Ruinart révèle l’invisible

Ruinart révèle l’invisible

Il y a deux semaines, j’ai eu la chance de découvrir l’univers du champagne Ruinart, lors de la présentation à la presse de la collaboration artistique entre le Maison et l’artiste chinois Liu Bolin. Des Crayères de Reims au Grand Palais à Paris, retour sur un séjour d’épicurien. 


Née en 1729, Ruinart est la plus ancienne Maison de Champagne. Elle s’est imposée à travers les siècles comme une entreprise innovante et créative. Résolument tournée vers l’art, Ruinart fut l’une des premières à vanter les mérites de son champagne à travers une publicité. Une affiche singulière publiée en 1896 qui fit scandale à l’époque car la femme sur le dessin était légèrement dénudée. 

122 ans plus tard, c’est Liu Bolin qui a été choisi par Ruinart comme artiste de l’année. Et c’est à travers 8 créations que l’artiste chinois décida de révéler l’atmosphère si particulière du domaine de la marque. 

Pour mieux comprendre la démarche créative de Liu Bolin, nous avons été plongés toute une matinée dans les Crayères presque mystiques de la Maison, des cathédrales de craie souterraines qui peuvent atteindre 40 mètres de profondeur (!), utilisées pour conserver les bouteilles au frais jusqu’à maturation de ces dernières.  

La visite nous emmena également à travers les ateliers de production et la magnifique demeure familiale, véritable musée, qui présente les collaborations artistiques des années précédentes. 


C’est le soir-même, dans le somptueux Grand Palais à Paris que fut révélé le travail de Liu Bolin, après avoir résidé plus de dix jours au sein de la Maison Ruinart à Reims. Reconnu mondialement pour ses performances de camouflage, l’artiste a décidé de rendre hommage au savoir-faire de la plus ancienne Maison de champagne en révélant tous les acteurs de la chaîne de production, même les plus invisibles d’entre eux. 

Caché dans les Crayères, les gyropalettes, les vignes et même dans une ligne de dégorgement, l’artiste chinois présente une autre facette de Ruinart, aussi ludique que réaliste.

Et cerise sur le gâteau, pour compléter ses 8 créations, Liu Bolin s’adonna a une impressionnante performance live au milieu des convives réunis ce soir-là (dont l’actrice Charlotte Lebon et l’animateur Nikos Aliagas qui avaient fait le déplacement…). 

Imprévisible et spectaculaire, ma première expérience avec Ruinart fut sans aucun doute absolument mémorable. Vivement l’année prochaine pour découvrir la nouvelle collaboration artistique. 

Plus d’informations: 

https://www.ruinart.com/fr-fr/ruinart-et-l-art/collaborations-artistiques/liu-bolin

Münster et son Skulptur Projekte

96

Normal
0

21

false
false
false

FR
X-NONE
X-NONE

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-priority:99;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:12.0pt;
font-family:Calibri;
mso-ascii-font-family:Calibri;
mso-ascii-theme-font:minor-latin;
mso-hansi-font-family:Calibri;
mso-hansi-theme-font:minor-latin;
mso-fareast-language:EN-US;}

Imaginez une ville verte à la végétation dense, des habitations en brique un peu bourgeoises, un petit lac au nom très simple, des toits découpés de façon particulière. Regardez d’un peu plus près et vous verrez trois balles blanches entreposées dans un parc, de grandes cheminées en aluminium, un vieux monsieur à moustache enveloppé dans du papier journal, une cabane en miroirs érigée au milieu d’un chemin forestier, un camion abandonné devant l’entrée d’un musée….

L’art moderne, et l’art tout court par définition, confronte le spectateur à sa propre notion de l’esthétisme, libre arbitre de juger, par ses expériences, sa culture, son éducation, la symbolique d’une œuvre, lui offrant une étonnante dimension universelle à la saveur souvent déroutante. Le Skulptur Projekte, me confronta, lui, durant deux jours à une passionnante sélection de créations, aussi subtiles qu’intrigantes. Une promenade ludique, similaire à une chasse au trésor, invitant le spectateur à trouver et reconnaître les œuvres parsemées un peu partout dans la ville, à vélo ou à pieds. La belle surprise de cette balade n’étant toutefois pas l’objet en particulier, mais la manière dont ces derniers sont intégrés dans le paysage, ce qui me valut de me questionner plus d’une fois si l’objet que je voyais faisait effectivement partie de l’exposition où s’il était simplement un fruit du hasard…

C’est la 5ème fois que se déroule le Skulptur Projekte à Münster. Initiée en 1977, l’exposition prend vie tous les 10 ans et a pour but de rendre accessible l’art au plus grand nombre, en le propulsant sur la scène urbaine. 

Plus d’infos: Skulptur Projekte 2017

En se promenant, on découvre également la beauté d’une ville (encore) relativement méconnue du grand public. Münster est située dans le nord de l’Allemagne, à quelques kilomètres de Düsseldorf dans la « Rhénanie-du-Nord-Westphalie ». Cité estudiantine et bourgeoise, on y compte 80’000 vélos pour 300’000 habitants, ce qui fait d’elle une des capitales écologiques d’Europe. Presque entièrement détruite durant la seconde guerre mondiale, Münster a reconstruit son impressionnant patrimoine gothique à l’identique et on peut admirer ses étonnants toits découpés lorsqu’on parcourt le centre-ville.

L’attrait principal de la ville ne réside cependant pas dans son architecture, mais plutôt dans le « Landesmuseum für Kunst und Kulturgeschichte », un musée parfaitement mis en scène, qui excelle dans l’art d’organiser et de présenter ses œuvres. On s’émerveille devant les pièces colorées qui se succèdent, où s’exposent des œuvres allant du moyen-âge jusqu’à l’époque contemporaine, pour finalement arriver dans le bâtiment dédié à l’art moderne, aux murs d’un blanc limpide hautement symboliques.

Plus d’infos: LVM Museum

Pour terminer ce séjour artistique, on ne peut quitter Münster sans goûter à sa gastronomie. A l’occasion du Skulptur Project, le restaurant Chesa Rössli de l’hôtel Mövenpick Münster propose un menu cinq plats inspiré par quelques oeuvres exposées dans la ville. Une expérience culinaire étonnante (coup de cœur pour le dessert !), qui allie originalité et excellent choix des vins. L’hôtel Mövenpick est également un point de départ idéal pour explorer la ville et offre à ses clients une expérience hôtelière sans pareil propre à ses établissements. 

Plus d’infos:

Mövenpick Hôtel Münster

Offre Skulptur Projekte 2017

 


SOCIAL MEDIA CHALLENGE – GIVEAWAY

Be part of the unique competition « I Am The Artist » and share your best picture with your favorite sculpture in your hometown, during a trip or during the Sculpture Projects in Münster or of your favorite « Sculpture » dish served in one of the Mövenpick Restaurants. Post it on Facebook or Instagram with the hashtag: #SculptureMovenpick and win great prizes: 

1) 2x overnights at the Mövenpick Hotel Stuttgart + Musical « Bodyguard »

2) 2x overnights at the Mövenpick Hotel Munich + Philharmonie Gasteig

3) 2x overnights at the Mövenpick Hotel Berlin + Chamäleon Theatre

Montreux, le Jazz, et moi

Avant cette année, je n’y avais jamais mis les pieds. Ou presque. Le Montreux Jazz Festival c’est la chasse gardée des vrais amateurs de musique, ceux qui patientent à chaque nouvelle édition pour découvrir le programme, ceux qui patientent pour décrocher le fameux sésame : une entrée pour l’Auditorium Stravinski, le temple acoustique de la suisse romande, qui a accueilli des artistes prestigieux tels que Nina Simone, Miles Davis, Ella Fitzgerald, Marvin Gaye, Prince ou encore Stevie Wonder.

Cette année, j’ai eu la chance d’y participer deux fois, surtout grâce au sponsor principal de l’événement : Manor, qui est toujours très impliqué dans les manifestations locales. J’ai donc gentiment été invitée à écouter la performance de trois artistes mondialement connus, dont j’ignorais presque l’existence auparavant (je sais, c’est la honte…) : Sampha, Solange et Erykah Badu. Pas très à l’aise au milieu des foules, j’ai vraiment apprécié les places assises attribuées aux VIP Manor, parfaitement situées sur les hauteurs de l’Auditorium, et idéales pour m’adonner à mon activité préférée : observer.

J’ai eu un gros, très gros coup de cœur pour Solange (aka la sœur cadette de Beyonce). Sa performance était artistiquement et scéniquement très impressionnante – des costumes à la mise en scène en passant par les chorégraphies, tout était parfaitement travaillé.

Solange a un charisme certain et dégage une telle énergie sur scène qu’il est presque impossible de ne pas se sentir transporté par sa musique. Même si certains ont trouvé que le concert laissait peu de place à l’improvisation, j’ai trouvé son perfectionnisme fascinant. Voici une petite liste de mes chansons préférées :

 

Vivre le Montreux Jazz c’est aussi profiter de l’ambiance particulièrement animée du bord du lac. Manor avait prévu les choses en grand cette année et proposait un stand de type « slow life » dans le village du festival ainsi qu’un lounge un peu plus grand dans l’Auditorium Stravinski avec de délicieuses spécialités méditerranéennes – prouvant qu’il est possible de manger rapidement et sainement en même temps !

Mon seul regret cette année sera de ne pas avoir eu le temps de découvrir les performances du Montreux Jazz Club, cette petite salle obscure du sous-sol à l’ambiance feutrée et mystérieuse, visitée en coup de vent, où mélomanes et puristes viennent vivre un moment de musique singulier… Une expérience de jazz authentique qui mérite certainement le détour. 

Les expositions coup de coeur de ce printemps – A découvrir !

Rétrospective et travaux récents de Pipilotti Rist à Zürich. 

En ce moment, le Kunsthaus de Zürich accueille le travail de l’article suisse Pipilotti Rist. Je vous propose une petite visite dans son monde de rêves, de vidéos et d’images insaisissables. 

A l’entrée de la salle d’exposition, j’aperçois une multitude d’emballages en plastique transparent et incolores, collés sur la baie vitrée. Installation plutôt surprenant. Oeuvre à la fois intéressante visuellement et dénonciatrice d’un gros problème environmental. Bien que pleine d’intérêt, elle n’annonce pourtant pas la couleur du reste de l’expo. 

Cette fois j’y suis, j’ouvre le rideau et me voilà plongée dans un univers à part, invitant à la rêverie, à la natalité et aux prémices du printemps. Je me balade entre les toiles des projections qui me mènent progressivement dans l’espace central. Pour laisser place à leur magie, l’obscurité est omniprésente. Proche de la reconstitution d’un appartement, cette pièce est pleine d’objets surprenants toujours intimement mêlés à la vidéo, médium très présent dans le travail de Pipilotti Rist. « Une mini vidéo » installée au fond d’un coquillage: Il faut le voir pour le croire! Chaque installation attise la curiosité, tout comme cette projection de la galaxie sur un lit, évoquant le rêve d’une nuit ou la jouissance d’un soir, nous transportant un instant dans une autre dimension. 

Dans la dernière salle, je suis accueillie par des ribambelles de lumières colorées, comme des lianes dans lesquelles je me promène, pour finalement me retrouver devant un énorme écran. Des coussins au sol m’invitent à m’allonger pour visionner ce film d’ambiance, sur la vie, le corps et la nature… Des images pleines de fraîcheur qui ne deviennent par moment plus que des formes et des couleurs. Sur ma droite, une femme se promène sur un trottoir et casse les vitres des voitures à l’aide de grandes fleurs.

Entre douceur et brutalité, un court-métrage intrigant qui laisse songeur. 

Après un agréable moment passé dans le monde atypique de Pipilotti Rist, je revois la lumière du jour…

Pour les curieux, n’attendez pas trop, l’exposition se termine le 8 mai. 


Tapisseries nomades au Musée Cantonal des Beaux-Arts de Lausanne 

Si vous êtes de passage à Lausanne, faites un petit détour au Musée Cantonal des Beaux-Arts (Place de la Riponne), qui présente une exposition sur les tapisseries de la seconde partie du 20ème siècle. Une sélection venue du monde entier, proposant une vaste gamme de matériaux textiles et beaucoup de créativité.

Ces tapis muraux sont de vrais objets d’art que l’on a rarement l’occasion de découvrir dans des musées. Un quart d’heure suffit à faire le tour et s’imprégner des oeuvres.

A visiter jusqu’au 29 mai. 


« Qu’en lira-t-on » et « Sains & Saufs » à voir au Mudac 

Egalement à voir dans la même ville et pas très loin, deux expositions en parallèle, au Mudac: « Qu’en lira-t-on » et « Sains et Saufs ». 

La première parle de la lecture sans livre, donc une lecture sous toutes ses formes où se mêlent mondes virtuels, jeux et différentes installations insolites. Le deuxième étage est consacré aux moyens de sécurité: Objet de la vie courante, photographies, design industriel… et entre autre le « sleep suit », un cocon qui permet de faire une sieste une petite demi-heure où que l’on soit. 

A voir jusqu’au 21 août. 

Expo photos: Jules Decrauzat

Le Photoforum Pasquart de Bienne accueille depuis le week-end passé, une série de photographies et plusieurs négatifs sur verre de Jules Decrauzat, considéré comme l’un des pionniers du photo-reportage en Suisse.

Jules Decrauzat est un photographe Biennois né en 1879 et mort en 1960. Son travail traite en particulier du sport: football, tennis, boxe, gymnastique, natation, équitation etc. et aussi de l’automobile et de l’aviation. Au début du 20e siècle, le sport se popularise beaucoup et reflète énormément cette époque. Les images de Decrauzat se démarquent par leur vivacité, leur fraîcheur et leur pointe d’humour que l’on retrouve dans presque toutes ses photos.

Me voilà à peine arrivée à cette expostion, que déjà, une petite musique désuète me donne le sourire: Plusieurs images du photographe défilent sous forme de dias et nous invitent immédiatement dans la magie de ces moments nostalgiques. J’entre dans la première salle et dès que j’aperçois la première photographie, je comprends que pendant les moments qui suivront, je ne vais pas m’ennuyer…et je ne me suis pas trompée! Pendant tout le long de l’expo, j’ai été imprégnée de cette ambiance à la fois poétique et insolite. Tout se dé- roule dans le feu de l’action, comme si on vivait en direct ces moments en compagnie des protagonistes. Les différents sports deviennent des jeux dans lesquels on se prêterait volontiers. Ca sent le bonheur! Les sujets sont remarquablement bien traités tant au niveau du fond que de la forme et les images semblent «vivantes». Ca devait être plutôt amusant de lire la presse sportive à cette époque ou du moins les journaux pour lesquels Jules Decrauzat travaillait.

Je vous invite vivement à aller voir cette exposition qui se trouve au premier étage du Photofurum et qui est à voir jusqu’au 10 avril 2016. Les deux étages suivants sont consacrés aux artistes Clare Goodwin et Esther van der Bie.