Wat Chalermprakiat thailand

Découvrir la Thaïlande du Nord: Lampang, Phrae, Nan & Chiang Rai

Avant de partir, je ne connaissais de la Thaïlande que les plages surpeuplées de l’île de Phuket. Une expérience qui m’avait laissé un goût amer. Je me promis après cela d’éviter les voyages qui ne me ressemblent pas. De passer à côté des sites bétonnés où le dollar est roi.

Puis, l’opportunité de découvrir le Nord de la Thaïlande, et plus particulièrement les villes de Lampang, Phrae, Nan et Chiang Rai m’a été donnée. Une chance de me réconcilier avec ce pays dont tant de monde loue l’amabilité et le sourire de ses habitants.

Des sourires, il y a en eu ! Et ce dès l’arrivée à l’aéroport de Zurich. Upgradée de justesse (… that feeling quand tu arrives à la porte d’embarquement et qu’on t’offre le précieux sésame), j’ai eu l’opportunité de tester la classe business de la très colorée compagnie d’aviation thaïlandaise: Thai Airways.

On dit que le violet est la couleur des rêveurs, mais il s’avère qu’en Thaïlande, celle-ci est associée au samedi, jour de la planète Saturne. Finalement, c’est la tête dans les étoiles et un casque Bose (le nec plus ultra pour les longs courriers… Thai Airways l’a bien compris) sur les oreilles que je me suis envolée. J’ai dormi profondément tout le long du trajet et je me suis réveillée à Bangkok. Après une courte escale, nous sommes partis en direction de Lampang, point de départ de notre voyage en Thaïlande du Nord.

Lampang

Lampang – Première étape en Thaïlande du Nord

Lampang, c’est la cité des calèches. Ultime vestige de l’influence européenne du début du 20ème siècle. A cette époque, c’est le seul moyen de transport pour relier la ville à la capitale. De nos jours, le tourisme en est le principal client, et il est agréable de s’octroyer une petite balade pour explorer la ville tranquillement. Une belle mise en bouche.

Néanmoins, la fierté de Lampang réside dans un tout autre endroit: le temple de Wat Phrathat. A vrai dire, c’est la première fois que je visitais un temple thaïlandais et j’en suis restée bouche bée. Quelle surprise de voir tant de détails dans les ornements. Je m’arrête rapidement pour admirer le buddha d’émeraude, mais c’est surtout le bois sculpté des façades qui retient toute mon attention.

Lampang Morgane Schaller
Wat Phrathat Lampang Luang

En effet, l’industrie du teck est massive en Thaïlande. Ce bois précieux est surexploité et présent dans la plupart des constructions. Lampang est encore actuellement un acteur important dans le commerce de ce bois.

Finalement, direction le Thanabhodee Ceramic Museum pour une visite de son artisanat. Le Chicken Bowl en est l’emblème et l’atelier est renommé dans tout le pays. Nous apercevrons ce jour-là quelques phases de fabrication de ce bol qui présente fièrement un coq peint à la main.

Où dormir à Lampang

LAMPANG RIVER LODGE
Une oasis tropicale en dehors du centre.
Des bungalows en bois modestes mais confortables.
Le buffet du soir est délicieux et le matin, on prend son petit-déjeuner sur la terrasse qui surplombe la rivière. Bref, un relais très agréable
Lampang River hotel
Lampang River hotel
Lampang River hotel
Lampang River hotel

Wat Chalermprakiat

D’accord, le nom est imprononçable, et la route pour y parvenir est particulièrement sinueuse, mais ce site est un immanquable du Nord de la Thaïlande. Niché au sommet d’une montagne, il faut gravir les 800 mètres d’un escalier sans fin pour enfin respirer l’air si pur de ce lieu sacré.

On ressent tout de suite les bonnes vibrations du temple. Les clochettes suspendues frissonnent dans le vent. Le calme est présent et je me sens sereine. De plus, par temps clair, la nature s’étend au loin et la vue est imprenable. Je comprends tout de suite pourquoi les moines ont choisi de s’établir là-haut à partir de 2015. D’ailleurs, des retraites de méditation sont régulièrement organisées. Je sors de la brume et redescends dans le silence. Tout le monde est un peu secoué par cette visite si singulière.

Wat Chalermprakiat thailand
Wat Chalermprakiat thailand

Phrae – 2ème étape en Thaïlande du Nord

A première vue, Phrae ne semble pas sortir du lot. Pourtant, cette petite ville est l’étape idéale pour s’imprégner de la Thaïlande authentique. Je remarque vite que le tourisme ici est encore a ses balbutiements. Cependant, par soucis d’un accueil irréprochable, l’office du tourisme de la ville organisa une visite guidée à bord d’un tram spécialement conçu à cet effet, et invita par la même occasion quelques créateurs de contenu locaux pour immortaliser cet événement (yep, si par hasard vous me voyez sur une affiche… c’est bien moi). Le jeune guide en charge des explications ne semble pas très à l’aise et s’efforce de nous présenter les curiosités de la ville dans un anglais approximatif. C’est bien cela qui fait le charme de Phrae: une sincérité naturelle et des sourires sans pareil.

La visite vaut vraiment le détour. La ville a parfaitement préservé de magnifiques constructions en teck et l’on peut même encore apercevoir d’anciens remparts. Sa plus jolie création: une maison de poupée couleur rose grandeur nature du nom de Wongburi. Un chef d’oeuvre d’architecture dont l’intérieur se visite pieds nus, comme souvent en Thaïlande du Nord.

Pour un repas hors des sentiers battus: direction le Nightmarket, le rituel préféré des locaux. Soupe de nouilles, pad thai, crêpe à la vanille et au porc séché (!). Un vrai festin.

Où dormir à Phrae

HUERN NA NA BOUTIQUE HOTEL
Un hôtel premium avec une jolie piscine.
Son restaurant est absolument recommandable

Que faire aux alentours de Phrae

Tie-and-dye au Banmatjai café

Si l’on veut mettre sa créativité à contribution, direction Baan Thung Hong pour un atelier tie-and-dye. On s’arrête dans un adorable café de bord de route du nom de Banmatjai (alerte Instagram Spot). Nous sommes accueillis par une joyeuse équipe de femmes qui semblent absolument ravies de partager leur savoir-faire. Elles nous expliquent rapidement le processus de création de la couleur indigo. Puis, à nous de jouer ! Nous choisissons notre motif préféré, enfilons nos gants, et trempons le foulard dans trois bassines aux teintes bien distinctes. Et voilà ! Mon foulard tie-and-dye 100% artisanal est terminé. Avant de partir, nous siroterons un café fait maison un peu trop sucré. Néanmoins, le cadre est si apaisant qu’il mérite qu’on s’y attarde un peu…

thailande authentique tie and dye

Rituel de bénédiction au Wat Phra That Cho Hae

Pour une activité plus traditionnelle, direction le temple de Wat Phra That Cho Hae, l’un des principaux sites religieux de Phrae. Le rituel de bénédiction consiste à créer la représentation de son « ange », c’est-à-dire un alter ego en papier où l’on y ajoutera les informations suivantes: Nom + prénom, signe astrologique chinois et nationalité. Par la suite, nous offrons l’ange au moine, en échange d’une bénédiction. Le rituel est un moment très touchant et les prières en sanskrit nous apaisent immédiatement.


Province de Nan – 3ème étape en Thaïlande du Nord

Le point fort de la province de Nan réside dans sa proximité avec Le Laos, c’est pourquoi de nombreuses ethnies ont élu domicile dans cette région. Les Thai Lue, ethnie originaire de Chine, se distinguent par leur indépendance du reste de la population. Ils vivent principalement de la culture du riz et de la fabrication artisanale de vêtements aux motifs typiques de leur tribu. Ces derniers requièrent un savoir-faire particulier et j’ai eu l’opportunité de m’imprégner de l’ambiance paisible de cette petite communauté lors d’une visite du village de Baan Get. J’ai également appris la technique du tissage artisanal lors d’un petit atelier organisé au pied-levé par les femmes Thai Lue.

Province de Nan

Où dormir et manger à Nan

NAN BOUTIQUE HOTEL
Simple et tranquille, Nan boutique hotel est l’endroit idéal pour se
reposer après une longue journée.
Obligation de tester le restaurant gastronomique situé en face du
portail principal, de l’autre côté de la route (Huern Phu Kha)

Chiang Rai

Chiang Rai est une ville à part entière qui a décidé de tout miser sur l’architecture fantastique et l’art pour se démarquer de sa grande concurrente: Chiang Mai.

Son dynamisme et son envie de mettre en avant des artistes locaux m’ont beaucoup plu, c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de dédier un article de blog complet à cette ville fascinante.

Vous retrouverez prochainement le lien dans cet article.


Le Triangle d’Or – Dernière étape en Thaïlande du Nord

Pour une expérience à la croisée des mondes, il faut rouler jusqu’à Chiang Sean, à l’extrémité nord-est de la Thaïlande. Ici il y a quelques temples bien sûr, un gros bouddha, et plusieurs cars de curieux. Mais l’attraction principale c’est le triangle d’or, le lieu où Thaïlande, Birmanie et Laos se croisent et se chevauchent. Pour vivre l’expérience à son maximum, il faut embarquer sur une longue péniche pour une croisière sur le fleuve. Malgré la proximité, les paysages sont étonnement différents. Cependant, nul besoin de s’arrêter de l’autre côté de la berge, au Laos, l’outlet de contre-façons à moitié abandonné fait peine à voir… Mieux vaut profiter de l’atmosphère si spéciale et du coucher du soleil qui verse ses derniers rayons sur le Mékong.

Triangle d'or Thailande
Golden triangle Mekong
Golden triangle Mekong
Golden triangle Mekong

Un grand merci à Amazing Thailand & Thai Airways pour ce superbe séjour à la découverte des merveilles du Nord de la Thaïlande. Mention spéciale à notre guide Nan qui a émerveillé nos journées par sa bonne humeur contagieuse.

J’ai dormi dans un ancien pénitencier à St Gall

Tu rêves de découvrir la Suisse autrement? De séjourner dans une cabane de pêcheur au bord du Rhin ou dans une ancienne station de tram de la capitale? Cet été, tout est possible! Suisse Tourisme propose jusqu’à fin août 2018, une série de 11 pop-up hôtels dispersés dans quelques villes de notre pays. J’ai eu la chance de séjourner dans celui de St-Gall, situé dans la tour d’un ancien pénitencier.

Une expérience unique ! 


Les bains de Dreilinden – Un retour dans le passé 

Je rêvais d’explorer St-Gall ! Cet endroit situé aux confins du territoire dont l’histoire si riche influença même, à une certaine époque, le développement économique de tout un pays m’avait toujours fasciné. 3 heures de train plus tard, j’arrivai dans le ville, apercevant déjà les pâturages verts des collines qui entourent la cité. Sa topologie peut surprendre… et sa largeur aussi. La 8ème ville de Suisse par sa population est en parfaite harmonie avec la nature. Les rosiers fleurissent de partout, le parc de la cathédrale est l’endroit idéal pour pique-niquer lors de sa pause de midi et pour un peu de fraîcheur en fin journée, il suffit de grimper les longs escaliers qui relient le centre ville aux étangs artificiels qui font office de piscine en été. 

Après une rapide visite de la vieille ville, Dreilinden (surnommé également Drei Weihern) fut ma prochaine étape. A l’époque, les femmes, les hommes et les garçons se baignaient dans des endroits séparés pour préserver l’intimité de chacun. De nos jours, les noms subsistent (Frauenweiher, Buebenweiher, Mannenweiher) mais les eaux sont évidemment accessibles à tout le monde. Les étangs du haut de la ville sont empreints d’élégance et de douceur. Un vrai havre de paix, très belle époque ! 

On peut profiter des dernières heures du soleil au Restaurant Dreilinden, qui propose une cuisine terroir étonnamment originale – les végétariens et vegans seront ravis !  

 Dreilinden 
Dreilinden 
 Dreilinden 
Dreilinden 
 Restaurant Dreilinden - Vegan burger 
Restaurant Dreilinden – Vegan burger 
 Walk by night 
Walk by night 

Swiss Urban Sleeping

En plus de la visite touristique, le but de mon séjour à St Gall était bien sûr de tester l’un des 11 pop-hôtels proposé par Swiss Tourisme pour cet été. Mon choix s’est porté sur la tour d’un ancien pénitencier du 19ème siècle, actuellement propriété de l’hôtel Einstein. Situé dans le bâtiment des congrès, la chambre est ultra spacieuse et offre une vue à couper le souffle sur la vieille ville – on se sent presque seul au monde. Quelle chance de pouvoir dormir dans cet endroit où se déroulent d’habitude réceptions et banquets ! Le personnel de l’hôtel fut aux petits soins et fit le nécessaire pour assurer un service sur mesure, car qui dit hôtel unique, dit expérience différente. Ne nous attendez donc pas à un séjour normal. 

 Einstein Hotel - Tower view 
Einstein Hotel – Tower view 
 Einstein Hotel - Room tower
Einstein Hotel – Room tower
 Einstein Hotel - Tower room 
Einstein Hotel – Tower room 
 Einstein Hotel - details 
Einstein Hotel – details 

La visite guidée – Un must ! 

Après un petit-déjeuner gargantuesque, je fus d’attaque pour une visite guidée matinale. Ursula me raconta toute l’histoire (ou presque) et me révéla quelques petits secrets St Gallois: Comment le ville se développa grâce au commerce du lin, pourquoi la bibliothèque abrite la plus grande collection d’ouvrages irlandais, pourquoi les habitants ornent leur sapin de Noël d’une étrange saucisse grillée (!) J’appris également à admirer les magnifiques bâtiments de style Art Nouveau dont les symboles racontent des histoires passionnantes ainsi qu’à comprendre la raison pour laquelle une place rouge fut érigée dans un quartier du centre récemment rénové. 

Impossible de quitter la ville sans visiter la musée du textile afin d’en savoir un peu plus sur ce savoir-faire qui fit sa renommée – Une visite ultra intéressante! 

Authenticité, modernité, singularité, St Gall est une ville contrastée que j’ai adorée découvrir, et un passage obligé si toi aussi tu veux en savoir plus sur l’histoire de la Suisse. 

Plus d’infos:

Liste des Pop-Up hôtels

St Gall Tourisme

Einstein Hôtel

 St Gall - Cathédrale 
St Gall – Cathédrale 
 St Gall - Flea Market 
St Gall – Flea Market 
 St Gall - Les rosiers 
St Gall – Les rosiers 
 St Gall - La Place Rouge 
St Gall – La Place Rouge 
 St Gall
St Gall
 St Gall - Musée du textile 
St Gall – Musée du textile 
 St Gall - Place Rouge 
St Gall – Place Rouge 
 Dans les rues de St Gall 
Dans les rues de St Gall 

Ruinart révèle l’invisible

Il y a deux semaines, j’ai eu la chance de découvrir l’univers du champagne Ruinart, lors de la présentation à la presse de la collaboration artistique entre le Maison et l’artiste chinois Liu Bolin. Des Crayères de Reims au Grand Palais à Paris, retour sur un séjour d’épicurien. 


Née en 1729, Ruinart est la plus ancienne Maison de Champagne. Elle s’est imposée à travers les siècles comme une entreprise innovante et créative. Résolument tournée vers l’art, Ruinart fut l’une des premières à vanter les mérites de son champagne à travers une publicité. Une affiche singulière publiée en 1896 qui fit scandale à l’époque car la femme sur le dessin était légèrement dénudée. 

122 ans plus tard, c’est Liu Bolin qui a été choisi par Ruinart comme artiste de l’année. Et c’est à travers 8 créations que l’artiste chinois décida de révéler l’atmosphère si particulière du domaine de la marque. 

Pour mieux comprendre la démarche créative de Liu Bolin, nous avons été plongés toute une matinée dans les Crayères presque mystiques de la Maison, des cathédrales de craie souterraines qui peuvent atteindre 40 mètres de profondeur (!), utilisées pour conserver les bouteilles au frais jusqu’à maturation de ces dernières.  

La visite nous emmena également à travers les ateliers de production et la magnifique demeure familiale, véritable musée, qui présente les collaborations artistiques des années précédentes. 


C’est le soir-même, dans le somptueux Grand Palais à Paris que fut révélé le travail de Liu Bolin, après avoir résidé plus de dix jours au sein de la Maison Ruinart à Reims. Reconnu mondialement pour ses performances de camouflage, l’artiste a décidé de rendre hommage au savoir-faire de la plus ancienne Maison de champagne en révélant tous les acteurs de la chaîne de production, même les plus invisibles d’entre eux. 

Caché dans les Crayères, les gyropalettes, les vignes et même dans une ligne de dégorgement, l’artiste chinois présente une autre facette de Ruinart, aussi ludique que réaliste.

Et cerise sur le gâteau, pour compléter ses 8 créations, Liu Bolin s’adonna a une impressionnante performance live au milieu des convives réunis ce soir-là (dont l’actrice Charlotte Lebon et l’animateur Nikos Aliagas qui avaient fait le déplacement…). 

Imprévisible et spectaculaire, ma première expérience avec Ruinart fut sans aucun doute absolument mémorable. Vivement l’année prochaine pour découvrir la nouvelle collaboration artistique. 

Plus d’informations: 

https://www.ruinart.com/fr-fr/ruinart-et-l-art/collaborations-artistiques/liu-bolin

J’ai conduit une Maserati sur la neige et voici ce qu’il s’est passé….

Les Grisons en hiver c’est le désert version Alaska. Une étendue impressionnante de blanc qui se mêle aux nuages gorgés de neige. Et c’est dans ce paysage apaisant que je me suis adonnée à mon premier winter drive. Par winter drive comprenez « la conduite de voitures sur une surface enneigée et glissante », et cela à bord d’une Maserati s’il vous plaît ! J’avais déjà eu l’occasion de tester quelques voitures de la marque lors d’une escapade au Tessin l’année passée (l’article se trouve ici: Promenade en Maserati) mais cette fois-ci la promenade fut d’une nature beaucoup plus excitante…

Attention, attention, séquence émotions: 


C’est le ventre noué que je me suis rendue ce matin-là au centre de conduite, à quelques minutes du village de St Moritz. Un alignement de Maserati nous attendait déjà, reluisantes à souhait, narguant les journalistes présents avec leurs clignotants. Evidemment la première pensée qui vient à l’esprit d’une personne censée, c’est d’imaginer une éventuelle perte de contrôle du véhicule aux conséquences dramatiques (pas besoin de vous faire un dessin… vous connaissez tous la valeur de ces voitures). Résolue à trouver un partenaire à l’aise avec l’exercice, je fis équipe avec Luciano, journaliste chevronné, avec trois winter drives à son actif. Idéal. 

La matinée fut divisée en deux parties. La première ayant pour but de se familiariser avec les engins, apprendre à « sentir » la voiture et ses réactions sur la neige. Un exercice facile à priori mais qui requiert tout de même quelques compétences techniques de base. Pour faciliter la conduite, l’instructeur nous conseilla de toujours garder les mains à 3 et 9 heures sur le volant, une suggestion pratique qui simplifia grandement mon interaction avec la voiture. Et puis aussi surprenant que cela puisse paraître, lorsque mon tour arriva et qu’il fallut accélérer sur la neige et slalomer le plus rapidement possible entre les cônes sans perdre le contrôle de sa Maserati, l’adrénaline remplaça la peur. S’ensuivirent de belles émotions, de gros fous rires et évidemment plusieurs inévitables tête-à-queue (!). 

La deuxième partie testa nos aptitudes sur un terrain non seulement enneigé mais aussi gelé, une surface difficilement négociable qui nécessita plusieurs « tours d’échauffement » et l’aide de mon super coéquipier.

Finalement, c’est grâce à ce lâcher prise que j’ai réussi à profiter à fond de cette matinée et à apprendre comment réagir en cas de route glissante. Cela m’a aussi permis de tester plusieurs options bien spécifiques, certaines même surprenantes, prouvant que la mécanique dans les Maserati n’est pas prise à la légère, bien au contraire. 

Bref, si vous avez l’occasion de participer à un winter/snow drive, allez-y !  C’est un très bon moyen d’apprendre à gérer son stress tout en passant un excellent moment.

Plus d’infos: MASERATI

J’ai testé: être touriste dans son pays !

Vous avez probablement déjà pu constater ma passion pour la Suisse. Depuis l’ouverture de mon blog, j’ai eu la chance de découvrir de nombreuses régions de mon pays qui m’étaient encore inconnues et j’apprécie tout particulièrement sa diversité dans les paysages, dont la beauté est appréciable autant en été qu’en hiver. Octobre et ses couleurs orangées m’ont donc convaincu de goûter aux plaisirs de la charmante ville de Montreux et de son Palace pour deux petites journées.

Séduite par la cuisine andalouse du célèbre chef espagnol étoilé Dani Garcia venu spécialement à l’hôtel pour deux soirées exclusives, j’ai débuté mon séjour en goûtant à l’exceptionnelle énergie dont fait preuve le Fairmont Montreux Palace pour proposer et organiser des évènements originaux tout au long de l’année. Mais l’établissement est également réputé pour son temple du bien-être, un espace SPA de plus de 2000m2 idéal pour un weekend détente. Le soin revitalisant aux huiles essentielles testé ce jour-là fut particulièrement bénéfique et très bien exécuté…

Plus d’infos à propos de l’hôtel et du spa: http://www.fairmont.com/montreux/

Afin de profiter au mieux de la région et de son lac, Montreux Riviera tourisme avait organisé des billets pour la fameuse balade en CGN (Compagnie générale de navigation sur le Lac Léman). Et c’est comme ça que je me suis retrouvée à bord d’un bateau belle-époque, à sillonner les bords du lac en compagnie de retraités suisse-allemands et de curieux touristes asiatiques :)

Première étape : Château de Chillon

C’était la première fois que je l’approchais d’autant près ! Un château moyenâgeux qui fait rêver tous les passionnés de l’époque médiévale et qui impressionne par son emplacement stratégique et idyllique – Il est sur ma liste depuis des lustres ! Promis, la prochaine fois je m’arrête.

Plus d’infos: https://www.chillon.ch/

Deuxième étape : Le Valais

Changement de décor. A l’approche du Bouveret, la nature se dévoile. On longe une longue promenade de roseaux qui ressemble à un gigantesque marais. J’apprends après coup qu’il s’agit de la réserve naturelle des Grangettes, un site qui attire une faune et une flore très diversifiées, parmi elles plus de 60 espèces d’oiseaux ainsi que 27 espèces de libellules, mais également des grenouilles et des castors.

Plus d’infos: https://www.pronatura-grangettes.ch/

Troisième étape : Un village hors du commun    

Le bateau continue sa croisière en direction de Saint-Gingolph, une commune partiellement valaisanne qui doit sa réputation à sa frontière unique avec la France. En effet, le village est coupé en deux depuis 1569 !

Dernière étape : Vevey

Petite sœur de Montreux, Vevey est une des perles de la Riviera qui a compté parmi ses habitants l’illustre comédien Charlie Chaplin. Et justement, le Musée Chaplin a ouvert ses portes l’année passée… il ne faut absolument pas le louper car il réserve bien des surprises. Prévoyez large, un après-midi entier est nécessaire pour le visiter. 

Plus d’infos: http://www.chaplinsworld.com/

On peut compléter l’expérience croisière CGN en s’offrant un délicieux repas sur le ponton supérieur. Voilà une jolie promenade à réaliser cet automne en famille, en couple ou avec des amis! Plus d’infos: http://www.cgn.ch/

Photos:  http://mailysfortune.com/

5 raisons d’adorer Los Angeles

Aussi longtemps que je m’en souvienne, personne ne m’avait encore vanté les mérites de la Cité des Anges. Tout ce que j’avais entendu avant cette année, c’était: « Los Angeles c’est vraiment moche », « Los Angeles ne vaut absolument pas le détour, San Diego et San Francisco sont des villes bien plus intéressantes » ou encore « 2 jours suffisent largement, il n’y a rien à voir à Los Angeles ». Mais ça c’était avant. Avant que je ne découvre La La Land au cinéma en janvier de cette année et avant qu’il soit consacré à la cérémonie des oscars un mois plus tard. 

Encore sous le charme de la musique du film, je me suis alors persuadée que Los Angeles valait la peine d’être non seulement visitée, mais également vécue. Billets d’avion dans la poche (Swiss proposait de super tarifs cet été), je me suis envolée début septembre à la conquête de la Californie pour la toute première fois de ma vie. 

A contrario de tous tes potes « voyageurs » qui se sont empressés de quitter la ville après avoir visité les studios Universal et pris la fameuse photo sur les étoiles de Hollywood Boulevard, j’ai essayé de trouver et de réunir les quartiers qui symbolisent au mieux l’énergie unique de Los Angeles, dont la population dépasse largement celle de la Suisse tout entière. Mission accomplie. Voici 5 raisons qui vont te donner envie de passer tes prochaines vacances dans la ville du cinéma. 


Raison 1: Parce qu’explorer la ville se mérite

Non, ne t’attends pas à arriver avec tes baskets et ton appareil photo autour du cou, et te laisser émerveiller par l’architecture du centre ville en te promenant tranquillement dans les ruelles pavées. Non. Non. Tout simplement parce que le concept de « centre-ville » que nous retrouvons dans toutes les capitales européennes (ou presque) est quasiment inconnu aux Etats-Unis, mais également parce que Los Angeles est une ville à taille inhumaine et qu’elle regroupe en elle-même plusieurs villes au caractère bien distinct. La clé pour visiter la ville, c’est d’arriver O-R-G-A-N-I-S-E et de choisir son quartier pour la journée. Il m’a fallu du temps pour bien comprendre la dimension de la ville et surtout pour mettre en place des itinéraires « sans perdre trop de temps », car qui dit grande ville, dit évidemment beaucoup de traffic, et en ce qui concerne Los Angeles, c’est clairement un euphémisme.

Avant de partir, j’ai opté pour le guide « Lost In: Los Angeles » qui m’a permis de trouver de super adresses par quartier, recommandées par les locaux (son petit format est également facilement transportable) et bien sûr, je suis toujours friande d’articles de blog qui offrent une vision un peu différente du circuit touristique trop commun. Voici ma sélection: 

Culture Trip: Un blog qui est gentiment en train de devenir LA référence pour les épicuriens et voyageurs curieux… moi je l’ai déjà adopté. 

LA Downtowner: Découvert un peu par hasard, ce blog made in LA propose des adresses situées exclusivement dans le quartier de Downtown. J’adore le design du site et grâce à lui j’ai découvert quelques bons restos. 

The Guardian: J’ai toujours trouvé quelques adresses intéressantes dans les articles de ce journal et je vous conseille d’aller jeter un coup d’oeil. Ils sont mis à jour régulièrement. 

Quant au moyen de transport à privilégier, moi j’ai opté pour Uber, et c’était à mon avis la meilleure décision. Les trajets en Uber Pool sont bon marché et on ne perd pas de temps à se parquer. Attention aux heures de pointe. 

Raison 2: Los Angeles regorge de quartiers charmants

Pour les premiers jours, nous avons opté pour un AirB&B dans le quartier de Venice Beach, afin de profiter de la plage située à quelques pas de là. Mais l’endroit que j’ai préféré dans ce quartier c’est le boulevard Abbot Kinney, un quartier tendance à l’architecture complètement asymétrique qui abrite cafés, restos et boutiques. L’endroit idéal pour profiter de l’atmosphère très californienne de cette partie de la ville. 

Si vous êtes à la recherche du repère des hipsters de la ville, Silver Lake est un incontournable. Ici, tout le monde est digital nomade ou artiste, s’habille avec des pièces vintage et prône l’authenticité, autant dans le look que dans la personnalité. Un esprit bohème et rebelle qui se ressent à tous les coins de rue. On s’y sent bien ! J’ai adoré me promener dans la partie de Sunset Junction

J’ai également beaucoup apprécié l’atmosphère de Melrose Avenue, l’endroit idéal pour une virée shopping. On y trouve un mélange de marques connues internationalement et boutiques vintage à l’offre incroyablement qualitative. C’est l’endroit des bonnes affaires ! Pour une expérience unique, rends-toi le dimanche au marché aux puces Melrose Trading Post, sur le parking de Fairfax High School. 


Raison 3: L’offre artistique est sans égal  

Bien que tournée initialement vers le cinéma, la ville a développé au cours de ces dernières années une offre artistique très attractive. A côté des traditionnelles galeries d’art qui offrent une belle visibilité aux artistes en devenir, Los Angeles propose également des musées à l’architecture impressionnante. On ne se sent même pas coupable d’y passer un après-midi, voire une journée complète, tant le lieu vaut la peine d’être exploré. 

LACMA: Un endroit connu, surtout sur les réseaux sociaux, grâce à l’oeuvre d’art « Urban Light » créée par Chris Burden en 2008, offerte au musée en 2015 pour célébrer son 50ème anniversaire, et qui consiste en un alignement de 202 vieux lampadaires restaurés datant des années 1920-1930. Outre cette création, qui symbolise le nouveau Los Angeles, le LACMA propose 10 pavillons d’expositions à différentes thématiques. 

Getty Center: Perché sur une colline qui domine la ville, ce somptueux bâtiment réalisé par l’architecte Richard Meier est sans conteste un des endroits les plus impressionnants de la ville. On peut notamment y admirer la gigantesque collection de son mécène Jean Paul Getty, milliardaire passionné de culture qui avait fait fortune dans le pétrole. 

Griffith Observatory: Ce magnifique bâtiment blanc de style art déco construit en 1935 offre un panorama exceptionnel sur Los Angeles. L’endroit parfait pour admirer l’étendue gigantesque de la ville… Réouvert en 2006 après 4 ans de travaux, on peut également y visiter l’intéressant planétarium et surtout admirer le coucher de soleil depuis son toit. 

Neutra VDL House: Un must pour les amateurs d’architecture, cette maison réalisée par l’architecte Richard Neutra en 1932 se situe dans le quartier de Silver Lake et se visite le samedi uniquement. Malheureusement fermée lorsque je souhaitais m’y rendre, la maison est sur ma liste pour mon prochain voyage. 


Raison 4: La ville des Véganes (même si tu ne l’es pas…)

La religion à Los Angeles c’est le véganisme ! Une culture qui s’est fortement développée ces dernières années un peu partout dans la ville. Le point positif avec cela, c’est la recherche de la créativité dans la cuisine et l’utilisation d’aliments sains et locaux dans le menu de tous les jours. Même les mexicains, friands de viande et sauces diverses, se sont mis à la cuisine végane, avec l’ouverture des excellents restaurants Gracias Madre que l’on retrouve maintenant un peu partout en Californie. Si vous voyagez avec des personnes sans régime particulier, pas de panique, la plupart des restaurants trendy proposent un mix qui convient à tout le monde.

A ne pas rater: le brunch chez Sqirl.

Pour les sushis, direction downtown chez Kazu Nori (ils sont à tomber!)


Raison 5: Pour son énergie ! 

Probablement la raison la moins évidente, si tu ne prends pas le temps de vivre Los Angeles pleinement… L’énergie dans cette ville est bluffante et je suis encore sous le charme. La ville est habitée par des rêveurs, des artistes, des designers, des personnes du monde entier qui mettent leur destin dans les mains de la City of Stars. Ils vivent (ou survivent) grâce à des petits boulots mais ils partagent un positivisme et un esprit de création hors du commun. Pour continuer ou commencer à rêver, on s’envole avec Lalaland


LOS ANGELES VUE PAR LAURIANE GILLIERON (Actrice et Miss Suisse 2005)

Un plaisir coupable: Le carrot cake vegan de Veggie Grill

Un endroit romantique: Laguna Beach 

Un endroit unique à LA: Le Getty Center, pour combiner l’art et la vue époustouflante

Meilleur restaurant vegan: Café Gratitude / Gracias Madre

Une boutique où dépenser tout son budget shopping: World Market 

Où boire le meilleur café: La boutique Nespresso à Beverly Hills

Le brunch le plus tendance: Le Pain Quotidien à Melrose / Urth Caffé  

Une échappée belle pour un jour ou un weekend: Santa Barbara 

Un spot pour repérer une star: Restaurant Catch 

Un endroit coup de coeur: Cinema Cinespia

Une musique: T-Pain – Buy u a drank

Un livre: All the lights we cannot see par Anthony Doerr

Un film: La Môme (Lauriane a rencontré Marion Cotillard lorsqu’elle a gagné l’oscar de la meilleure actrice)

Retrouvez Lauriane Gilliéron dans la série Quartier des Banques, bientôt diffusée sur la RTS

Découvrir la Perle de l’Adriatique

Partir en Croatie c’était une première pour moi. Et j’avais hâte ! Hâte de découvrir une toute petite partie de cette Europe de l’est encore bien trop méconnue (je n’avais jusqu’à présent uniquement visité Budapest) et de me laisser transporter par l’énergie presque mystique des cités impériales de l’Europe du moyen-âge. De Dubrovnik, je ne connaissais au préalable que les couleurs aux nuances ocrées de sa vieille ville, et surtout son surnom majestueusement révélateur de Perle de l’Adriatique. 


Jour 1

Nous sommes arrivés ce dimanche soir du mois d’août dans la cité de Dubrovnik, après une longue et malencontreuse attente à l’aéroport de Zurich, ce qui ne fit qu’accroître notre sentiment d’excitation à l’idée de profiter du soleil de Croatie! Nous séjournerons ma soeur et moi, ainsi que la petite équipe de blogueurs, choisie par Hoteplan pour découvrir cette nouvelle destination proposée par le tour opérateur, à l‘hôtel Rixos Libertas, durant les 4 prochains jours. 

Je me suis réveillée très tôt ce lundi matin pour contempler la vue depuis ma terrasse qui surplombe la mer Adriatique. Quel calme ! Le soleil déjà levé scintille dans les vagues qui s’écrasent doucement contre la baie escarpée. Le souffle du vent promet une journée chaude et humide. Et à raison… il fera 38 degrés ce jour-là. 

Aujourd’hui, j’ai promis à ma soeur une visite guidée sur thématique de « Game of Thrones« , la fameuse série qui a donné à la ville une dimensions internationale. De nombreux fans viennent depuis quelques années découvrir les lieux de tournage de leur série préférée. Une récente popularité qui ne plaît que moyennement aux indigènes de cette petit cité de 40’000 habitants. D’autant plus qu’avec l’explosion du tourisme des bateaux de croisière, Dubrovnik reçoit près de 10’000 visiteurs par jour (!). Une situation qui va, à coup sûr, mettre en péril un patrimoine vieux de plus de mille ans, et qui est heureusement au centre de l’attention des autorités locales qui recherchent actuellement des solutions pour préserver la ville du tourisme de masse. 

Nous commençons le tour par une visite du Fort Lovrijenac, un édifice imposant qui offre une vue plongeante sur la vieille ville et la muraille qui l’entoure. De quoi se rendre compte de la position stratégique qu’occupait Dubrovnik à l’époque, lorsqu’elle dominait le commerce maritime de la mer Adriatique, en concurrence directe avec une certaine République de Venise… 

Après une bonne partie de la matinée à découvrir cette petite merveille, nous décidons de faire abstraction de la visite de la vieille ville en pleine heure de pointe pour goûter à la gastronomie locale. Nous sommes tombées sous le charme de la terrasse, visiblement très appréciée des locaux, de la Taverne Sesame. Une bonne adresse qui se trouve un peu à l’écart de la vieille ville mais facilement accessible à pieds.

Plus d’infos: The Sesame Tavern

“Mon astuce pour échapper à la horde de touristes qui envahissent la ville: Se lever tôt pour arpenter les rues de la veille ville, ou profiter de la découvrir au coucher du soleil !”

Nous rejoignons par la suite le groupe pour la dernière excursion de la journée: L’Arboretum de Trsteno. Un lieu magique, reconnu comme étant l’un des plus vieux jardins botaniques du monde, à 15 minutes en voiture de Dubrovnik, qui ravira autant les amateurs de la série que les amoureux de la flore. La journée se termine par un buffet étonnement très gourmand proposé par l’hôtel Rixos Libertas. Un très bon point pour cet hôtel relativement grand, ciblant principalement le tourisme balnéaire. 


Jour 2

Après une matinée dédiée au farniente et au bronzage, nous décidons de prendre un peu de hauteur, afin d’admirer la vieille ville de Dubrovnik depuis le Mont Srd (non, ce n’est pas une abréviation, la montagne s’appelle bien Srd). Malgré le prix de l’aller-retour en téléphérique un brin décourageant, la vue depuis le sommet est époustouflante ! Quel bonheur d’admirer le contraste entre les toits en brique orangée de la ville et l’eau bleue pénétrante de la mer. Depuis le sommet on aperçoit également une partie de la Bosnie et du Monténégro, deux pays voisins à la Croatie dont la frontière est presque tangible. 

On choisit ce jour-là de contempler le coucher de soleil dans les rues aux pavés usés par la temps (et glissants! Attention aux talons !) de la vieille ville, un verre de Prosecco rose à la main. La majorité des touristes a déjà disparu, et la ville retrouve une harmonie presque apaisée. Le restaurant choisi pour le repas du soir propose une cuisine traditionnelle bosniaque, à la réputation à la hauteur de son ranking Tripadvisor. Carte de qualité et sympathie du personnel (Plus d’infos: Restaurant Taj Mahal


Jour 3

Interdiction de voyager en Croatie sans goûter aux plaisir de la mer. Notre petite équipe de blogueurs embarque aujourd’hui à bord de deux magnifiques voiliers, destination inconnue. Maro le capitaine fait une première escale non loin d’une paroi rocheuse qui dévoile une cave, explorable en nageant seulement. Tout le monde en profite pour se rafraîchir. L’eau est claire, les petits poissons frôlent mes jambes et je renoue avec un bonheur très simple, en phase avec ce quatrième élément si salé de l’Adriatique. 

Pause de midi pour la deuxième escale. Nous débarquons sur l’ìle de Sipan, la plus grande de l’archipel des Elaphites. Nous nous attablons au restaurant le plus proche de l’entrée du port. Un établissement sans chichis au nom de Stara Mlinica, qui cuisine le meilleur steak de thon jamais mangé ! Wow ! Nous repartons sur notre voilier pour profiter du doux clapotis de la mer qui nous berce jusqu’à notre retour au port. 

Le soir nous décidons de retourner en vieille ville afin d’admirer le coucher du soleil depuis les remparts datant du 13ème siècle. Pour faire le tour de la ville, il faut compter deux bonnes heures (et de bonnes chaussures). Une balade à faire absolument, avant de redescendre au milieu des cafés, restaurants et autres échoppes qui peuplent la cité. Après quelques recherches (il est conseillé de réserver pour le repas du soir), nous optons pour le charmant Villa Ruza Old City Bistro pour notre dernière soirée à Dubrovnik. Une cuisine locale gastronomique dans un cadre romantique – très recommandable.  


Jour 4

Notre voyage s’achève aujourd’hui. J’avoue être déjà nostalgique de quitter cette petite merveille qu’est Dubrovnik. J’ai été transportée ces derniers jours par l’atmosphère magique de la cité et par le souffle calme et épuré de la mer qui la borde. Un peu égoïstement, j’espère que la perle se réfugiera dans son coquillage pour se protéger contre les affres du temps et des hommes, pour qu’elle puisse continuer d’illuminer encore longtemps les rives de l’Adriatique. 


CONCOURS

Si la découverte de la Croatie te tente, participe au concours organisé par Hotelplan ! Un voyage à Dubrovnik d’une valeur de CHF 2000.- est à gagner ! 

Pour jouer, c’est par ici

Et si on parlait de l’épilation définitive ?

Voilà un sujet que je voulais aborder depuis un petit moment déjà, et qui, j’en suis certaine, intéressera bon nombre d’entre vous : L’épilation définitive au laser (ou lumière pulsée – je vous expliquerai la différence par la suite). Après quatre séances, dont la première débuta en décembre dernier, je me sens enfin prête à vous donner un feedback précis sur mon expérience ainsi qu’un petit bilan de la situation actuelle.

Mais avant de vous lancer dans ce traitement long (et coûteux), voici quelques « facts » à ce sujet: 

  1. L’épilation définitive peut être réalisée au laser ou à la lumière pulsée ; le résultat est exactement le même ! La technique utilisée dépend principalement de la couleur de peau et celle du poil. La lumière pulsée étant recommandée pour les peaux claires à poils foncés, tandis que le laser est plus souvent utilisé sur les peaux foncées.
  2. La lumière pulsée est en principe un peu moins douloureuse que le laser, étant donné qu’il cible de plus petites surfaces.
  3. Il est nécessaire d’attendre entre 4 à 6 semaines entre les séances – le cycle de repousse des poils peut différer d’un mois à l’autre.
  4. Il ne faut pas oublier de se raser avant chaque séance et d’arrêter l’épilation à la cire environ un mois avant la première séance.
  5. Environ 5-6 séances sont nécessaires pour éliminer 80% des poils.

J’ai choisi de confier ma peau aux professionnels de la clinique « Entourage » à Lausanne, spécialisée dans les techniques et traitements esthétiques divers. Dès le premier rendez-vous, j’ai été prise en charge par le Dr Francesco de Boccard, qui a calmement répondu à toutes mes questions et inquiétudes. Il est nécessaire de prendre tout son temps avant de commencer les séances, d’une part pour se rassurer, et d’autre part pour comprendre exactement comment cette technique fonctionne.

De mon côté, j’ai choisi d’éliminer 3 zones : les jambes, les aisselles et une partie du maillot. Eliminer les poils de cette dernière a évidemment engendré davantage de questions, surtout au sujet d’un éventuel risque de stérilité par exemple (… on ne sait jamais !). Une inquiétude qui n’a finalement pas lieu d’être car le laser ou la lumière pulsée impactent le derme uniquement (jusqu’à 1-2mm sous la peau) et ne peuvent donc avoir aucune conséquence sur le fonctionnement de nos organes.

La séance en elle-même dure environ 1h. Afin d’atténuer la douleur on vous appliquera de la glace sur la zone visée dans le but d’ « anesthésier » les sensations désagréables… mais évidemment, ne vous attendez pas à un miracle, l’épilation du maillot reste tout de même relativement douloureuse (les deux autres zones sont presque une promenade de santé en comparaison).

Après la séance, la peau est sensibilisée (légère sensation de brûlure, surtout au niveau des aisselles), mais cela disparaît très rapidement. La grande surprise réside dans les semaines qui suivent, lorsque, comme par magie, les poils ont totalement disparu et ne repoussent plus durant quelques semaines. Ils réapparaissent cependant lorsque le nouveau cycle commence à pointer le bout de son nez…

Arrivant gentiment à terme du traitement, je remarque évidemment une grande différence au niveau de la repousse, qui est, actuellement, quasi inexistante. Je croise les doigts pour le résultat final, en espérant m’être débarrassée à vie de la grande majorité de ma pilosité corporelle! Affaire à suivre… 

Toutes les infos sur la Clinique Entourage se trouvent sur le site web: http://www.entourage.ch/fr/

Entourage propose également un programme esthétique sous forme d’abonnement mensuel pour une durée d’une année:  http://www.entourage.ch/fr/oneyear/

Hôtel Eden Roc – Un paradis à portée de main

Fermez les yeux. Imaginez un endroit ensoleillé, réchauffé par les prémices de l’été, où le bleu du ciel se reflète dans le lac qui le borde. Imaginez que vous montiez dans un bateau, doucement bercé par l’eau pure des glaciers, et approcher gentiment d’une île à l’allure d’un petit paradis, où l’exotisme de sa flore se mélange à une faune plus ou moins ordinaire. Et si cet endroit se trouvait à quelques heures de train de chez vous ?

Un intérieur atypique

L’hôtel Eden Roc n’est pas un établissement comme les autres. A première vue, ce bâtiment à l’architecture brutale typique des années 70 n’est pas des plus accueillants. Et pourtant, s’aventurer à l’intérieur rend l’expérience spectaculaire :  une décoration opulente, fortement influencée par un baroque italien rehaussé d’un twist moderne, osé et affirmé.

Un intérieur original, à l’image du designer Carlo Rampazzi (que nous avons eu la chance de rencontrer lors du blogtrip), qui officie depuis plusieurs années en tant qu’architecte d’intérieur officiel du Tschuggen Hotel Group (propriétaire de l’établissement d’Ascona, ainsi que du Tschuggen Grand Hotel et du Carlton à St Moritz notamment). Il proclame haut et fort qu’il ne suit aucune tendance et aucune mode. Son seul mot d’ordre est la créativité, quitte à en faire des tonnes !

A contrario, les chambres, elles, sont d’une sobriété presque relaxante. Les tons beiges que l’on retrouve un peu partout sont subtilement mis en valeur par des objets art déco aux nuances acidulées. Une touche de gaité bienvenue qui nous rappelle que le Tessin est un canton un peu à part du reste de la Suisse, où la douceur du climat est omniprésente toute l’année.

La beauté des jardins

Mais l’établissement est maître d’un secret bien gardé : Des extérieurs à rendre vert de jalousie les plus belles demeures de la région ! Deux piscines, dont une chauffée lors des saisons plus fraîches (le top du top), et une panoramique, offrant une vue exceptionnelle sur le lac de Lugano. On peut profiter également du spa parfaitement aménagé, qui comprend jacuzzi, sauna, douches bien-être, etc.

Excursion sur les Îles Brissago

Interdiction cependant de quitter l’hôtel sans une excursion sur les splendides Îles de Brissago, qui se trouvent à quelques minutes seulement du port d’Ascona (possibilité de partir depuis l’hôtel également). Immense coup de coeur pour ce petit îlot au milieu du lac au microclimat exceptionnel (il y fait toujours un peu plus chaud qu’au Tessin en général), qui abrite 1700 espèces subtropicales provenant du Mexique, d’Afrique du Sud, d’Australie ou d’Asie. J’ai adoré me promener au milieu de la petite forêt tropicale aux bambous géants et rêvasser devant le magnifique palais construit au milieu du parc… Un endroit intemporel, presque magique, qui invite à d’interminables flâneries. 

Et pour les gastronomes, l’offre est également très sympathique. En effet, l’hôtel possède quatre restaurants, dont trois très bien notés au GaultMillau: La Brezza (17 points), L’Eden Roc (15 points) et le Marina (14 points). Mais un séjour n’est jamais parfait sans un petit-déjeuner réussi ! Et pour le coup, j’ai été très satisfaite. Le buffet est grand et varié, et propose un choix intéressant de produits régionaux! Cerise sur le gâteau: Se faire servir le petit-déj’ en chambre et profiter de la vue sur la lac ! Un moment de toute beauté, idéal pour commencer la journée avec le sourire. 

Découvrir le Tessin ! 

On termine son séjour par une petite promenade dans les rues colorées d’Ascona (le centre est accessible en quelques minutes à pieds). Possibilité d’emprunter à l’hôtel de superbes Vespa au look vintage ! Mais le Tessin regorge également de nombreuses autres excursions, telles que la Vallemaggia ou le Val Verzasca (sur ma liste pour cet été !). Bref, une région dépaysante et exotique, à découvrir absolument ! 

Pour plus d’infos: 

Hôtel Eden Roc

Îles Brissago 

Ascona – Locarno Tourisme

Dubai – Les petits secrets de la ville de tous les superlatifs

Honnêtement, la première fois que j’ai visité Dubai (c’était il y a 7 ans), j’ai n’ai pas aimé ! Trop d’artifices, peu de culture, pas de centre historique… et des plages artificielles avec vue sur des chantiers. Voilà l’image avec laquelle j’avais quitté Dubai à cette époque-là.

Et pourtant, mon dernier voyage a complètement changé ma vision de la ville… et je ne rêve que d’y retourner à présent ! 

 Il faut savoir pardonner, et donner une deuxième chance ! Cela s’applique dans le voyage également. Voilà la leçon que j’ai retenue après 10 jours passés dans le golfe persique. Repos et détente au programme, je n’avais pas réellement pris le temps de préparer ce voyage (d’habitude j’y passe des mois…), et c’est certainement la raison pour laquelle il fut une réussite – 2ème leçon apprise :)  


Petit secret N°1: Rester en dehors des sentiers touristiques

Voilà un secret bien gardé, surtout lorsque l’on parle de Dubai, une ville construite en quelques années, assoiffée par l’argent, le tourisme et les projets pharaoniques. Alors évidemment, rester en dehors du secteur touristique c’est difficile… Une photo de famille sans le Burj Khalifa en arrière-plan c’est pas très vendeur !

Mon conseil – et il ne vaut pas uniquement pour ce post-ci – n’achetez aucun guide, mais parcourez les comptes Instagram & Pinterest de quelques artistes/personnalités (photographes, fashion bloggers, peintres, etc.) de la ville afin de trouver des sites qui valent la peine d’être visités. J’ai découvert grâce à cela des quartiers que même certains locaux ignoraient ! 


Petit secret N°2: On se laisse séduire par le Design District

J’avais de la peine à dissimuler mon sourire lorsque j’ai découvert cette petite perle d’architecture, construite un peu en dehors du centre financier (et donc accessible en taxi seulement), il y a tout juste deux ans. Encore méconnu, ce quartier regroupe des centaines d’ateliers/showrooms, centralisés dans des bâtiments ultra-modernes à larges fenêtres, que l’on peut facilement visiter (la plupart des ateliers ne sont pas visibles de l’extérieur, alors n’hésitez pas à entrer dans les bâtiments et à demander aux personnes que vous trouverez à l’accueil).

Le site est aéré, en dehors du bruit de la mégapole et de sa circulation. Un vrai coup de coeur ! J’y ai découvert de magnifiques petits cafés et pop-up stores ainsi que des marques et concepts originaux qui valent vraiment la peine qu’on s’y attarde. 

Mes adresses préférées: 

  • One Life Kitchen & Cafe (le meilleur café du quartier, excellente slow-food)
  • Tossed (les salades sont délicieuses!)
  • Amato (une marque méconnue en Europe qui propose des robes de rêve, le showroom à lui-seul est une oeuvre d’art)

Pour plus d’infos: http://www.dubaidesigndistrict.com/


Petit secret N°3: On adore le côté hipster de BoxPark

Un quartier complètement à contre-courant et à l’opposé de l’atmosphère oppressante du gigantissime Dubai Mall ! On y trouve restaurants, cafés et petites boutiques, tous repartis dans des « box » comme son nom l’indique, des installations minimalistes qui se succèdent sur la rue. Une invention originale et extrêmement plaisante, car même si de grandes marques sont présentes, il est possible de découvrir de jolies créations à ramener à la maison. 

Mes adresses préférées: 

  • Markette (pour un brunch inoubliable)
  • Urbanist Store (une boutique comme je les aime, avec de super marques) 

Pour plus d’infos: http://www.boxpark.ae/


Petit secret N°4: La plus belle plage de Dubai est publique ! 

Pas le peine de débourser une petite fortune pour un hôtel avec plage, car celle qui fera chavirer vos coeurs est accessible à tout le monde – et ne vous inquiétez pas, Kite Beach est bien assez grande pour même vous laisser un peu d’intimité !

Un endroit qui figure à présent sur ma top liste de Dubai. Un peu perplexe au début, j’ai découvert une plage magnifique au sable fin et extrêmement propre. Les alentours sont eux aussi très agréables et de sympathiques cafés et food trucks se succèdent le long de la promenade, aménagée pour accueillir les nombreux joggeurs. 

Pour plus d’infos: http://www.visitdubai.com/fr/pois/kite-beach


Les bons plans des locaux: 

Dubai Secret:
Old Town Deira
Guilty Pleasure:
Romantic Place:
Only in Dubai:
  • Uber Chopper
Favorite restaurant: