Vik Muniz Ruinart collaboration shared roots

Les racines du Carioca: quand Vik Muniz réinterprète Ruinart

Quelques semaines avant de partir au Brésil, Ruinart m’a offert la plus belle des mises en bouche: rencontrer l’artiste contemporain et natif de Sao Paulo Vik Muniz lors d’une soirée dégustation à Reims. Récit d’une rencontre et retour sur LA collaboration artistique de l’année.

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Il s’assoit à la table ronde très à l’aise, son sourire réchauffant les journalistes du monde entier installés dans un atelier de production de la Maison Ruinart. Vik Muniz est une superstar au Brésil et reconnu mondialement pour ses oeuvres où recyclage et photographie vont de pair.

Comme chaque année, le champagne Ruinart s’octroie les services d’un artiste de renom pour réinterpréter les valeurs de sa Maison. En 2018, c’est Liu Bolin, l’artiste chinois, qui créa pour la marque une série de photographies camouflant l’humain à l’intérieur de chacune d’elle. Un symbole fort et représentatif du travail des « petites mains », celles qui permettent à Ruinart de se positionner chaque année comme boisson de prestige et qualité.

Mon article sur la collaboration Ruinart x Liu Bolin: https://morganeschaller.com/2018/03/24/ruinart-rvle-linvisible/

Vik Muniz prend la parole, trahissant cette joie de vivre propre à la culture brésilienne. Il évoque brièvement son parcours. Né dans une famille extrêmement modeste, il s’intéressa très vite aux matériaux et à l’expression visuelle qu’il peut créer en jouant avec ces derniers. En 2010, il est protagoniste du documentaire « Waste Land » qui retrace son projet artistique mettant en scène des déchets provenant de la plus grande décharge de monde, celle de Rio de Janeiro.

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Pour Ruinart, il décida de retravailler le terroir, lui donner à la fois une dimension métaphysique et métaphorique. Il choisit donc de repenser la symbolique de la racine et d’intégrer les fondamentaux de la cèpe de vigne à son univers artistique. Comme à son habitude, il utilisa les matériaux laissés de côté lors du processus de production du champagne pour leur redonner vie subtilement. Des feuilles de vigne de toutes les couleurs pour recréer une feuille géante du cépage Chardonney, des morceaux de bois noircis dessinant des pieds de vigne, ou ces mains puissantes tenant un cep, symbole du lien indéfectible de l’homme avec la nature.

Vik Muniz Chardonney leaf shared roots

Mais pour Vik Muniz, l’art va au-delà du simple processus de création. L’expérience émotionnelle liée au développement et à la réalisation de ses oeuvres est au coeur de sa démarche artistique. Il évoquera avec beaucoup de sentiments les souvenirs, images, odeurs liés à chacune des matières qu’il façonne ou transforme. La terre de des vignobles Ruinart, ses racines brésiliennes, un lever de soleil sur Rio de Janeiro accompagné de petites bulles… Peut-être est-ce le fait d’expérimenter quelque chose de nouveau et de toucher à un métier méconnu qui lui donne cette inspiration hors du commun? Il l’avoue, repousser ses limites et goûter à l’inconnu a quelque chose de profondément épanouissant et ce challenge fut pour lui une magnifique aventure, tant sur le plan humain que créatif.

Pour clore cette journée, une épopée gastronomique préparée par le chef étoilé David Toutain nous attend. Des racines, toujours, et ce pétillant Blanc de Blanc 2007 aux notes fumées. On regrettera presque qu’il ne soit servi qu’à la fin.

Plus d’informations sur cette collaboration: Ruinart x Vik Muniz

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Ruinart révèle l’invisible

Il y a deux semaines, j’ai eu la chance de découvrir l’univers du champagne Ruinart, lors de la présentation à la presse de la collaboration artistique entre le Maison et l’artiste chinois Liu Bolin. Des Crayères de Reims au Grand Palais à Paris, retour sur un séjour d’épicurien. 


Née en 1729, Ruinart est la plus ancienne Maison de Champagne. Elle s’est imposée à travers les siècles comme une entreprise innovante et créative. Résolument tournée vers l’art, Ruinart fut l’une des premières à vanter les mérites de son champagne à travers une publicité. Une affiche singulière publiée en 1896 qui fit scandale à l’époque car la femme sur le dessin était légèrement dénudée. 

122 ans plus tard, c’est Liu Bolin qui a été choisi par Ruinart comme artiste de l’année. Et c’est à travers 8 créations que l’artiste chinois décida de révéler l’atmosphère si particulière du domaine de la marque. 

Pour mieux comprendre la démarche créative de Liu Bolin, nous avons été plongés toute une matinée dans les Crayères presque mystiques de la Maison, des cathédrales de craie souterraines qui peuvent atteindre 40 mètres de profondeur (!), utilisées pour conserver les bouteilles au frais jusqu’à maturation de ces dernières.  

La visite nous emmena également à travers les ateliers de production et la magnifique demeure familiale, véritable musée, qui présente les collaborations artistiques des années précédentes. 


C’est le soir-même, dans le somptueux Grand Palais à Paris que fut révélé le travail de Liu Bolin, après avoir résidé plus de dix jours au sein de la Maison Ruinart à Reims. Reconnu mondialement pour ses performances de camouflage, l’artiste a décidé de rendre hommage au savoir-faire de la plus ancienne Maison de champagne en révélant tous les acteurs de la chaîne de production, même les plus invisibles d’entre eux. 

Caché dans les Crayères, les gyropalettes, les vignes et même dans une ligne de dégorgement, l’artiste chinois présente une autre facette de Ruinart, aussi ludique que réaliste.

Et cerise sur le gâteau, pour compléter ses 8 créations, Liu Bolin s’adonna a une impressionnante performance live au milieu des convives réunis ce soir-là (dont l’actrice Charlotte Lebon et l’animateur Nikos Aliagas qui avaient fait le déplacement…). 

Imprévisible et spectaculaire, ma première expérience avec Ruinart fut sans aucun doute absolument mémorable. Vivement l’année prochaine pour découvrir la nouvelle collaboration artistique. 

Plus d’informations: 

https://www.ruinart.com/fr-fr/ruinart-et-l-art/collaborations-artistiques/liu-bolin

Münster et son Skulptur Projekte

Imaginez une ville verte à la végétation dense, des habitations en brique un peu bourgeoises, un petit lac au nom très simple, des toits découpés de façon particulière. Regardez d’un peu plus près et vous verrez trois balles blanches entreposées dans un parc, de grandes cheminées en aluminium, un vieux monsieur à moustache enveloppé dans du papier journal, une cabane en miroirs érigée au milieu d’un chemin forestier, un camion abandonné devant l’entrée d’un musée….

L’art moderne, et l’art tout court par définition, confronte le spectateur à sa propre notion de l’esthétisme, libre arbitre de juger, par ses expériences, sa culture, son éducation, la symbolique d’une œuvre, lui offrant une étonnante dimension universelle à la saveur souvent déroutante. Le Skulptur Projekte, me confronta, lui, durant deux jours à une passionnante sélection de créations, aussi subtiles qu’intrigantes. Une promenade ludique, similaire à une chasse au trésor, invitant le spectateur à trouver et reconnaître les œuvres parsemées un peu partout dans la ville, à vélo ou à pieds. La belle surprise de cette balade n’étant toutefois pas l’objet en particulier, mais la manière dont ces derniers sont intégrés dans le paysage, ce qui me valut de me questionner plus d’une fois si l’objet que je voyais faisait effectivement partie de l’exposition où s’il était simplement un fruit du hasard…

C’est la 5ème fois que se déroule le Skulptur Projekte à Münster. Initiée en 1977, l’exposition prend vie tous les 10 ans et a pour but de rendre accessible l’art au plus grand nombre, en le propulsant sur la scène urbaine. 

Plus d’infos: Skulptur Projekte 2017

En se promenant, on découvre également la beauté d’une ville (encore) relativement méconnue du grand public. Münster est située dans le nord de l’Allemagne, à quelques kilomètres de Düsseldorf dans la « Rhénanie-du-Nord-Westphalie ». Cité estudiantine et bourgeoise, on y compte 80’000 vélos pour 300’000 habitants, ce qui fait d’elle une des capitales écologiques d’Europe. Presque entièrement détruite durant la seconde guerre mondiale, Münster a reconstruit son impressionnant patrimoine gothique à l’identique et on peut admirer ses étonnants toits découpés lorsqu’on parcourt le centre-ville.

L’attrait principal de la ville ne réside cependant pas dans son architecture, mais plutôt dans le « Landesmuseum für Kunst und Kulturgeschichte », un musée parfaitement mis en scène, qui excelle dans l’art d’organiser et de présenter ses œuvres. On s’émerveille devant les pièces colorées qui se succèdent, où s’exposent des œuvres allant du moyen-âge jusqu’à l’époque contemporaine, pour finalement arriver dans le bâtiment dédié à l’art moderne, aux murs d’un blanc limpide hautement symboliques.

Plus d’infos: LVM Museum

Pour terminer ce séjour artistique, on ne peut quitter Münster sans goûter à sa gastronomie. A l’occasion du Skulptur Project, le restaurant Chesa Rössli de l’hôtel Mövenpick Münster propose un menu cinq plats inspiré par quelques oeuvres exposées dans la ville. Une expérience culinaire étonnante (coup de cœur pour le dessert !), qui allie originalité et excellent choix des vins. L’hôtel Mövenpick est également un point de départ idéal pour explorer la ville et offre à ses clients une expérience hôtelière sans pareil propre à ses établissements. 

Plus d’infos:

Mövenpick Hôtel Münster

Offre Skulptur Projekte 2017

 


SOCIAL MEDIA CHALLENGE – GIVEAWAY

Be part of the unique competition « I Am The Artist » and share your best picture with your favorite sculpture in your hometown, during a trip or during the Sculpture Projects in Münster or of your favorite « Sculpture » dish served in one of the Mövenpick Restaurants. Post it on Facebook or Instagram with the hashtag: #SculptureMovenpick and win great prizes: 

1) 2x overnights at the Mövenpick Hotel Stuttgart + Musical « Bodyguard »

2) 2x overnights at the Mövenpick Hotel Munich + Philharmonie Gasteig

3) 2x overnights at the Mövenpick Hotel Berlin + Chamäleon Theatre