Dans les coulisses d’un atelier de broderie à St Gall

Lorsqu’on m’a proposé de visiter l’atelier fabriquant la broderie pour certaines pièces de lingerie de la marque Simone Pérèle, j’ai sauté sur l’occasion ! Imaginez avoir la chance de pénétrer dans les coulisses d’un des plus vieux savoir-faire suisses: le textile, et plus particulièrement la broderie de St Gall réputée pour sa qualité et sa finesse dans le monde entier. Tous les plus grands noms de la mode utilisent encore actuellement la broderie de St Gall dans leurs créations, en passant par Prada, Givenchy ou encore Christian Dior. Simone Pérèle elle aussi fait partie de ces marques qui osent se distinguer et proposer à leur clientèle des créations originales et délicates, valorisant subtilement les courbes feminines. 

On s’arrêtera longtemps dans la pièce préférée de la Directrice. Un endroit calme, à l’écart (ou presque) des machines bruyantes qui font la renommée de Forster-Rohner et où sont conservées toutes les créations de la maison depuis 1948. Une richesse inestimable en designs et un puit d’inspirations sans fin, régulièrement alimenté par des collections remplacées de nos jours toujours plus vite.

Sur la table au milieu s’étalent divers croquis plus ou moins terminés de collections à venir, des mood boards présentant des créations haute-couture inspirantes et des échantillons colorés qui seront par la suite ajoutés à un soutien gorge. Une pièce parmi les 25 qui le compose! Un vrai puzzle.

On apprend par la suite à différencier la broderie de la guipure, cette dernière étant une broderie sans fond, un motif qui tient tout seul (la matière qui le soutenait à la fabrication ayant été dissout…). 

 Collection Prada Collection Prada

 Broderie sur machine  Broderie sur machine 

Chez Simone Pérèle, le travail requis pour élaborer une pièce de lingerie est phénoménal: 6 mois sont nécessaires pour élaborer le design final et 15 mois environ pour que cette même création arrive dans les boutiques.

En moyenne, un nouveau modèle est retouché 40 fois!

 Il faut également souligner que tous les produits sont testés dans chacune des tailles proposées sur le marché, afin d’assurer le confort des sous-vêtements, un aspect primordial pour une telle marque qui souhaite avant tout mettre en avant le côté « deuxième-peau » de la lingerie tout en conservant son caractère féminin, élégant et mystérieux. 

J’ai jeté mon dévolu sur la collection automne-hiver Jaipur (un VRAI coup de coeur!). Son mélange de couleurs à l’accent oriental donne du peps à un hiver qui s’annonce déjà rigoureux et les broderies florales mariées à la tulle sont d’une incroyable finesse… A s’approprier sans attendre car on a toutes besoin d’une belle pièce de lingerie dans sa garde-robe. 

 Si vous désirez en savoir plus sur la thématique, j’ai trouvé un article du Temps très intéressant à ce sujet, le voici: 

https://www.letemps.ch/2008/09/24/memoires-guipure

Allez découvrir la nouvelle collection automne-hiver: 

http://fr.simone-perele.com/

Redécouvrir Miami

On ne présente plus la ville la plus importante de Floride. Miami, tout le monde connaît. Ses plages, son quartier Art Déco et bien sûr, son goût prononcé pour l’extravagance et la désinvolture. 

Pour avoir testé deux fois ses atouts balnéaires, je dois bien avouer que j’ai été séduite: Des plages à perte de vue, tellement longues qu’on ne se sent jamais oppressé, du sable de grande qualité, qui ne fait pas mal aux pieds, un océan délicieusement chaud et surtout une propreté que l’on peut souligner. Les quartiers Art Déco sont agréablement mis en valeur par les tons pastels de ses façades et du blanc omniprésent (parfait pour du « street style » improvisé). 

A y regarder de plus près, on déplore évidemment le tourisme de masse qui a transformé Ocean Drive en souk marocain – dont les restaurants de pauvre qualité hèlent tous les passants qui osent s’y aventurer. Collins Avenue a perdu de son charme, cédant à la globalisation des marques qui habitent ses maisons, et qui s’est converti en un quartier sans âme et trop bruyant. 

Mais Miami c’est avant tout un melting-pot gigantesque, carrefour de la culture américaine et latine, où l’espagnol se parle à tous les coins de rue. Une ville où il est possible de manger un Ceviche aussi frais qu’au Pérou et du Guacamole aussi épicé qu’au Mexique.  

Et puis, un peu par hasard, j’ai découvert le district de Wynwood. Un quartier complètement à l’opposé de ce que j’avais pu voir jusqu’à présent à Miami. Bariolé de couleurs vives, graffitis artistiques sur toutes les façades – une explosion d’extravagance contrastant avec la superficialité des beaux quartiers. Ici les galeries d’art cohabitent avec les pop-up stores qui proposent des articles originaux et souvent très axés « développement durable » (pour mon plus grand plaisir). Un gros coup de coeur comme on les aime – mais une trouvaille fragile, à visiter absolument avant qu’elle ne se transforme en parc d’attraction.

La ville depuis quelques années a radicalement changé de visage, offrant à ses visiteurs des lieux atypiques et designs, tels que Art Basel Miami en Décembre, ou le très couru Pérez Art Museum, dont le bâtiment pensé par Herzog & de Meuron, offre une vue magnifique sur les couchers de soleil de la baie portuaire. 

Pour ceux qui rêvent de s’aventurer à Miami ou de re découvrir ses nouveaux quartiers « hipsters », j’ai demandé à deux locaux de m’indiquer les meilleurs endroits de la ville. Une sélection personnelle à votre disposition pour votre prochain voyage


Où déjeuner ? 

Meilleurs endroits pour le shopping

Pour les romantiques

Que faire le soir ?

Des idées pour le weekend

Miss Suisse

Revenons rapidement sur mon parcours à Miss Suisse, qui s’est terminé la semaine passée avec un show incroyable dans le très beau Musical Theatre de Bâle. 

Après 6 mois intenses, une page s’est tournée, challenge terminé. L’aventure Miss Suisse était une expérience formidable: De belles rencontres, des amies pour la vie, beaucoup de rires et une maturité validée. Je m’étais inscrite notamment pour me dépasser et capable d’assumer la femme que je suis devenue, avec les idées et les ambitions qui vont avec. C’était aussi un rêve de petite fille évidemment… défiler dans une robe de soirée haute couture devant un public déchaîné ça n’arrive qu’une fois dans sa vie. 

En vivant ce concours de l’intérieur, j’ai découvert (avec un certain étonnement, je dois l’avouer) des filles intelligentes, intéressées, féminines et consumées par l’envie de changer le monde (petit clin d’oeil à la gagnante, une experte dans ce domaine). Une image bien loin des clichés que l’on se fait d’une fille jolie, et qui de surcroît, se présente à un concours de « beauté ». 

Cela m’a aussi permis d’être confrontée à une réalité pas toujours très glamour, telle que l’incessante volonté des médias de présenter au public les aspects ultra superficiels des dessous du concours, encourageant à dégrader l’image des Miss et de l’organisation, alors que les filles souhaitaient en premier lieu aborder des sujets propres à leurs convictions, et non se rabaisser à des questions égocentriques et superficielles. Mais les gens sont là, avides de potins et autres commérages! Des loups affamés!

J’ai compris alors que Miss Suisse était un jeu, dont les règles devaient être subtilement suivies. J’ai compris l’importance de connaître son public afin d’y adapter sa communication. J’ai compris que lutter pour contrôler son image était un combat perdu d’avance.

Mais j’ai compris surtout que sortir de sa zone de confort, se mettre à nu et l’assumer était très enrichissant. Miss Suisse c’est avant tout une école de vie qui te plonge dans l’univers impitoyable de l’image et ce qu’elle renvoie, mais c’est surtout un apprentissage unique sur sa personne, une opportunité de mieux se connaître et d’appréhender le futur peut-être différemment. 

 Pre show 3 Pre show 3

 Kameha Zurich Kameha Zurich

L’élection en quelques mots: 

  • Un pré-casting (dans un magasin Manor pour ma part), un casting final à Zurich et le sésame tant espéré qui offre la chance de faire partie des 12 finalistes. 
  • Un contrat de quelques pages à signer, stipulant certains points tels que l’interdiction de l’usage de la chirurgie plastique, l’importance de citer les sponsors durant toute la durée de l’élection, et accepter un éventuel relooking de la part du sponsor principal. 
  • Une vingtaine d’interviews (journaux, radio, TV) et diverses publications dans les médias partenaires (Blick, Schweizer Illustriert, L’illustré) 
  • Quelques shootings professionnels, dont deux officiels. 
  • Une semaine intense de tournage dans un hôtel de luxe Zurichois, avec une grande équipe de production, toute l’équipe de l’organisation Miss Suisse et les sponsors. 
  • Des entraînements avec des coachs sportifs et un bilan physique et nutritionnel 
  • Un plan média Instagram & Facebook, à suivre à la lettre
  • Une semaine de préparation à la finale avec des danseurs professionnels