Bellinzona la rebelle

Bellinzona la rebelle

On connaît le lac de Lugano, le festival de Locarno, les îles Brissago, mais qu’en est-il de Bellinzone? Nichée aux confins d’une vallée oubliée, cette ville du Tessin à priori bien moins attrayante que ses voisines, a choisi de tout miser sur sa sympathie, ses traditions et ses productions locales pour attirer de nouveaux visiteurs. Découverte de cette cité rebelle au sortir de l’ombre…

A chaque fois c’est le même constat. Il suffit de quelques heures de train pour qu’une fois arrivé au Tessin on se sente complètement dépaysé, et Bellinzone n’échappe pas à cette règle. Nous séjournons à l’hôtel « La Tureta » à Giubiasco, une des nombreuses communes à avoir accepté le regroupement avec la ville en avril 2017. Nous rencontrons Bettina Doninelli, maîtresse des lieux. Elle racheta avec son époux architecte le Palazzo Scalabrini et le transforma, après quelques pénibles travaux, en un bel hôtel. Les 42 chambres accueillent fréquemment les cyclistes en promenade mais l’atout majeur est sans nul doute la cave magnifiquement aménagée en restaurant gastronomique. Le chef prometteur Simone Lacaria propose des mets régionaux accompagnés d’une très belle carte des vins – une excellente adresse !

La ville vit les choses en grand pour accueillir ses premiers journalistes ! La soirée fut rythmée par une conférence sur l’architecture des caves à vin présentée par le maître Mario Botta dans le cadre de la fête des vendanges annuelle “PerBacco”, puis, l’habituel « standing dinner » nous permit de rencontrer d’importantes personnalités bellinzoneses et de goûter à trois variations de la fameuse polenta (qui a déjà goûté à la polenta noire ?).

La pluie incessante ce jour-là fut en parfaite harmonie avec le thème du parcours prévu pour la 2ème journée du press trip: “la voie de la soif”, un circuit historique original qui nous en apprit un peu plus sur la ville et sa relation avec la bière, la torréfaction du café, le vin, tout en suivant le chemin de l’eau…  Mais niveau gastronomique, Bellinzone a de multiples cordes à son arc, et nos estomacs furent victimes de tous les excès. Petit tour d’horizon:

La Chocolaterie Stella

Fondée en 1928, Stella est un acteur majeur de l’industrie du chocolat en Suisse. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 300 clients dans 50 pays du monde entier, 85% de la production dédiée au private label et 65% entièrement bio et issue du commerce équitable, un catalogue référençant 1’500 produits différents sans aucune trace d’OGM. Sa force c’est bien évidemment sa flexibilité et sa capacité à s’adapter à presque toutes les demandes. Chocolat casher, halal, sans lactose, tous les challenges sont bons à prendre. Une prise de risque qui lui réussit car son chocolat vegan au nectar de noisettes a gagné le Sofi Award 2018 – et j’ai goûté ! Il est à tomber !

(Psssst… Chocolat Stella est également le fournisseur officiel des chocolats de l’armée suisse ;)

L’étrange laboratoire du professeur BUletti

Si le titre de ce paragraphe était un film, Franco Buletti serait sans nul doute l’interprète idéal. Depuis 25 ans, il s’implique corps et âme dans ses créations et adore surprendre sa clientèle avec de nouvelles gourmandises, quitte à tenter les mélanges les plus fous ! Son panettone est une référence et on peut même le trouver, durant les fêtes de fin d’année, dans plusieurs boutiques de Romandie. Mais sous ses airs de professeur Tournesol, Franco Buletti met un point d’honneur à mettre en avant les produits du terroir et s’approvisionne aussi souvent que possible dans la région.

La brasserie urbaine “Il Fermento”

Repenser le concept de la brasserie et remettre au goût du jour l’authenticité, l’amitié & le goût du terroir, telle était l’idée derrière “Il Fermento” lors de sa création en 2015. Aujourd’hui 4 brasseries partagent ces valeurs: celle de Bellinzone évidemment, mais aussi à Mendrisio, Lugano et Andermatt. “Il Fermento” c’est un endroit chaleureux où l’on déguste des bières 100% artisanales & Made in Switzerland. J’ai beaucoup aimé son ambiance bon enfant/très communautaire et les bières sont excellentes.


On l’a bien compris, Bellinzone et la gastronomie ne font qu’un. Pourtant l’art lui aussi est très présent et merveilleusement mis en scène par la Villa Dei Cedri, un édifice historique abritant un musée et entouré d’un jardin luxuriant. Situé au milieu de la ville, l’espace fut rénové et aménagé pour offrir au visiteur une expérience complète. On se promène à travers les différentes chambres de la Villa en prenant le temps d’admirer les oeuvres – la collection permanente couvre l’art de la seconde moitié du 19ème siècle à aujourd’hui. Ici on occupe et on ressent l’espace. C’est une invitation à écouter ses pensées, à (re)trouver la sérénité.

Un petit détour par le marché du samedi matin très animé avant de repartir. Dans le train je recevrai un message de Sara m’invitant à revenir à Bellinzone pour la fête d’automne en octobre. Je répondrai que je promets de revenir bientôt, peut-être en décembre pour le marché de Noël, ou en février pour fêter le roi du carnaval, ou peut-être simplement un jour de printemps ou d’été, une visite spontanée lors d’un moment d’accalmie.  

Pour planifier ta visite: Bellinzone tourisme

 Giubiasco
 Villa Dei Cedri
 Giubiasco
 Bellinzona
 Villa Dei Cedri
 Musée Villa Dei Cedri
 Bellinzona

Giubiasco Villa Dei Cedri Giubiasco Bellinzona Villa Dei Cedri Musée Villa Dei Cedri Bellinzona

Mon séjour au Gstaad Palace

Mon séjour au Gstaad Palace

Ahhh le Palace. Perché sur sa colline, avec ses quatre tourelles, il ressemble un peu au château du célèbre comte de Transylvanie, surtout par temps pluvieux. Sa fière allure nous dévisage de là-haut et nous invite à l’approcher, à le contempler. Les portes franchies, on ne peut s’empêcher de cacher une fascination presque enfantine devant l’écho de sa mémoire. Devant nous s’étalent 105 ans d’histoire, des photos couleur sépia, le sourire d’Elizabeth Taylor & de Marlene Dietrich… 

Il était une fois une publicité: « Etablissement de tout premier ordre – 250 lits, avec toutes les installations les plus modernes; eau chaude et froide dans chaque chambre, … ». Ironie de l’histoire, la date d’ouverture annoncée sur l’affiche est le 1er décembre 1913, alors que l’hôtel fut inauguré le 8 décembre de la même année. Voilà un des nombreux souvenirs qui trônent fièrement sur le mur du grand salon, où stars de cinéma et noblesse d’autrefois se confondirent un temps, trinquant un verre de cristal à la main. Le tourisme à Gstaad débuta grâce à l’installation de la ligne de chemin de fer en 1904 qui reliait Montreux à la station de l’Oberland bernois. Très vite, Gstaad devint un lieu de villégiature courtisé par la bonne société, et le Palace connut un succès retentissant dès sa première saison hivernale. 

Je prends mes quartiers dans une chambre supérieure, avec coin salon et dressing. Le style est chaleureusement montagnard et le luxe se dévoile dans les moindres recoins. On visite quelques suites également, certaines aux tons plus clairs, d’autres plus colorés. L’élégance de la simplicité est de rigueur. Les matériaux nobles judicieusement choisis suffisent à séduire une clientèle principalement suisse et habituée des lieux, depuis plusieurs générations pour certains. 

Mais au-delà des préjugés, le Palace n’est pas uniquement le temple du bon chic bon genre. L’hiver, le GreenGo est un incontournable. Cette boîte de nuit aussi connue (voire plus encore) que l’hôtel fut construite en 1971 et son ambiance tamisée nous transporte directement dans un film de Scorsese. L’endroit est cinématographique au possible, comme l’atmosphère particulière qui règne dans l’hôtel. 

Et justement, le weekend de ma visite, l’établissement inaugura une exposition spéciale dédiée aux long-métrages tournés en Suisse, avec pour invitée Catherine Schell, héroïne du film Le Retour de La Panthère Rose qui fut en partie tourné au Palace en 1967. Curieuse, j’admire les photographies des acteurs célèbres qui sillonnèrent nos belles montagnes pour faire rêver les rêveurs. Jean Delannoy et Michèle Morgan dans la Symphonie Pastorale (1946), Goldfinger avec Sean Connery (1964), et un incroyable nombre de films Bollywoodiens. Ce soir-là, je retrouve les saveurs indiennes même dans mon assiette et teste l’une des spécialités de Ravi Bajaj, #guestchef invité par les cuisines du Grand Restaurant… Un pur délice!

Avant de repartir dans la vallée, je m’accorde un instant de plénitude, orchestré par des mains de masseuse savamment entrainées et les effluves champêtres des produits Jardin des Monts. La musique du magnifique Out of Africa m’emporte doucement. Le cinéma, encore. Une évidence. 

Gstaad Palace

J’ai dormi dans un ancien pénitencier à St Gall

Pop-up hôtels par Suisse Tourisme

Tu rêves de découvrir la Suisse autrement? De séjourner dans une cabane de pêcheur au bord du Rhin ou dans une ancienne station de tram de la capitale? Cet été, tout est possible! Suisse Tourisme propose jusqu’à fin août 2018, une série de 11 pop-up hôtels dispersés dans quelques villes de notre pays. J’ai eu la chance de séjourner dans celui de St-Gall, situé dans la tour d’un ancien pénitencier.

Une expérience unique ! 


Les bains de Dreilinden – Un retour dans le passé 

Je rêvais d’explorer St-Gall ! Cet endroit situé aux confins du territoire dont l’histoire si riche influença même, à une certaine époque, le développement économique de tout un pays m’avait toujours fasciné. 3 heures de train plus tard, j’arrivai dans le ville, apercevant déjà les pâturages verts des collines qui entourent la cité. Sa topologie peut surprendre… et sa largeur aussi. La 8ème ville de Suisse par sa population est en parfaite harmonie avec la nature. Les rosiers fleurissent de partout, le parc de la cathédrale est l’endroit idéal pour pique-niquer lors de sa pause de midi et pour un peu de fraîcheur en fin journée, il suffit de grimper les longs escaliers qui relient le centre ville aux étangs artificiels qui font office de piscine en été. 

Après une rapide visite de la vieille ville, Dreilinden (surnommé également Drei Weihern) fut ma prochaine étape. A l’époque, les femmes, les hommes et les garçons se baignaient dans des endroits séparés pour préserver l’intimité de chacun. De nos jours, les noms subsistent (Frauenweiher, Buebenweiher, Mannenweiher) mais les eaux sont évidemment accessibles à tout le monde. Les étangs du haut de la ville sont empreints d’élégance et de douceur. Un vrai havre de paix, très belle époque ! 

On peut profiter des dernières heures du soleil au Restaurant Dreilinden, qui propose une cuisine terroir étonnamment originale – les végétariens et vegans seront ravis !  

 Dreilinden 
Dreilinden 
 Dreilinden 
Dreilinden 
 Restaurant Dreilinden - Vegan burger 
Restaurant Dreilinden – Vegan burger 
 Walk by night 
Walk by night 

Swiss Urban Sleeping

En plus de la visite touristique, le but de mon séjour à St Gall était bien sûr de tester l’un des 11 pop-hôtels proposé par Swiss Tourisme pour cet été. Mon choix s’est porté sur la tour d’un ancien pénitencier du 19ème siècle, actuellement propriété de l’hôtel Einstein. Situé dans le bâtiment des congrès, la chambre est ultra spacieuse et offre une vue à couper le souffle sur la vieille ville – on se sent presque seul au monde. Quelle chance de pouvoir dormir dans cet endroit où se déroulent d’habitude réceptions et banquets ! Le personnel de l’hôtel fut aux petits soins et fit le nécessaire pour assurer un service sur mesure, car qui dit hôtel unique, dit expérience différente. Ne nous attendez donc pas à un séjour normal. 

 Einstein Hotel - Tower view 
Einstein Hotel – Tower view 
 Einstein Hotel - Room tower
Einstein Hotel – Room tower
 Einstein Hotel - Tower room 
Einstein Hotel – Tower room 
 Einstein Hotel - details 
Einstein Hotel – details 

La visite guidée – Un must ! 

Après un petit-déjeuner gargantuesque, je fus d’attaque pour une visite guidée matinale. Ursula me raconta toute l’histoire (ou presque) et me révéla quelques petits secrets St Gallois: Comment le ville se développa grâce au commerce du lin, pourquoi la bibliothèque abrite la plus grande collection d’ouvrages irlandais, pourquoi les habitants ornent leur sapin de Noël d’une étrange saucisse grillée (!) J’appris également à admirer les magnifiques bâtiments de style Art Nouveau dont les symboles racontent des histoires passionnantes ainsi qu’à comprendre la raison pour laquelle une place rouge fut érigée dans un quartier du centre récemment rénové. 

Impossible de quitter la ville sans visiter la musée du textile afin d’en savoir un peu plus sur ce savoir-faire qui fit sa renommée – Une visite ultra intéressante! 

Authenticité, modernité, singularité, St Gall est une ville contrastée que j’ai adorée découvrir, et un passage obligé si toi aussi tu veux en savoir plus sur l’histoire de la Suisse. 

Plus d’infos:

Liste des Pop-Up hôtels

St Gall Tourisme

Einstein Hôtel

 St Gall - Cathédrale 
St Gall – Cathédrale 
 St Gall - Flea Market 
St Gall – Flea Market 
 St Gall - Les rosiers 
St Gall – Les rosiers 
 St Gall - La Place Rouge 
St Gall – La Place Rouge 
 St Gall
St Gall
 St Gall - Musée du textile 
St Gall – Musée du textile 
 St Gall - Place Rouge 
St Gall – Place Rouge 
 Dans les rues de St Gall 
Dans les rues de St Gall 

Mon séjour à 2222m d’altitude

Séjour au Riffelalp

Zermatt fait toujours son petit effet: Un village coupé du monde, uniquement accessible en train, un décor de carte postale au pied du somptueux Cervin (aka la montagne Toblerone) et surtout une atmosphère authentique, loin, très loin de la (trop) guindée St Moritz. Zermatt c’est un bol d’air frais qui nous renvoie aux plaisirs simples de la montagne, une destination unique qui charme nos yeux rêveurs. 


Mais ce jour-là, je ne me suis pas arrêtée aux 1608m de Zermatt. Non. L’établissement qui m’hébergeait se situait à 2222m exactement. 20 minutes à bord du Gornergratbahn (le train à crémaillère le plus haut et le plus ancien d’Europe) sont nécessaires pour accéder à Riffelalp, la deuxième station intermédiaire. Rien que le voyage vaut déjà le déplacement. On s’émerveille devant l’impressionnante forêt d’aroles et la neige, qui semble être, ici, éternelle. 

Visiblement, je n’ai pas été la seule séduite par l’emplacement idyllique de l’hôtel. Le lieu a notamment servi de tournage pour quelques scènes de l’excellente série britannique The Night Manager, avec Tom Hiddleston et Hugh Laurie :) On reconnaît même au début du trailer le fameux train que vous prendrez pour rejoindre le village… 

Malgré sa notoriété cinématographique, le Riffelalp est un établissement avant tout familial, idéal pour ceux qui recherchent la proximité avec les pistes l’hiver, ou de jolies promenades en été. Autre atout, et pas des moindres: sa vue ! Quel plaisir de s’endormir/se réveiller avec ce sommet si imposant ! 

Bien qu’isolé, Riffelalp offre une super palettes d’activités: un spa énormissime (je n’avais encore jamais vu ça…), une salle de billard et même deux pistes de bowling ! Logique, les clients y séjournent en général plusieurs jours, il faut bien savoir les divertir. 

Autre singularité de l’hôtel: sa décoration. Tantôt culte aux moutons, tantôt cabinet de curiosités, le design intérieur étonne par son originalité. Parchemin, cristaux de roche et livres sont savamment éparpillés à travers les pièces et couloirs, de quoi égayer notre curiosité tout le séjour durant…

Plus d’infos: Riffelalp Resort 2222m

Idée excursion: Blausee, Rougemont, Glacier 3000

Blausee, Rougemont, Glacier 3000

Quelques jours avant Noël, j’ai échappé à l’effervescence des courses de fin d’année et autres marchés des alentours pour profiter de la neige en montagne. Quelle chance ! La féerie était au rendez-vous! Et dire que une année auparavant j’étais partie exactement à la même période et qu’il n’y avait même pas un flocon à l’horizon… Ce mois de décembre, j’avais donc été invitée à passer quelques jours à l’hôtel Rougemont (à quelques minutes de Gstaad), et pour compléter cette escapade, j’ai décidé de partir à la découverte de deux merveilles de la région: Le fameux Lac Bleu et le Glacier 3000. 


Blausee

Aussi connu que la Jungfraujhoch ou le Kapellbrücke de Lucerne chez les touristes asiatiques, le Blausee reste cependant une curiosité bien plus méconnue chez les locaux. Et pourtant, à peine le portillon d’entrée passé (oui, car impossible d’entrer sans payer, l’endroit étant préservé derrière une forêt rocheuse et dense), on ressent cette plénitude si mystique. Quelques mètres de marche et nous voici arrivés devant l’étrange lac bleu, vert ce jour-là, ou plutôt turquoise. L’eau est si transparente qu’il est presque difficile de se retenir d’y faire un petit plongeon. Le lac est relativement petit. On fait le tour rapidement. Mais n’hésitez pas à lever les yeux car les montagnes qui l’entourent sont majestueuses. Un endroit aussi magique qu’un conte de fées, qu’il est agréable de visiter autant en hiver qu’en été. 

Pour une pause petite faim ou tea time, le restaurant du Lac Bleu est idéal. On peut même y acheter des spécialités à la truite BIO, provenant du lac évidemment. Le parc naturel propose également un hôtel et SPA avec sauna, grotte de vapeur, hotpot et baignoire extérieure. 

Plus d’infos: https://www.blausee.ch/fr/


Hôtel de Rougemont

Pas de temps à perdre, mon excursion au Lac Bleu terminée, me voici en route pour l’endroit qui m’hébergera deux nuits: L’hôtel de Rougemont, situé au Pays-d’Enhaut, au coeur des alpes vaudoises et à quelques minutes de Gstaad. La nuit tombe vite en décembre, et c’est une magnifique ribambelle de décorations lumineuses, émerveillant la vallée, qui m’accueille jusqu’à l’arrivée. L’hôtel de Rougemont est un superbe chalet alpin dont l’intérieur allie charme et authenticité. Plus convivial que les luxueuses résidences de son voisin, le maître-mot est « chez-nous, chez-vous », une philosophie chaleureuse qui se ressent dès la rencontre avec le personnel. La suite où je loge est simple et fonctionnelle et offre un confort de grand standing. 

Mais la botte secrète de l’hôtel se trouve dans sa cuisine. Le chef Philippe Bouteille aime jouer avec les produits régionaux et propose des plats incroyablement goûtus. Ravioles de foie gras, fondue à la truffe, une explosion de saveurs que l’on redemande… Et pour cause, le lendemain nous fîmes une petite halte, avant de repartir, dans la fromagerie du village pour ramener à la maison les spécialités qui nous avaient convaincues. 

L’hôtel de Rougemont se différencie également par ses services, et le SPA propose, en complément à son offre sauna/hammam/jacuzzi/piscine, une carte de soins à tomber. Cerise sur le gâteau: le facial à la feuille d’or que j’ai eu le plaisir de tester et qui consiste à appliquer de l’or (oui, et du vrai!) sur le visage pour un effet ultra désoxydant et liftant ! On note également que, en ligne avec la démarche consciencieuse et locale de l’hôtel, le SPA utilise les produits BIO de la marque Pure Altitude. 

Plus d’infos: http://www.hotelderougemont.com/fr/


Glacier 3000

Un peu d’adrénaline pour parfaire ce séjour ! Avec du soleil c’est encore mieux ! A une trentaine de minutes de Rougemont, on peut emprunter la télé-cabine qui nous transportera au sommet du glacier. Une ascension panoramique qui dévoile la splendeur des alpes enneigées. De nombreuses activités sont disponibles une fois arrivés: Un domaine skiable gigantesque, des sentiers de randonnées, une Via Ferrata et bien évidemment le Peak Walk, un pont suspendu unique qui relie deux sommets (le View Point au Scex Rouge). D’une longueur de 107 mètres, il est offre une vue imprenable sur le Cervin, le Mont-Blanc, l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau. A faire absolument ! Le vertige n’est pas une excuse :) 

Et parce qu’on peut trouver des endroits designs même en altitude, les épicuriens seront ravis de se réchauffer dans le restaurant conçu par l’architecte-vedette Mario Botta! 

Plus d’infos: https://www.glacier3000.ch/fr

Ultima Gstaad – Le luxe intime

Ultima Gstaad

Je ne pensais pas revenir à Gstaad de sitôt. Encore moins pour découvrir le secret le mieux gardé du petit village de l’Oberland bernois: L’Ultima. Une adresse confidentielle ouverte en décembre dernier, qui fait déjà parler d’elle… Immersion de deux jours dans ce temple du luxe intimiste où confort et perfection se mélangent à la convivialité de l’esprit « chalet ». 

Lorsque l’on pousse la porte d’entrée de ce chalet de bord de route, ordinaire en apparence, on ne s’attend pas à arriver dans un lobby aussi inhabituel qu’original. Un gros nounours en peluche fait face à un piano à queue transparent et résolument moderne, tandis que le lustre majestueux en cristal Baccarat qui trône au milieu de la pièce attire tous les regards. Bien qu’un peu étonné, on se sent tout de suite à l’aise. Le kitsch n’a pas sa place ici. Tous les objets et les meubles qui habitent l’établissement ont été intelligemment trouvés et choisis afin de recréer un endroit chaleureux. 

Mais la plus belle surprise réside dans les 11 suites et 6 résidences privées du boutique hôtel. Des chambres semblables à des appartements pour certaines (la taille varie de 50 à 160 mètres carrées), à l’atmosphère inimitable. Tous les recoins sont pensés pour rendre le séjour le plus confortable possible. Le velours et le cuir sont omniprésents et adoucissent par leur texture la sobriété du bois des façades et des poutres. Quant à l’étonnante clarté des pièces, elle est le résultat d’un subtil mélange entre les grandes fenêtres qui entourent les chalets et les lampes de designer reparties dans les espaces.  

Le spa, lui aussi, est accueillant au possible. Situé au rez-de-chaussée, il met à disposition des clients une piscine intérieure chauffée (15 mètres de long, idéale pour les brasses matinales), deux jacuzzis dont un situé à l’extérieur, hammam & sauna ainsi que des soins proposés par La Prairie. Coup de cœur pour le Detox bar, en face de la réception, qui propose des recettes de jus à tomber !

La cerise sur le gâteau de notre séjour fut probablement le souper organisé en chambre par l’hôtel. Atmosphère feu de cheminée et lumière tamisée, queues de langoustines rôties, côtelettes d’agneau et fraises au croquant meringue… le tout préparé par le chef dans la cuisine de la chambre ! Un régal pour les papilles et une expérience unique ! 

Pour un avant-goût « Ultima », l’établissement organise tous les dimanches un brunch (la sélection est INCROYABLE et les produits d’excellente qualité) avec entrée au spa inclue dans la prestation ! L’idéal pour profiter de ce temple du bien-être et repartir en pleine forme pour une nouvelle semaine. 

Plus d’infos sur le site internet: http://www.ultimagstaad.com/fr/

Hôtel Eden Roc – Un paradis à portée de main

Fermez les yeux. Imaginez un endroit ensoleillé, réchauffé par les prémices de l’été, où le bleu du ciel se reflète dans le lac qui le borde. Imaginez que vous montiez dans un bateau, doucement bercé par l’eau pure des glaciers, et approcher gentiment d’une île à l’allure d’un petit paradis, où l’exotisme de sa flore se mélange à une faune plus ou moins ordinaire. Et si cet endroit se trouvait à quelques heures de train de chez vous ?

Un intérieur atypique

L’hôtel Eden Roc n’est pas un établissement comme les autres. A première vue, ce bâtiment à l’architecture brutale typique des années 70 n’est pas des plus accueillants. Et pourtant, s’aventurer à l’intérieur rend l’expérience spectaculaire :  une décoration opulente, fortement influencée par un baroque italien rehaussé d’un twist moderne, osé et affirmé.

Un intérieur original, à l’image du designer Carlo Rampazzi (que nous avons eu la chance de rencontrer lors du blogtrip), qui officie depuis plusieurs années en tant qu’architecte d’intérieur officiel du Tschuggen Hotel Group (propriétaire de l’établissement d’Ascona, ainsi que du Tschuggen Grand Hotel et du Carlton à St Moritz notamment). Il proclame haut et fort qu’il ne suit aucune tendance et aucune mode. Son seul mot d’ordre est la créativité, quitte à en faire des tonnes !

A contrario, les chambres, elles, sont d’une sobriété presque relaxante. Les tons beiges que l’on retrouve un peu partout sont subtilement mis en valeur par des objets art déco aux nuances acidulées. Une touche de gaité bienvenue qui nous rappelle que le Tessin est un canton un peu à part du reste de la Suisse, où la douceur du climat est omniprésente toute l’année.

La beauté des jardins

Mais l’établissement est maître d’un secret bien gardé : Des extérieurs à rendre vert de jalousie les plus belles demeures de la région ! Deux piscines, dont une chauffée lors des saisons plus fraîches (le top du top), et une panoramique, offrant une vue exceptionnelle sur le lac de Lugano. On peut profiter également du spa parfaitement aménagé, qui comprend jacuzzi, sauna, douches bien-être, etc.

Excursion sur les Îles Brissago

Interdiction cependant de quitter l’hôtel sans une excursion sur les splendides Îles de Brissago, qui se trouvent à quelques minutes seulement du port d’Ascona (possibilité de partir depuis l’hôtel également). Immense coup de coeur pour ce petit îlot au milieu du lac au microclimat exceptionnel (il y fait toujours un peu plus chaud qu’au Tessin en général), qui abrite 1700 espèces subtropicales provenant du Mexique, d’Afrique du Sud, d’Australie ou d’Asie. J’ai adoré me promener au milieu de la petite forêt tropicale aux bambous géants et rêvasser devant le magnifique palais construit au milieu du parc… Un endroit intemporel, presque magique, qui invite à d’interminables flâneries. 

Et pour les gastronomes, l’offre est également très sympathique. En effet, l’hôtel possède quatre restaurants, dont trois très bien notés au GaultMillau: La Brezza (17 points), L’Eden Roc (15 points) et le Marina (14 points). Mais un séjour n’est jamais parfait sans un petit-déjeuner réussi ! Et pour le coup, j’ai été très satisfaite. Le buffet est grand et varié, et propose un choix intéressant de produits régionaux! Cerise sur le gâteau: Se faire servir le petit-déj’ en chambre et profiter de la vue sur la lac ! Un moment de toute beauté, idéal pour commencer la journée avec le sourire. 

Découvrir le Tessin ! 

On termine son séjour par une petite promenade dans les rues colorées d’Ascona (le centre est accessible en quelques minutes à pieds). Possibilité d’emprunter à l’hôtel de superbes Vespas au look vintage ! Mais le Tessin regorge également de nombreuses autres excursions, telles que la Vallemaggia ou le Val Verzasca (sur ma liste pour cet été !). Bref, une région dépaysante et exotique, à découvrir absolument ! 

Pour plus d’infos: 

Hôtel Eden Roc

Îles Brissago 

Ascona – Locarno Tourisme

Hôtel HUUS – Mon chez-moi à Gstaad

Accessible en quelques heures de route seulement et parfaitement situé au centre de la Suisse, se trouve un petit coin de paradis nommé Gstaad. Un village bien connu de la jet set que je visite chaque année, ou presque, premièrement pour son tournoi de tennis au mois de juillet (un régal pour les amateurs de la petite balle jaune) mais surtout pour le charme de ses ruelles et de ses environs. 

L’ouverture de l’hôtel Huus début décembre était donc une très bonne excuse pour se rendre à Gstaad en hiver et j’en profitai pour m’évader deux petits jours à la découverte de cet établissement entièrement rénové par l’architecte norvégien Erik Niessen Johansen. 

Le design aux influences nordiques nous accueille chaleureusement dès notre entrée dans le lobby qui fait également office de réception, lounge et bar-restaurant. Dans l’immense bibliothèque s’entremêlent objets non identifiés mais soigneusement trouvés et livres artistiques pour tous les goûts. Impossible de ne pas se sentir relaxé dans cette ambiance feutrée, propice au repos et à l’évasion. 

Cette ambiance cosy se retrouve également dans les chambres et suites de l’hôtel. Le bleu pétrole du mobilier se mélange aux nuances cuivrées, des couleurs qui se marient à merveille avec la lumière tamisée, omniprésente dans l’établissement. Toutes les chambres sont dotées d’un lit de la marque suédoise Hästens, la « Rolls-Royce » des box springs… autant dire qu’il est très difficile de sortir de son lit le matin!  

Pas le temps de se prélasser, après un délicieux petit-déjeuner (avec un superbe assortiment de produits du terroir), il est temps de profiter de cette magnifique journée. Günter Weilguni, le directeur de l’hôtel, nous propose de faire un tour avec la nouvelle Range-Rover livrée la veille, et à disposition des clients de l’établissement qui souhaitent admirer les environs au volant d’une super 4X4.  Et nous voilà parties pour une jolie balade à la frontière de deux cantons, en passant par le Col du Pillon et Château-D’Oex, guidées par les rayons du soleil et la nature flamboyante. 

Pour parfaire la journée, nous optons pour le restaurant principal pour le repas du soir, après avoir testé le jour d’avant le Hüusli (une petite cabane située au fond du jardin…) qui propose des spécialités suisses. Et nous sommes comblées (… et rassasiées)! La cuisine de l’hôtel offre une sélection de mets raffinés en ligne avec les saisons et toujours très terroirs. Coup de coeur pour le moelleux au chocolat, qui mérite vraiment sa place à la fin de votre repas. 

Nous partirons détendues et satisfaites par cette petite escapade en altitude, et surtout ravies d’avoir profité pendant quelques jours de la convivialité et le professionnalisme sans faille d’un hôtel qui propose à ses clients de (re)trouver l’atmosphère d’un chalet familial. 

Les points forts de l’hôtel: 

  • Idéalement situé au centre de la Suisse et à quelques minutes du centre de Gstaad
  • Décoration design et atmosphère chaleureuse & cosy
  • Membre Design Hotel 
  • Lit Hästens dans toutes les chambres 
  • Possibilité d’emprunter gratuitement divers équipements (skis, matériel Mammouth, lunettes d’approches, vélos de randonnées, Range-Rover) 
  • Organisation de tours avec guides de montagne 
  • Produits du terroir et partenariat avec des paysans locaux pour les produits frais
  • 3 restaurants 
  • 1 spa avec piscine et saunas/hammam
  • Salles de jeux pour enfants 
  • Convivialité et excellence 

Pour plus d’infos: https://huusgstaad.com/en/

Photos: Aurélie Monnier & Morgane Schaller

Le Cervo – Un cocon aux pieds des pistes de Zermatt

 Les coussins customisés 
Les coussins customisés 

Lorsqu’on arrive au Cervo, la première chose que l’on aperçoit c’est la toute petite réception en bois, juste devant l’entrée. Les propriétaires ont voulu redonner à ce boutique hôtel de Zermatt une âme de chalet valaisan, le design, la volupté et le confort en plus. Alors on est pas déçu évidemment ! Les chambres sont grandes, agréables, et toutes ont vue sur le Cervin. Les 36 chambres sont regroupées dans 6 chalets autour du bâtiment principal, on ne se sent donc jamais trop à l’étroit. Cerise sur le gâteau: Chaque chalet a son propre spa, avec saunas, jacuzzi et salle de massage. Le TOP ! 

 La déco 100% nature qui se fond dans le décor 
La déco 100% nature qui se fond dans le décor 

Les points forts de cet établissement: 

  • Un emplacement idéal, aux pieds des pistes
  • Un décoration « chalet » très moderne
  • Le restaurant « Ferdinand » propose une carte sympathique de cuisine rapide (le fameux burger accompagné de ses frites à l’huile de truffe est un MUST)
  • Les chambres sont grandes et ont une vue dégagée
  • Le SPA est idéal pour se reposer après une journée sportive
  • L’après-ski sur la terrasse de l’hôtel est un événement prisé par tous les habitués de la station. Impossible de le louper. 

A éviter: 

  • Ne gaspillez pas votre argent au prétendu restaurant gastronomique « Cervo Puro ». Bien qu’il ait reçu de très bonnes notes au Gault & Millau, nous avons trouvé la carte très ordinaire, sans vraie recherche gustative, ni d’effort dans la présentation. Une grande déception. Certes, la nourriture est bonne, mais pas à la hauteur d’un restaurant gastronomique tel que l’Omnia par exemple (et les prix sont… hors prix!). 

 La vue depuis la chambre
La vue depuis la chambre