement sucrées.

Double Cappuccino

Temps de préparation10 min
Type de plat: Boissons

Ingrédients

  • 80 ml Café BARISTA CREATIONS Bianco Leggero

Instructions

  • Versez 120 ml de lait froid (4 °C) dans votre appareil Baristaet préparez une mousse de type latte macchiato.
  • Versez la mousse de lait préparée à l'aide de votre appareil Barista dans un mug Vertuo
  • Préparez 80 ml de café BARISTA CREATIONS Bianco Leggero et versez-le par-dessus

Bianco Forte, quant à lui, est plus musclé, et mélange l’intensité des arabicas de Colombie et du Kenya. En le mélangeant avec du lait, des arômes aux notes grillées s’en dégagent. Il se déguste en Reverso Intenso, la meilleure façon de révéler ses trois nuances couleur café.

Reverso Intenso

Temps de préparation10 min

Ingrédients

  • 230 ml Café BARISTA CREATIONS Bianco Forte

Instructions

  • Versez 50 ml de lait froid (4 °C) dans un mug Vertuo
  • Préparez 230 ml de café BARISTA CREATIONS Bianco Forte et versez-le par-dessus

Retrouve les cafés de la gamme permanente Barista Creations sur www.nespresso.com

Wat Chalermprakiat thailand

Découvrir la Thaïlande du Nord: Lampang, Phrae, Nan & Chiang Rai

Avant de partir, je ne connaissais de la Thaïlande que les plages surpeuplées de l’île de Phuket. Une expérience qui m’avait laissé un goût amer. Je me promis après cela d’éviter les voyages qui ne me ressemblent pas. De passer à côté des sites bétonnés où le dollar est roi.

Puis, l’opportunité de découvrir le Nord de la Thaïlande, et plus particulièrement les villes de Lampang, Phrae, Nan et Chiang Rai m’a été donnée. Une chance de me réconcilier avec ce pays dont tant de monde loue l’amabilité et le sourire de ses habitants.

Des sourires, il y a en eu ! Et ce dès l’arrivée à l’aéroport de Zurich. Upgradée de justesse (… that feeling quand tu arrives à la porte d’embarquement et qu’on t’offre le précieux sésame), j’ai eu l’opportunité de tester la classe business de la très colorée compagnie d’aviation thaïlandaise: Thai Airways.

On dit que le violet est la couleur des rêveurs, mais il s’avère qu’en Thaïlande, celle-ci est associée au samedi, jour de la planète Saturne. Finalement, c’est la tête dans les étoiles et un casque Bose (le nec plus ultra pour les longs courriers… Thai Airways l’a bien compris) sur les oreilles que je me suis envolée. J’ai dormi profondément tout le long du trajet et je me suis réveillée à Bangkok. Après une courte escale, nous sommes partis en direction de Lampang, point de départ de notre voyage en Thaïlande du Nord.

Lampang

Lampang – Première étape en Thaïlande du Nord

Lampang, c’est la cité des calèches. Ultime vestige de l’influence européenne du début du 20ème siècle. A cette époque, c’est le seul moyen de transport pour relier la ville à la capitale. De nos jours, le tourisme en est le principal client, et il est agréable de s’octroyer une petite balade pour explorer la ville tranquillement. Une belle mise en bouche.

Néanmoins, la fierté de Lampang réside dans un tout autre endroit: le temple de Wat Phrathat. A vrai dire, c’est la première fois que je visitais un temple thaïlandais et j’en suis restée bouche bée. Quelle surprise de voir tant de détails dans les ornements. Je m’arrête rapidement pour admirer le buddha d’émeraude, mais c’est surtout le bois sculpté des façades qui retient toute mon attention.

Lampang Morgane Schaller
Wat Phrathat Lampang Luang

En effet, l’industrie du teck est massive en Thaïlande. Ce bois précieux est surexploité et présent dans la plupart des constructions. Lampang est encore actuellement un acteur important dans le commerce de ce bois.

Finalement, direction le Thanabhodee Ceramic Museum pour une visite de son artisanat. Le Chicken Bowl en est l’emblème et l’atelier est renommé dans tout le pays. Nous apercevrons ce jour-là quelques phases de fabrication de ce bol qui présente fièrement un coq peint à la main.

Où dormir à Lampang

LAMPANG RIVER LODGE
Une oasis tropicale en dehors du centre.
Des bungalows en bois modestes mais confortables.
Le buffet du soir est délicieux et le matin, on prend son petit-déjeuner sur la terrasse qui surplombe la rivière. Bref, un relais très agréable
Lampang River hotel
Lampang River hotel
Lampang River hotel
Lampang River hotel

Wat Chalermprakiat

D’accord, le nom est imprononçable, et la route pour y parvenir est particulièrement sinueuse, mais ce site est un immanquable du Nord de la Thaïlande. Niché au sommet d’une montagne, il faut gravir les 800 mètres d’un escalier sans fin pour enfin respirer l’air si pur de ce lieu sacré.

On ressent tout de suite les bonnes vibrations du temple. Les clochettes suspendues frissonnent dans le vent. Le calme est présent et je me sens sereine. De plus, par temps clair, la nature s’étend au loin et la vue est imprenable. Je comprends tout de suite pourquoi les moines ont choisi de s’établir là-haut à partir de 2015. D’ailleurs, des retraites de méditation sont régulièrement organisées. Je sors de la brume et redescends dans le silence. Tout le monde est un peu secoué par cette visite si singulière.

Wat Chalermprakiat thailand
Wat Chalermprakiat thailand

Phrae – 2ème étape en Thaïlande du Nord

A première vue, Phrae ne semble pas sortir du lot. Pourtant, cette petite ville est l’étape idéale pour s’imprégner de la Thaïlande authentique. Je remarque vite que le tourisme ici est encore a ses balbutiements. Cependant, par soucis d’un accueil irréprochable, l’office du tourisme de la ville organisa une visite guidée à bord d’un tram spécialement conçu à cet effet, et invita par la même occasion quelques créateurs de contenu locaux pour immortaliser cet événement (yep, si par hasard vous me voyez sur une affiche… c’est bien moi). Le jeune guide en charge des explications ne semble pas très à l’aise et s’efforce de nous présenter les curiosités de la ville dans un anglais approximatif. C’est bien cela qui fait le charme de Phrae: une sincérité naturelle et des sourires sans pareil.

La visite vaut vraiment le détour. La ville a parfaitement préservé de magnifiques constructions en teck et l’on peut même encore apercevoir d’anciens remparts. Sa plus jolie création: une maison de poupée couleur rose grandeur nature du nom de Wongburi. Un chef d’oeuvre d’architecture dont l’intérieur se visite pieds nus, comme souvent en Thaïlande du Nord.

Pour un repas hors des sentiers battus: direction le Nightmarket, le rituel préféré des locaux. Soupe de nouilles, pad thai, crêpe à la vanille et au porc séché (!). Un vrai festin.

Où dormir à Phrae

HUERN NA NA BOUTIQUE HOTEL
Un hôtel premium avec une jolie piscine.
Son restaurant est absolument recommandable

Que faire aux alentours de Phrae

Tie-and-dye au Banmatjai café

Si l’on veut mettre sa créativité à contribution, direction Baan Thung Hong pour un atelier tie-and-dye. On s’arrête dans un adorable café de bord de route du nom de Banmatjai (alerte Instagram Spot). Nous sommes accueillis par une joyeuse équipe de femmes qui semblent absolument ravies de partager leur savoir-faire. Elles nous expliquent rapidement le processus de création de la couleur indigo. Puis, à nous de jouer ! Nous choisissons notre motif préféré, enfilons nos gants, et trempons le foulard dans trois bassines aux teintes bien distinctes. Et voilà ! Mon foulard tie-and-dye 100% artisanal est terminé. Avant de partir, nous siroterons un café fait maison un peu trop sucré. Néanmoins, le cadre est si apaisant qu’il mérite qu’on s’y attarde un peu…

thailande authentique tie and dye

Rituel de bénédiction au Wat Phra That Cho Hae

Pour une activité plus traditionnelle, direction le temple de Wat Phra That Cho Hae, l’un des principaux sites religieux de Phrae. Le rituel de bénédiction consiste à créer la représentation de son « ange », c’est-à-dire un alter ego en papier où l’on y ajoutera les informations suivantes: Nom + prénom, signe astrologique chinois et nationalité. Par la suite, nous offrons l’ange au moine, en échange d’une bénédiction. Le rituel est un moment très touchant et les prières en sanskrit nous apaisent immédiatement.


Province de Nan – 3ème étape en Thaïlande du Nord

Le point fort de la province de Nan réside dans sa proximité avec Le Laos, c’est pourquoi de nombreuses ethnies ont élu domicile dans cette région. Les Thai Lue, ethnie originaire de Chine, se distinguent par leur indépendance du reste de la population. Ils vivent principalement de la culture du riz et de la fabrication artisanale de vêtements aux motifs typiques de leur tribu. Ces derniers requièrent un savoir-faire particulier et j’ai eu l’opportunité de m’imprégner de l’ambiance paisible de cette petite communauté lors d’une visite du village de Baan Get. J’ai également appris la technique du tissage artisanal lors d’un petit atelier organisé au pied-levé par les femmes Thai Lue.

Province de Nan

Où dormir et manger à Nan

NAN BOUTIQUE HOTEL
Simple et tranquille, Nan boutique hotel est l’endroit idéal pour se
reposer après une longue journée.
Obligation de tester le restaurant gastronomique situé en face du
portail principal, de l’autre côté de la route (Huern Phu Kha)

Chiang Rai

Chiang Rai est une ville à part entière qui a décidé de tout miser sur l’architecture fantastique et l’art pour se démarquer de sa grande concurrente: Chiang Mai.

Son dynamisme et son envie de mettre en avant des artistes locaux m’ont beaucoup plu, c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de dédier un article de blog complet à cette ville fascinante.

Vous retrouverez prochainement le lien dans cet article.


Le Triangle d’Or – Dernière étape en Thaïlande du Nord

Pour une expérience à la croisée des mondes, il faut rouler jusqu’à Chiang Sean, à l’extrémité nord-est de la Thaïlande. Ici il y a quelques temples bien sûr, un gros bouddha, et plusieurs cars de curieux. Mais l’attraction principale c’est le triangle d’or, le lieu où Thaïlande, Birmanie et Laos se croisent et se chevauchent. Pour vivre l’expérience à son maximum, il faut embarquer sur une longue péniche pour une croisière sur le fleuve. Malgré la proximité, les paysages sont étonnement différents. Cependant, nul besoin de s’arrêter de l’autre côté de la berge, au Laos, l’outlet de contre-façons à moitié abandonné fait peine à voir… Mieux vaut profiter de l’atmosphère si spéciale et du coucher du soleil qui verse ses derniers rayons sur le Mékong.

Triangle d'or Thailande
Golden triangle Mekong
Golden triangle Mekong
Golden triangle Mekong

Un grand merci à Amazing Thailand & Thai Airways pour ce superbe séjour à la découverte des merveilles du Nord de la Thaïlande. Mention spéciale à notre guide Nan qui a émerveillé nos journées par sa bonne humeur contagieuse.

Club Med Gregolimano vue golf d'Eubée Olea Lounge

On The Beach Festival – Semaine musicale au Club Med

Le mois de juin. Le calme avant la tempête. L’entre-saison idéal pour tester un tout nouveau concept en lien avec la stratégie actuelle du Club Med, celle de rajeunir sa clientèle et de proposer des expériences toujours plus exclusives.

Retour à Gregolimano

C’est en étroite collaboration avec Premier Amour, producteur et organisateur du festival Cabourg Mon Amour, célébré tous les ans depuis 2012 en Normandie, que Club Med organisa en un temps record On The Beach Festival. Et pour cette première édition, l’expert en vacances tout compris choisit le cadre enchanteur du site de Gregolimano, un resort 4 tridents niché sur la presqu’île d’Eubée en Grèce, que j’avais déjà eu la chance d’expérimenter l’année dernière – l’article est à retrouver ci-dessous.

Le décor planté, Club Med annonça la programmation. 4 jours. Une sélection de 12 artistes français. 4 scènes à la configuration unique. Et de mon côté, j’étais impatiente à l’idée de participer pour la première fois de ma vie à l’intégralité d’un festival…


On The Beach Festival

Ma culture musicale se résumant pratiquement au néant, l’unique artiste prévu au programme qui m’était familier s’avéra être Polo & Pan, dont le tube « Canopée » figure sur ma playlist depuis 2018 (chanson qui m’avait probablement été recommandée par l’algorithme ultra performant de Spotify…). Révision oblige, je téléchargeai quelques jours avant la playlist du festival afin de paraître un peu moins ignorante lors de l’inévitable « et toi tu connais qui? ». Conclusion: la semaine s’annonçait électrique et riche en découvertes.

Yuma Guma lança les festivités sur la scène de La Piscine, l’endroit idéal pour rassembler vacanciers et fans de musique qui firent le déplacement. Le trio brouille les pistes et mélange les genres. Disco, électronique, acid house, une belle mise en bouche pour entamer ce marathon musical.

C’est Napkey qui inaugura la scène du Cap la deuxième journée. Un lieu où le coucher du soleil flirte avec l’eau turquoise du golfe d’Eubée. L’endroit idéal pour se laisser transporter par les sons rétro-futuristes de ce couple d’artistes venu de l’espace, ou presque. C’est lunaire et complètement décalé. Un vrai coup de coeur. Et puis Alice et Moi enflamma la plage de ses tubes chantants aux paroles bon enfant. Une boule d’énergie que le public apprécia énormément.

Redécouvrir le Club

L’année passée j’avais testé le ski nautique, le tennis handicap et j’avais découvert le merveilleux site des Météores lors d’une excursion mémorable. Cette fois-ci, j’ai décidé de profiter du cadre fantastique de Gregolimano et des activités sportives quotidiennes. Qu’on se le dise, c’est surtout pour cela qu’on aime le Club Med! Je me suis donc remise au tennis après pratiquement une année hors des courts, j’ai participé à une session de renforcement musculaire à l’ombre des pins et à un cours d’aquagym. Le site de Gregolimano est également le point de départ idéal pour explorer des terres d’histoire et de mythologie: une balade en bateau, une escale dans le petit village de Saint Georges pour déguster de délicieuses anchois grillées (ça passe même à 10h le matin…), se rafraîchir dans les petites criques de l’île sauvage et préservée de Monolia.

Autre nouveauté cette année, l’ouverture du restaurante gastronomique Olea Lounge, avec pour toile de fond les eaux tranquilles de la Méditerranée. Située à deux pas de ma chambre, j’ai fait de cette terrasse suspendue mon home office matinal durant tout le séjour. Un vrai havre de paix pour épicuriens.

Macadam Crocodile… et Polo & Pan

Mercredi soir. Dernière journée du festival. Le soleil disparaît derrière les montagnes tandis que Macadam Crocodile électrise le public de ses rythmes nostalgiques. On retient son souffle. Le groupe enchaîne les morceaux. Ils sont presque en transe. Une courte promenade dans la pinède avant d’enchaîner avec l’ultime performance. Et Canopée résonne encore sur le teck de La Piscine…

Prenzlauerberg berlin

Boa Lingua, Berlin, l’allemand et moi

Bienvenue à GLS Berlin

Le chauffeur de l’école GLS organisé par Boa Lingua m’attend à l’aéroport. Il m’accueille chaleureusement en articulant consciencieusement son allemand berlinois. Je bredouille quelques mots à la hâte. Il semble satisfait par mon vocabulaire à la limite du médiocre. Mes 10 ans de cours me semblent loin, très loin…

GLS Berlin sprachschule

Samedi soir à Prenzlauerberg, il pleut. J’arrive devant les portes de l’école de langue qui m’accueillera durant une semaine. A la réception, tout le monde semble attendre mon arrivée. Fatiguée, on m’accompagne rapidement dans mon appartement sur le campus. Un studio très convenable où je me sens déjà chez moi.

Un peu de nostalgie…

Je suis de retour. Mon 7ème séjour linguistique. Cette fois-ci je suis partie avec Boa Lingua, une agence suisse spécialisée dans les séjours linguistiques. J’avais à coeur de partager mes précédentes expériences sur les réseaux sociaux, et je repense avec beaucoup de nostalgie aux émotions, aux rencontres, aux larmes et aux nombreux petits bonheurs: mon premier séjour à 14 ans (deux semaines en Allemagne près de Ulm avec ma soeur Eve), l’été de mes 16 ans à Munich et rebelote l’année d’après, un long séjour d’un mois à Cambridge pour mes 18 ans, trois mois à Madrid (cette ville, déjà) à 19 ans et puis six mois à Baltimore aux USA pour améliorer l’anglais de mes 21 ans.

Impossible de résumer en quelques mots ces nombreuses expériences mais je dois à chacune d’entre elle une petite partie de l’adulte que je suis devenue. Sortir de ma zone de confort si jeune fut la clé de mon émancipation mais ce fut douloureux. L’inconnu est toujours douloureux.

Freizeit program gls berlin

Retour sur les bancs d’école

Je me réveille le lundi matin la boule au ventre. Merde. Je pensais qu’à 29 ans j’avais enfin réussi à apprivoiser mes angoisses. Je relis rapidement les consignes du premier jour et attends patiemment mon tour dans la salle où toutes les nouvelles têtes se scrutent. Je m’assois inconsciemment à côté d’une autre romande. On parle discrètement en français. Elle semble un peu stressée par le test de langue qui nous attend au tournant, celui qui déterminera notre classe et notre niveau.

« Morgane Schaller » !

Mon nom est le premier à être appelé. Il y a quelques années j’aurais viré cramoisi. Niveau conversation je m’en sors pas trop mal. Je baragouine un allemand approximatif en faisant très attention à ne jamais prononcer clairement mes fins de mots. Sur un malentendu il pourrait croire que j’ai totalement assimilé les principes du datif et de l’accusatif. Il semble convaincu. Verdict: B2. Un soulagement pour mon ego et pour moi.

Nouvelles amitiés

Nous serons deux à commencer le même jour. Ma binôme s’appelle Snezhana et elle vient de Rostov-sur-le-Don en Russie. Avec elle, c’est sûr, je ferai des progrès, son vocabulaire est aussi complet qu’un dictionnaire et elle a mémorisé pratiquement tous les déterminants de chaque mot sur le bout des doigts. Un vrai miracle. On se présente vite fait et nous voilà déjà parfaitement intégrées dans cette petite classe qui ne compte que dix élèves, l’idéal pour faire des progrès rapidement. Les cours se terminent à midi et nous décidons avec Snezhana de partir nous promener en ville. C’est la première fois qu’elle voyage seule, sans son mari resté en Russie. Professeure d’école enfantine, elle a toujours rêvé de découvrir Berlin et a prévu d’y rester un mois.

J’attendais avec impatience le programme de la semaine organisé par l’école. Mauvaise élève, je ne participerai pas le premier soir au traditionnel Stammtisch du lundi, le rendez-vous incontournable de toute bonne nouvelle recrue (une beuverie bon enfant avec un verre de bienvenue offert par l’école). J’avais tout de même prévu de tester l’excursion du mercredi, une balade guidée dans Schöneberg, le quartier où John F. Kennedy prononça la fameuse phrase « Ich bin ein Berliner ». Le tour se révéla être une excellente opportunité de découvrir une partie de Berlin qui m’était encore méconnue et l’occasion de faire connaissance avec des élèves de différents niveaux. Le soir-même, j’emmenai quelques motivés à l’Imbiss W de Prenzlauerberg (une des meilleures adresses du quartier) pour un get-together totalement improvisé où j’ai passé ma soirée à convaincre des 2000’s kids que j’avais 10 ans de plus qu’eux pour finalement accepter la dure réalité: j’en parais 21. Mais qui s’en plaindrait?

Une bonne ambiance avant tout !

Deuxième jour: coup de tonnerre. Notre prof bien aimée de la matinée étant malade, elle est remplacée au pied levé par Patrick, alias Deutschbrot, un professeur à la technique d’enseignement aussi musclée que Popeye qui traumatisa pendant une bonne demi-heure la plupart des élèves présents ce jour-là (moi y compris). Grâce à Patrick, nous avons appris quoi répondre chaque matin à la question « Was gibt es neues im Universum », à parler de se taille de chaussure et du shampoing que l’on utilise sans rougir, et à apprendre les paroles de la chanson populaire (un brin, je dis bien un brin désuète) « Eins und Eins das macht Zwei » de Hildegard Knef. Bref, tout un programme. Entre Snezhana qui l’adulait et Danaé qui le redoutait, il n’a pas laissé la classe indifférente et a surtout provoqué de nombreux fous rires tout au long de la semaine. Honnêtement, 7 jours c’est un peu court pour améliorer une langue, mais j’ai tout de même été agréablement surprise par l’efficacité de la méthode d’enseignement de GLS Berlin. Preuve significative de mon engouement pour la langue de Goethe et récompense absolue: j’ai reçu une mention « excellente » au dernier test écrit en fin de semaine. Comme quoi, tout est possible.

Comme je l’appréhendais, je m’attachai beaucoup trop vite à cette petite routine berlinoise et c’est le coeur gros et remplis d’émotions que je pris congé de ma classe. 15 ans après mon premier séjour linguistique, l’expérience vécue fut aussi riche et intense que ma toute première aventure à l’étranger. Maintenant j’en suis convaincue, il n’y pas d’âge pour apprendre et améliorer une langue et j’ai déjà pour projet de repartir bientôt, pour en apprendre une nouvelle cette fois-ci.

Remerciements

Un grand merci à Boa Lingua pour m’avoir donné l’opportunité de me replonger à nouveau dans l’univers unique des écoles de langues. Grâce à leur professionnalisme et leur support au quotidien, mon séjour s’est parfaitement déroulé. Mention spéciale à Sabrina Vuillemenot de l’agence Boa Lingua Genève qui sait transmettre sa passion pour les voyages et les séjours linguistiques, et qui prépara ce court voyage de manière optimale et joviale.


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bayerisherplatz berlin black and white
Schoeneberg Berlin black and white
Vik Muniz Ruinart collaboration shared roots

Les racines du Carioca: quand Vik Muniz réinterprète Ruinart

Quelques semaines avant de partir au Brésil, Ruinart m’a offert la plus belle des mises en bouche: rencontrer l’artiste contemporain et natif de Sao Paulo Vik Muniz lors d’une soirée dégustation à Reims. Récit d’une rencontre et retour sur LA collaboration artistique de l’année.

Vik Muniz Ruinart reims shared roots

Il s’assoit à la table ronde très à l’aise, son sourire réchauffant les journalistes du monde entier installés dans un atelier de production de la Maison Ruinart. Vik Muniz est une superstar au Brésil et reconnu mondialement pour ses oeuvres où recyclage et photographie vont de pair.

Comme chaque année, le champagne Ruinart s’octroie les services d’un artiste de renom pour réinterpréter les valeurs de sa Maison. En 2018, c’est Liu Bolin, l’artiste chinois, qui créa pour la marque une série de photographies camouflant l’humain à l’intérieur de chacune d’elle. Un symbole fort et représentatif du travail des « petites mains », celles qui permettent à Ruinart de se positionner chaque année comme boisson de prestige et qualité.

Mon article sur la collaboration Ruinart x Liu Bolin: https://morganeschaller.com/2018/03/24/ruinart-rvle-linvisible/

Vik Muniz prend la parole, trahissant cette joie de vivre propre à la culture brésilienne. Il évoque brièvement son parcours. Né dans une famille extrêmement modeste, il s’intéressa très vite aux matériaux et à l’expression visuelle qu’il peut créer en jouant avec ces derniers. En 2010, il est protagoniste du documentaire « Waste Land » qui retrace son projet artistique mettant en scène des déchets provenant de la plus grande décharge de monde, celle de Rio de Janeiro.

vik muniz shared roots

Pour Ruinart, il décida de retravailler le terroir, lui donner à la fois une dimension métaphysique et métaphorique. Il choisit donc de repenser la symbolique de la racine et d’intégrer les fondamentaux de la cèpe de vigne à son univers artistique. Comme à son habitude, il utilisa les matériaux laissés de côté lors du processus de production du champagne pour leur redonner vie subtilement. Des feuilles de vigne de toutes les couleurs pour recréer une feuille géante du cépage Chardonney, des morceaux de bois noircis dessinant des pieds de vigne, ou ces mains puissantes tenant un cep, symbole du lien indéfectible de l’homme avec la nature.

Vik Muniz Chardonney leaf shared roots

Mais pour Vik Muniz, l’art va au-delà du simple processus de création. L’expérience émotionnelle liée au développement et à la réalisation de ses oeuvres est au coeur de sa démarche artistique. Il évoquera avec beaucoup de sentiments les souvenirs, images, odeurs liés à chacune des matières qu’il façonne ou transforme. La terre de des vignobles Ruinart, ses racines brésiliennes, un lever de soleil sur Rio de Janeiro accompagné de petites bulles… Peut-être est-ce le fait d’expérimenter quelque chose de nouveau et de toucher à un métier méconnu qui lui donne cette inspiration hors du commun? Il l’avoue, repousser ses limites et goûter à l’inconnu a quelque chose de profondément épanouissant et ce challenge fut pour lui une magnifique aventure, tant sur le plan humain que créatif.

Pour clore cette journée, une épopée gastronomique préparée par le chef étoilé David Toutain nous attend. Des racines, toujours, et ce pétillant Blanc de Blanc 2007 aux notes fumées. On regrettera presque qu’il ne soit servi qu’à la fin.

Plus d’informations sur cette collaboration: Ruinart x Vik Muniz

Vik Muniz ruinart shared roots
porto tram mode morgane schaller voyage surprise

J’ai testé le voyage surprise !

Découvrir sa destination à l’aéroport, recevoir quelques jours avant des petits indices bien pensés via l’application, déléguer le choix de l’hôtel et l’organisation d’une activité pendant le séjour… voici le concept proposé par l’agence travelise.ch, leader des voyages surprises en Suisse et créateurs d’experiences inoubliables. Attention, ascenseur émotionnel assuré !


Porto vue rooftop portugal voyage bon plan

Ne pas connaître sa destination a quelque chose de très frustrant. J’ai toujours adoré préparer mes prochaines aventures… acheter un guide de voyage, dénicher des endroits charmants via Instagram et Pinterest, lire des récits et articles de blog inspirants. La liste est longue. Le voyage, de mon côté, a toujours été vécu aussi bien avant, que pendant. La surprise de la destination c’est finalement accepter de lâcher prise et de vivre le moment présent. Et ça, ça fait du bien !

Préparation du voyage surprise

Une surprise ne serait parfaite sans un minimum de préparation. Au moment de réserver son voyage, l’équipe travelise.ch vous demandera si vous choisissez d’orienter votre voyage au nord ou au sud de l’Europe, et si vous souhaitez mettre de côté certaines destinations récemment visitées. Vous pouvez également choisir le type de transport que vous souhaitez privilégier (avion, train, voiture), la catégorie de l’hôtel, les dates ou bien ne rien sélectionner si vous préférez vous laisser surprendre de A à Z. Avec Valentine, nous avons joué la carte de la surprise totale, mais avec la contrainte d’une « black list » d’une quinzaine de villes visitées récemment. . Un conseil: faites confiance à l’équipe ! C’est leur métier de vous faire plaisir et ils n’hésiteront pas à mettre les petits plats dans les grands pour mettre en place un séjour qui vous ressemble.

Premier indice: la météo

Quelques jours avant le départ, un indice crucial vous sera révélé via l’application: la météo, histoire de ne pas devoir refaire sa garde-robe dès son arrivée. L’infatigable curieuse que je suis n’a pas pu s’empêcher de prendre la température en Europe pour avoir une petite idée avant l’heure de la destination… A éviter, bien évidemment, si vous voulez garder la surprise intacte avant la départ (j’avoue, je l’avais grillée :O).

Jour J: la révélation

La pression monte. C’est le jour du départ. L’heure plus ou moins exacte du vol est connue. La destination sera révélée à l’arrivée à l’aéroport. Là honnêtement, même si vous avez tenté de découvrir le lieu du séjour grâce aux quelques informations mises à disposition, impossible de ne pas ressentir un semblant d’excitation ! Ce jour-là nous sommes parties à Porto avec un grand sourire et impatientes de découvrir la ville.

Le choix de l’hébergement

Lors d’un voyage, la partie que je préfère organiser c’est l’hébergement. Très exigeante, je prends énormément de temps pour sélectionner un endroit souvent charmant au service irréprochable. J’avais donc un peu d’appréhension avant de découvrir l’endroit choisi par l’agence… et bonne surprise, le choix de l’hôtel était excellent. Design et confortable, un peu en dehors du centre-ville touristique mais très bien placé, une terrasse avec une magnifique vue sur Porto. Bref, un 10/10 bien mérité.

hôtel Toral Avant-garde porto terrasse
Hôtel Torel Avantgarde à Porto

L’excursion

L’excursion surprise est une option que l’on peut ajouter ou laisser de côté avant de réserver son voyage sur Travelise. Celle-ci sera révélée au début du séjour, lorsque la destination sera connue. L’équipe s’était bien renseignée sur nos affinités (notre penchant complètement assumé pour la bonne bouffe et le vin n’ont visiblement pas passé inaperçu…) et une visite de la vallée du Douro fut logiquement rajoutée au programme. Malgré le temps pluvieux, nous avons adoré cette activité qui nous permit de découvrir des lieux insolites, de déguster les vins de petits producteurs de la région et d’admirer les fabuleux paysages lors d’une courte croisière. High five pour la guide qui nous accompagna tout au long de la journée et avec qui nous avons vraiment sympathisé.

Rapport qualité-prix

Certes, un séjour surprise n’est pas bon marché (il faut compter minimum CHF 695.- par personne pour un séjour standard de 3 nuits), mais l’expérience est UNIQUE ! L’efficacité de l’application, la qualité de l’hébergement, l’originalité de l’excursion et la disponibilité de l’équipe Travelise lors du voyage m’ont vraiment convaincue. J’ai également beaucoup apprécié le « carnet d’adresses » mis à disposition sur l’application qui propose de bons plans restos et autres.

Le voyage surprise est une expérience que je conseille absolument et pensez à l’offrir sous forme de bons cadeaux pour vos prochaines fêtes !

Plus d’infos: https://travelise.ch/


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Rio Flamengo beach dove campagne

La beauté dans tous ses états

Hier je me promenais sur la plage de Flamengo. Première journée à Rio de Janeiro. Les cheveux au vent. Des boucles sauvages gonflées par l’air salé et le visage souriant, vierge de tout artifice. Ça fait longtemps que j’ai abandonné fond de teint, ombre à paupière et khôl pour les yeux, trois artifices qui faisaient partie de mon quotidien il y a encore quelques années. Quand je revois mes photos de vacances d’il y a 10 ans, je ressens encore la pression du paraître. « Ma peau n’est pas assez parfaite ». « Mes yeux ne ressortent pas assez ». « Sans maquillage j’ai l’air fatiguée ». En moins d’une petite décennie, mon regard sur mon corps et mon visage a tellement évolué que je regrette presque de ne pas avoir eu cette lucidité durant mon adolescence et le tout début de ma vie d’adulte.

flamengo beach rio de janeiro beauty black and white

Peut-être était-ce un mal nécessaire, un sacrifice salvateur? Ou bien simplement un passage obligé, l’une de ces épreuves dont chaque femme a besoin pour prendre conscience que la vraie beauté est simple, naturelle et joyeuse?

Je réfute l’idée simpliste que la vraie beauté se trouve uniquement à l’intérieur de chacun. Le sourire, les yeux qui pétillent, les émotions qui transfigurent… c’est la poésie d’un tout qui fait de nous un être beau, réel et lumineux. J’ai beaucoup réfléchi ces derniers temps à la signification de cette phrase « les yeux sont le miroir de l’âme », et plus j’évolue dans mon métier, plus j’adhère à l’idée que la vraie personnalité de chacun transparaît à travers un regard, d’où l’importance, même à l’heure des rencontres virtuelles, de privilégier ces rapports humains et vrais.

Mais au-delà de l’aspect physique, c’est une autre dimension, bien plus complexe, qui a influencé positivement mon regard sur la beauté: l’estime et la confiance de soi. Deux éléments clé, fragiles et sensibles, et pourtant si nécessaires à l’épanouissement personnel. Les réseaux sociaux impactant forcément l’image que l’on a de soi – à moi aussi il m’arrive encore de me remettre en question – il est bon de rappeler que la vie, la vraie, est bien plus belle imparfaite.

Je ne compte plus le nombre de fois qu’il m’est arrivé de rencontrer influençeurs/bloggers, que je suivais depuis de nombreuses années, presque méconnaissables dans la vraie vie car leurs photos beaucoup trop retouchées n’étaient pas du tout en adéquation avec leur physique. Quelle déception !


Certaines marques ont bien compris que la beauté au naturel de chacun, sous toutes ses formes, ainsi que l’estime de soi, doivent être valorisées et mises en avant dans leur stratégie de communication. C’est le cas de la marque Dove, qui depuis plusieurs années, organise ses campagnes publicitaires autour de la beauté brute. Cette année, les ambassadrices furent sélectionnées uniquement pour leur histoire personnelle. Aucune information au sujet de leur mensuration, poids ou aspect physique ne fut divulgué avant le shooting. Le témoignage de quelques unes de ces femmes est disponible via le lien suivant: Real Beauty Runs Deeper

Le dernier numéro du magazine Flow, l’une des mes publications favorites, consacre deux articles au sujet de la beauté et l’estime de soi. Christophe André, un célèbre psychiatre et psychothérapeute français en parle notamment dans les trois pages d’interview qui lui sont dédiées dans cette même parution: « les réseaux sociaux provoquent une inflation du jugement et une critique négative peut détruire: notre cerveau prend tout au sérieux et ce rejet est aussi douloureux qu’en vrai ». Il explique également participer à un autre programme proposé par la marque Dove, plus discret que sa campagne valorisant des « ambassadrices naturelles », qui aspire à « apprendre à ces jeunes à se regarder avec bienveillance, à les aider à libérer leur parole sur leur souffrance » à travers des kits pédagogiques proposés aux enseignants. Plus d’informations: le projet Dove pour l’estime de soi.

Je suis convaincue que le bonheur est indissociable à la beauté. Et vice-versa. Si l’on passait plus de temps à réaliser ses envies et ses rêves plutôt que d’ajouter des artifices pour s’approcher d’une réalité qui ne nous ressemble pas, alors notre sourire refléterait une version de nous plus vraie, plus sincère et plus belle. La seule qui en vaille vraiment la peine.

Flamengo beach rio de janeiro black and white brazil
palmier rio de janeiro flamengo
Glenmorangie Allta private edition

Glenmorangie Allta: Interview sans limite

Cette année encore, j’ai eu l’occasion de découvrir, en primeur, la Private Edition Glenmorangie lors d’une soirée virtual tasting 100% écossaise !

Mais le virtual tasting, c’est quoi? Cette question m’avait été posée l’année passée lors d’un événement similaire et comme j’ai eu la chance de revivre l’expérience, voici pour la petite explication: le virtual tasting consiste à participer à une séance de dégustation avec des experts du whisky Glenmorangie à travers des écrans interposés, dans le but de vivre cette expérience à Londres (là où les experts sont physiquement) et dans d’autres villes du monde. Un moment super convivial qui permet de profiter des connaissances ultra pointues en la matière du Dr Bill Lumsden, « Director of Distilling & Whisky creation », et de son acolyte Brendan Mccarron, « Head of Maturing Whisky Stocks ».

Glenmorangie Allta, qui signifie « sauvage » en gaélique écossais, rend hommage à un ingrédient clé du whisky: la levure, dont l’impact sur le goût a longtemps été mise de côté au profit d’autres aspects de la fabrication du whisky. Vous l’aurez compris, cette dernière Private Edition est destinée aux amateurs et pour vous en parler, j’ai préféré donner la parole à Salim, amoureux de ce savoir-faire, fondateur du site www.whiskyisthelimit.ch, et présent ce soir-là à Londres.


Interview – Whisky is the limit

Glenmorangie Allta marque le 10ème anniversaire de la Private Edition. Par quelle édition as-tu été le plus séduit ? 

Salim: J’ai eu la chance d’en goûter plusieurs et même si j’ai été séduit par la plupart des éditions, mon coeur balance entre ce nouvel Allta qui est diamétralement différent de ce que nous connaissons de Glenmorangie, et la seconde édition nommée Finealta, elle aussi différente par ses notes tourbées et fumées. 

En quoi cette dernière édition est-elle différente des précédentes ?

Pour comprendre sa différence, il faut préciser qu’un Single Malt whisky est techniquement une sorte de bière que l’on distille dans des alambics et qui est ensuite mise en tonneau pendant plusieurs années. Les trois ingrédients sont donc l’eau, le malt d’orge et la levure. Si la qualité et l’origine de ces ingrédients sont souvent passés sous silence au profit de la qualité et l’origine des tonneaux, cette édition met à l’honneur la levure. Elle a été sélectionnée dans les champs d’orge à proximité de la distillerie Glenmorangie. Cette édition est donc le symbole fort que le tonneau – malgré son impact indéniable – n’est pas le seul à créer la saveur du whisky.

Raconte-nous ta rencontre avec Bill Lumsden, le très charismatique « Director of Distilling & Whisky creation ».

J’ai eu le plaisir de le rencontrer lors de la soirée de lancement dans un cadre festif puis le lendemain pour une interview (à retrouver ici). J’ai découvert une personne charismatique, qui racontait des anecdotes toujours plus croustillantes à mesure que nous dégustions du Glenmorangie Allta et des cocktails (nooon ce n’est pas un crime les cocktails au whisky !).

Lors de l’interview, j’ai enfin pu entendre Dr. Bill dans son exercice favori: parler de whisky et de science. Ses connaissances semblent infinies et comme la plupart des écossais, il n’a pas sa langue dans sa poche.  

Je tiens à préciser que j’ai également eu la chance de rencontrer Brendan McCarron, très présent sur Instagram. Si ce dernier est « sous l’aile » de Bill Lumsden, il n’en reste pas moins que leurs avis divergent parfois, ce qui rend l’interview beaucoup plus intéressant. 

En quoi Glenmorangie se différencie-t-elle de ses concurrents? 

Sur le plan gustatif, un terme récurrent permet de définir Glenmorangie : l’élégance. S’agissant plus d’un concept, d’une texture que d’un arôme en particulier, il faut le boire pour le croire. Cette élégance n’est nullement due au hasard. C’est le résultat d’une distillation dans les alambics les plus haut d’Ecosse. Souvent comparés au cou d’une girafe, ces alambics permettent un degré de pureté du distillat reconnaissable dans la plupart des expressions de Glenmorangie. 

En tant que passionné de whisky, tu connais déjà beaucoup de choses à ce sujet.. mais qu’as-tu appris de nouveau lors de ce voyage à Londres ? 

Le whisky est un univers qui balance entre innovation et tradition. Le marché étant en pleine expansion, les créateurs comme Bill Lumsden et Brendan McCarron sont constamment à la recherche de nouvelles idées mais la loi ecossaise en matière de whisky n’autorise pas tout. Il a été intéressant pour moi de découvrir que Glenmorangie a mandaté un archiviste – Iain Russell – pour dénicher des « précédents ». S’il peut prouver que certaines pratiques ont déjà été faites par le passé alors il est possible d’à nouveau explorer ces méthodes. En conclusion, innovation et tradition ne sont pas antonymes mais plutôt étroitement liés. 

Quels sont les éléments indispensables pour apprécier un verre de whisky ?

Je dirais que le goût n’est qu’une étape. Il faut considérer la dégustation comme une expérience multi-sensorielle. En commençant par les yeux: observer la robe, sa couleur, sa texture. Viennent ensuite les senteurs. Les apprécier délicatement et longuement. C’est à cette étape que l’on pourra déjà juger de la complexité d’un whisky. Comme en amour, s’il se révèle trop vite l’intérêt retombe. Il faut prendre le temps de sentir les différentes couches. Enfin, on mérite d’y tremper ses lèvres par petite gorgée pour ni se brûler ni se précipiter, puis laisser le whisky quelques secondes en bouche pour le laisser s’épanouir. La dégustation se termine quand les dernières vapeurs de whisky disparaissent du palais, alors une goût reste en bouche qui réserve aussi son lot de surprises, c’est ce qu’on appelle le « finish ». 

Et comme je le dis souvent lors de mes whisky tastings: le meilleur whisky est celui que l’on partage !

Quel est selon toi le whisky le plus féminin de la collection Glenmorangie et pourquoi?

Selon moi la féminité à mille visages et j’ai la chance de connaître des femmes qui aiment des whisky légers comme des tourbés bien trempés. Il n’en reste pas moins que la marque Glenmorangie, par son élégance, a su convaincre son public féminin. En tête de proue je citerais le Glenmorangie Nectar d’Or. Il a été vieilli en partie dans des fûts ayant contenu du Sauternes. Son bouquet sur les agrumes et les épices suivi de sa bouche soyeuse et épicée, chauffant légèrement le palais, fini par s’adoucir et termine sur le citron et le miel.  

Un petit mot au sujet de ton site www.whiskyisthelimit.ch et quels services proposes-tu?

Mon projet Whisky Is The Limit a démarré il y a un peu plus de 2 ans sur Instagram. Un an plus tard est née ma société. Je vends sur mon site des whisky classiques et de collection. J’organise des dégustations et je viens de fonder mon Club pour qui je fournirai des whisky exclusifs provenant de tonneaux que j’aurai moi-même sélectionné en Écosse. Ma mission est de démocratiser ce produit qui véhicule une image de luxe à laquelle je souhaite ajouter celle de l’amitié, du plaisir et du partage. Les néophytes et amateurs peuvent me retrouver sur Instagram @whiskyisthelimit.

Les meilleurs moment de la soirée sont à retrouver dans la vidéo ci-dessous !


Paradies hotel ftan suisse engadine morgane schaller

Un paradis en Basse-Engadine

La neige à perte de vue, les montagnes, le soleil qui éblouit. Il faut beaucoup de patience pour arriver en Basse-Engadine, mais le voyage en vaut la peine. En février, quelques jours avant mon 29ème anniversaire, j’ai séjourné pour la première fois dans cette région du canton des Grisons. A chaque fois que je découvre des nouvelles curiosités Made in Switzerland, le constat est le même: Quelle diversité ! Que ce soit au niveau architectural, linguistique, culinaire ou même culturel, les singularités de mon pays m’interpellent et me séduisent toujours. L’hôtel Paradies, dans lequel j’ai séjourné durant 2 nuits, ne fit pas exception à la règle…

Ftan est un petit village de 500 habitants: quelques pistes de ski de fond, un charmant clocher et un hôtel qui se démarque, tant il se confond avec le paysage. A notre arrivée, le personnel termine de ranger la décoration du mariage qui avait lieu dans l’hôtel un jour auparavant. Le cadre parfait pour s’unir et en bonus: la nature pour témoin.

Le thé fut servi sur la terrasse. Impossible de ne pas s’extasier devant le paysage qui s’offre à nous. Grandiose. Les chambres, elles aussi, ont une vue imprenable sur les montagnes et la vallée. Des jumelles d’approche sont même à notre disposition afin de satisfaire notre curiosité et pour regarder d’un peu plus près cette impressionnante nature.

Le temps de prendre possession de nos quartiers (un mini appartement pour moi toute seule avec un séjour, un dressing et une cheminée), et nous filons rencontrer la directrice de l’hôtel pour une présentation de l’établissement.


Un Club de privilégiés

Confronté aux challenges saisonniers récurrents liés à l’hôtellerie de montagne, l’établissement prit le risque en 2018 de se convertir en club privé, où seuls les membres ont le privilège d’y séjourner. Ce système est unique en Suisse et permet à l’hôtel d’anticiper les nuitées et d’offrir un excellent service « all inclusive » à ses clients, qui propose par exemple:

  • 3 repas par jours préparés par le chef et toutes les boissons inclues
  • Utilisation illimitée du spa
  • Possibilité de louer e-bikes et vélos en été
  • Profiter des services d’un prof de ski et/ou d’un guide de montagne en hiver
  • Un shuttle privé à disposition
  • Etc.

Une prise de risque payante, qui a déjà séduit une jolie clientèle! Toutes les informations au sujet du Club Il Paradis se trouvent ici: Q&A Club

Hotel Paradies Ftan chambre vue


Un mot sur la gastronomie

J’ai déjà eu la chance de séjourner dans de nombreux hôtels mais peu d’entre eux arrivent à la hauteur de la qualité gastronomique proposée par l’hôtel Paradies. L’établissement travaille en étroite collaboration avec de nombreux producteurs de la région et tous les produits utilisés dans l’élaboration des plats sont locaux. Pas une seule fausse note durant tout le séjour ! Nous avons également eu la chance de rencontrer Ludwig Hatecke, boucher superstar des Grisons, fournisseur officiel en viande de l’établissement et propriétaire de plusieurs boutiques à Scuol, St Moritz et Zürich. Le restaurant Cucagna Alpina est ouvert à tous.

Hotel Paradies Ftan petit-déjeuner
Hotel Paradies Ftan petit-déjeuner
Hotel Paradies Ftan homemade gin
Hatecke Scuol Engadine boutique

Idées activités hivernales

En dehors du ski et du ski de fond, la Basse-Engadine propose un panel d’activités impressionnant. Retour sur quelques curiosités testées et approuvées:

  • Visiter Scuol: A quelques minutes de Ftan (le village auquel l’hôtel est rattaché) se trouve la commune de Scuol. On peut y admirer les façades décorées typiques de la région et surtout boire de l’eau minérale directement depuis la fontaine de la Place du Büglgrond. La ville est renommée pour ses bain thermaux qui datent de l’époque romaine. Mon coup de coeur: admirer la vue depuis le pont de Gurlaina au style très « Belle-Epoque ».
Scuol Engadine Suisse église
  • Promenade en raquettes: La balade dure quelques heures, mais attention, l’ascension est longue et sportive. Respirer l’air frais de la montagne, observer les traces d’animaux dans la neige, admirer le panorama… et tout cela avec un guide passionné ! Un beau moment de simplicité et une autre manière de visiter la région. Possibilité de réserver cette sortie en raquettes via ce website: Outdoor Engadin
  • Profiter des bains nordiques de l’hôtel: Après une journée sportive dans la neige, rien de mieux que de se détendre dans l’eau chaude des bains nordiques. Chauffés au feu de bois et parfaitement installés sur le toit de l’hôtel, ces bains à l’allure d’une grosse marmite sont idéals pour un moment de relaxation, avec vue !

Plus d’infos sur le site internet: Hotel Paradies

Hotel Paradies Ftan grisons Suisse

Un grand merci à mon partenaire Maserati pour le prêt du modèle Levante 350 PS: le SUV le plus comfortable et la voiture idéale pour se rendre dans cette contrée éloignée !

Plus de renseignements: Maserati Levante