Hermann-Haller-Zurich

2 jours à Zurich: entre vie urbaine et scène artistique

Bien qu’avide de destinations sauvages et exotiques, j’ai toujours privilégié le patrimoine de mon pays. Cet été, j’ai apprivoisé la Zurich urbaine, celle qui fait un pied de nez aux façades trop propres de Bahnhofstrasse et qui offre un terrain de jeu aux créatifs.

En s’y aventurant, on remarque que Zurich est une terre de contrastes. Elle se distingue comme l’une des villes les plus riches (et chères) du monde mais est également en constante ébullition, si bien que l’offre culturelle ferait presque pâlir certaines capitales européennes…

Voici mon itinéraire de deux jours dans la plus grande ville de Suisse, à travers vie urbaine et scène artistique

Morgane-Schaller-Zurich-tourisme

Zurich West

Le quartier de Zurich West est prévu au programme de cette première journée. Nous privilégierons le vélo comme moyen de transport, mais pas n’importe lequel. Visit Zurich avait réservé à cette occasion les vélos les plus sophistiqués de la ville, ceux de la marque Ego Movement. Electriques et de production locale, c’est le compagnon idéal pour s’imprégner au mieux de l’ambiance si particulière de ce quartier au charme brut.

Kreis 5 (comme les locaux l’appelle), est un ancien quartier ouvrier, où l’on s’attelait à l’époque à réparer des bateaux. Il a commencé sa mutation dans les années 90 et aujourd’hui, les tours de verre cohabitent avec d’anciennes cheminées en brique. Malgré le changement radical dans le paysage, Zurich West a conservé sa simplicité et ses imperfections.

Après un rapide coup d’oeil au parc Josef Wiese, grande étendue d’herbe où yoga lovers s’exercent été comme hiver, nous nous arrêterons dans la cour intérieur d’un complexe locatif, à l’apparence normale. Pourtant, en regardant mieux le mur devant soi, c’est le monde à l’envers (la photo parle d’elle-même). Se moquerait-on de la discipline et de l’ordre qui fait la réputation de la ville? L’histoire raconte que le vélo appartenait à Anne Cunéo, femme de lettres reconnue aussi bien en Suisse romande qu’en outre-Sarine. Impossible de vérifier cette légende urbaine… On en restera là.

Viadukt

Ce lieu emblématique est une étape obligatoire. En effet, cet ancien viaduc ferroviaire reconverti petit à petit par le voisinage en zone commerciale est la carte postale de Zurich West. Boutiques de décoration ultra branchées, produits du terroir, restaurants, il y en a pour tous les goûts !

Mes 3 adresses coup de coeur à Zurich West

Berg und Tal Une boutique qui valorise les petits producteurs
régionaux et le travail responsable. L’endroit parfait pour
ramener un cadeau made in Zurich.
Cabinet Concept stores sophistiqué qui propose une sélection
d’objets de décoration, accessoires et vêtements
minutieusement choisis.
Tarzan Cette boutique m’avait déjà séduite dans la vieille ville de
Berne. Je la retrouve avec plaisir à Zurich. Mon concept
store suisse préféré.
Kreis 5
Viadukt-markthalle
Umbrella-kreis-5
Kreis 5

La Tour Freitag et autres curiosités

Nous remontons sur nos vélos pour goûter aux meilleurs cafés de la ville, ceux de ViCAFE Rösterei & Expresso bar. Mais avant cela, nous nous arrêtons rapidement à l’Urban Surf. Chaque été, la ville met à disposition un bassin de vagues idéal pour s’entraîner à tenir sur sa planche. Une pause rafraîchissante bien méritée… L’endroit regorge de curiosités toutes plus surprenantes les unes que les autres: une allée recouverte de parapluies de toutes les couleurs, une brocante complètement délirante et bien sûr, la fameuse tour Freitag.

En effet, le marque native de la ville et experte dans le recyclage a érigé sa tour de 26 mètres au coeur de Zurich West. Le point de vue du haut des containers rouillés spécialement affrétés de Hambourg est bluffant.

Freitag Tower

Où se restaurer à Zurich West

Frau Gerold’s GartenDans ce jardin très populaire, les traders &
banquiers en costume se mélangent au bobos
natifs du Kreis 5. Convivial et excentrique.
Les Halles Situé en face d’un garage, cet ancien entrepôt un
peu délabré est une caverne d’Ali baba réputé
pour ses moules frites. Un immanquable

18h00. Il est temps de se remettre en selle. Nous traversons le Letten-Viadukt, une piste cyclable (et piétonne) en hauteur qui offre une perspective différente. Nous admirons l’immense fresque murale de 24 mètres réalisée par l’artiste zurichois REDL. Elle s’appelle Melody et les habitants en sont fiers. A droite, nous apercevons la vieille fabrique de cigarettes Sulana, reconvertie en salle d’événements. Un peu plus loin, les jeunes locaux s’amusent à se jeter dans la Limmat depuis le viaduc avant de s’étendre sur les pontons en bois du Bain d’Unterer Letten. Pour terminer la journée en beauté, direction Käferberg. Le point de vue à côté du restaurant Waid est époustouflant. Nous prenons enfin conscience de la dimension de la ville.

Zurich-vue

Pavillon Le Corbusier

Le 2ème jour, nous décidons avec Valentine (mon travel buddy du blog awwway.ch), d’explorer un quartier à l’opposé du Kreis 5. Pour s’y rendre, rien de plus facile. Nous empruntons le Tram 4. C’est la ligne la plus pratique pour visiter la ville. Dammweg, Museum für Gesaltung, Bellevue… Nous sortons à Höschgasse. A quelques mètres de là, au milieu d’un parc ombragé, se trouve le fameux Pavillon Le Corbusier. Je reconnais les lignes pures, la symétrie sans faille et les matériaux bruts.

Mais curieusement, ce n’est pas Le Corbusier qui me vient à l’esprit en regardant ce bâtiment, mais plutôt le délire d’un artiste sans doute influencé par les carrés colorés de Mondrian. Et pourtant, ce Pavillon est la dernière création de l’architecte suisse. Achevée en 1967 et à contrario de ses autres ouvrages, celle-ci n’a rien de bétonnée à l’extérieur. De verre et d’acier, cette construction résolument moderne est unique. L’intérieur étonne plus encore: des espaces ouverts, des formes ovales et feminines, c’est aérien et gracieux ! Dépêchez-vous de planifier votre visite, le Pavillon est ouvert uniquement de mai à novembre. Des visites guidées sont également proposées. 

Plus d’infos: Pavillon Le Corbusier

Atelier Hermann Haller

Chaque ville a son lot de bonnes surprise ! Pour le coup, il ne fallait pas aller trop loin… En face du Pavillon le Corbusier, cette petite cabane en bois blanc ne paye pas de mine, et pourtant la visite est surprenante. Canicule oblige, on s’attable quelques minutes sur la terrasse. Limonade, gâteaux maisons (prévoyez du cash, la maison n’accepte pas les cartes), déco et accessoires chinés avec goût, c’est la pause « champêtre » qui fait du bien. Hermann Haller est un sculpteur bernois né en 1880, qui s’est installé à Zurich en 1914. Ses créations disposées un peu partout dans l’atelier semblent habiter l’espace. Une ode à la féminités et aux formes envoûtantes. Un passage obligatoire (et gratuit) ! 

Plus d’infos: Atelier Hermann Haller 


Bonus: les endroits secrets des Zurichois

Le jardin de la Villa Patumbah

Un secret bien gardé par les locaux! Et pour cause, ce jardin romantique situé au beau milieu d’un voisinage discret à tout pour plaire: une roseraie soignée et colorée, un pavillon romantique ambiance Jane Austen. Le jardin de la Villa Patumbah est l’endroit idéal pour se reposer (et/ou bouquiner) après une journée à parcourir la ville.

Parc-Villa-Zurich-maison
parc-zurich

Hammam Basar

J’ai découvert cet endroit grâce au Rooftop Day, organisé une fois par année à Zurich et dans plusieurs villes de Suisse (réservation obligatoire). Ce bâtiment à l’architecture surprenante qui ressemble à s’y méprendre aux moucharabieh des constructions arabes abrite un Hammam et un salon de massages. On y vient pour se détendre mais également pour déguster les excellentes spécialités méditerranéennes et du Maghreb proposées par la maison. Evidemment, le rooftop est un must. 

Plus d’infos: Hammam Basar

Hammam Basar

Où dormir à Zurich sans se ruiner 

Sorell Hôtel Zürichberg 

En-dehors de la tumulte, cet hôtel offre une vue époustouflante sur la ville! Pour y avoir séjourné deux fois, j’ai préféré les chambres du bâtiment principal, celles qui donnent sur la terrasse. L’endroit est aussi magique en hiver (pour une soirée inoubliable au Chalet Züriberg) qu’en été (séjourner au milieu des champs à quelques minutes de la plus grande ville de Suisse, ça n’a pas de prix). 

Bon à savoir: l’hôtel n’est pas si excentré que cela car le tram 6 vous y conduira directement depuis la gare (arrêt Central, direction Zoo). 

Sorell-Hotel-Zürichberg
Sorell-Hotel-Zurichberg

A-Ja Zürich. Das Hotel-Resort

Beaucoup plus urbain, ce grand hôtel (que l’on remarque facilement depuis le train en arrivant à la gare de Zurich) a ouvert ses portes em 2018. Bien que situé dans un quartier ultra-moderne à côté des chemins de fer, ses chambres sont parfaitement insonorisées et confortables. J’ai adoré la terrasse panoramique et le spa (situés au même étage). Un espace agréable pour profiter des derniers rayons du soleil avant de sortir boire un dernier verre. N’hésitez pas à vous prélasser dans le mini-jardin japonais aménagé sur le toit… un lieu plutôt inattendu qui est certainement l’un des points forts de cet hôtel. 

L’hôtel A-Ja Zürich héberge également au rez-de-chaussée l’unique Spa Nivea de Suisse, le temple absolu des amoureux de la marque allemande. Cette boutique-salon propose non seulement une gamme impressionnante de produits Nivea (les classiques sont présents bien évidemment, tout comme les nouveautés), mais elle offre également des soins et des massages pour les clients de l’hôtel. 

Plus d’infos: Nivea Haus

Aja-hotel-resort-Zurich
Aja-Hotel-resort-Zurich-black-and-white

Merci à Zürich Tourismus pour l’organisation de ce séjour 

Paradies hotel ftan suisse engadine morgane schaller

Un paradis en Basse-Engadine

La neige à perte de vue, les montagnes, le soleil qui éblouit. Il faut beaucoup de patience pour arriver en Basse-Engadine, mais le voyage en vaut la peine. En février, quelques jours avant mon 29ème anniversaire, j’ai séjourné pour la première fois dans cette région du canton des Grisons. A chaque fois que je découvre des nouvelles curiosités Made in Switzerland, le constat est le même: Quelle diversité ! Que ce soit au niveau architectural, linguistique, culinaire ou même culturel, les singularités de mon pays m’interpellent et me séduisent toujours. L’hôtel Paradies, dans lequel j’ai séjourné durant 2 nuits, ne fit pas exception à la règle…

Ftan est un petit village de 500 habitants: quelques pistes de ski de fond, un charmant clocher et un hôtel qui se démarque, tant il se confond avec le paysage. A notre arrivée, le personnel termine de ranger la décoration du mariage qui avait lieu dans l’hôtel un jour auparavant. Le cadre parfait pour s’unir et en bonus: la nature pour témoin.

Le thé fut servi sur la terrasse. Impossible de ne pas s’extasier devant le paysage qui s’offre à nous. Grandiose. Les chambres, elles aussi, ont une vue imprenable sur les montagnes et la vallée. Des jumelles d’approche sont même à notre disposition afin de satisfaire notre curiosité et pour regarder d’un peu plus près cette impressionnante nature.

Le temps de prendre possession de nos quartiers (un mini appartement pour moi toute seule avec un séjour, un dressing et une cheminée), et nous filons rencontrer la directrice de l’hôtel pour une présentation de l’établissement.


Un Club de privilégiés

Confronté aux challenges saisonniers récurrents liés à l’hôtellerie de montagne, l’établissement prit le risque en 2018 de se convertir en club privé, où seuls les membres ont le privilège d’y séjourner. Ce système est unique en Suisse et permet à l’hôtel d’anticiper les nuitées et d’offrir un excellent service « all inclusive » à ses clients, qui propose par exemple:

  • 3 repas par jours préparés par le chef et toutes les boissons inclues
  • Utilisation illimitée du spa
  • Possibilité de louer e-bikes et vélos en été
  • Profiter des services d’un prof de ski et/ou d’un guide de montagne en hiver
  • Un shuttle privé à disposition
  • Etc.

Une prise de risque payante, qui a déjà séduit une jolie clientèle! Toutes les informations au sujet du Club Il Paradis se trouvent ici: Q&A Club

Hotel Paradies Ftan chambre vue


Un mot sur la gastronomie

J’ai déjà eu la chance de séjourner dans de nombreux hôtels mais peu d’entre eux arrivent à la hauteur de la qualité gastronomique proposée par l’hôtel Paradies. L’établissement travaille en étroite collaboration avec de nombreux producteurs de la région et tous les produits utilisés dans l’élaboration des plats sont locaux. Pas une seule fausse note durant tout le séjour ! Nous avons également eu la chance de rencontrer Ludwig Hatecke, boucher superstar des Grisons, fournisseur officiel en viande de l’établissement et propriétaire de plusieurs boutiques à Scuol, St Moritz et Zürich. Le restaurant Cucagna Alpina est ouvert à tous.

Hotel Paradies Ftan petit-déjeuner
Hotel Paradies Ftan petit-déjeuner
Hotel Paradies Ftan homemade gin
Hatecke Scuol Engadine boutique

Idées activités hivernales

En dehors du ski et du ski de fond, la Basse-Engadine propose un panel d’activités impressionnant. Retour sur quelques curiosités testées et approuvées:

  • Visiter Scuol: A quelques minutes de Ftan (le village auquel l’hôtel est rattaché) se trouve la commune de Scuol. On peut y admirer les façades décorées typiques de la région et surtout boire de l’eau minérale directement depuis la fontaine de la Place du Büglgrond. La ville est renommée pour ses bain thermaux qui datent de l’époque romaine. Mon coup de coeur: admirer la vue depuis le pont de Gurlaina au style très « Belle-Epoque ».
Scuol Engadine Suisse église
  • Promenade en raquettes: La balade dure quelques heures, mais attention, l’ascension est longue et sportive. Respirer l’air frais de la montagne, observer les traces d’animaux dans la neige, admirer le panorama… et tout cela avec un guide passionné ! Un beau moment de simplicité et une autre manière de visiter la région. Possibilité de réserver cette sortie en raquettes via ce website: Outdoor Engadin
  • Profiter des bains nordiques de l’hôtel: Après une journée sportive dans la neige, rien de mieux que de se détendre dans l’eau chaude des bains nordiques. Chauffés au feu de bois et parfaitement installés sur le toit de l’hôtel, ces bains à l’allure d’une grosse marmite sont idéals pour un moment de relaxation, avec vue !

Plus d’infos sur le site internet: Hotel Paradies

Hotel Paradies Ftan grisons Suisse

Un grand merci à mon partenaire Maserati pour le prêt du modèle Levante 350 PS: le SUV le plus comfortable et la voiture idéale pour se rendre dans cette contrée éloignée !

Plus de renseignements: Maserati Levante

Bellinzona la rebelle

On connaît le lac de Lugano, le festival de Locarno, les îles Brissago, mais qu’en est-il de Bellinzone? Nichée aux confins d’une vallée oubliée, cette ville du Tessin à priori bien moins attrayante que ses voisines, a choisi de tout miser sur sa sympathie, ses traditions et ses productions locales pour attirer de nouveaux visiteurs. Découverte de cette cité rebelle au sortir de l’ombre…

A chaque fois c’est le même constat. Il suffit de quelques heures de train pour qu’une fois arrivé au Tessin on se sente complètement dépaysé, et Bellinzone n’échappe pas à cette règle. Nous séjournons à l’hôtel « La Tureta » à Giubiasco, une des nombreuses communes à avoir accepté le regroupement avec la ville en avril 2017. Nous rencontrons Bettina Doninelli, maîtresse des lieux. Elle racheta avec son époux architecte le Palazzo Scalabrini et le transforma, après quelques pénibles travaux, en un bel hôtel. Les 42 chambres accueillent fréquemment les cyclistes en promenade mais l’atout majeur est sans nul doute la cave magnifiquement aménagée en restaurant gastronomique. Le chef prometteur Simone Lacaria propose des mets régionaux accompagnés d’une très belle carte des vins – une excellente adresse !

La ville vit les choses en grand pour accueillir ses premiers journalistes ! La soirée fut rythmée par une conférence sur l’architecture des caves à vin présentée par le maître Mario Botta dans le cadre de la fête des vendanges annuelle “PerBacco”, puis, l’habituel « standing dinner » nous permit de rencontrer d’importantes personnalités bellinzoneses et de goûter à trois variations de la fameuse polenta (qui a déjà goûté à la polenta noire ?).

La pluie incessante ce jour-là fut en parfaite harmonie avec le thème du parcours prévu pour la 2ème journée du press trip: “la voie de la soif”, un circuit historique original qui nous en apprit un peu plus sur la ville et sa relation avec la bière, la torréfaction du café, le vin, tout en suivant le chemin de l’eau…  Mais niveau gastronomique, Bellinzone a de multiples cordes à son arc, et nos estomacs furent victimes de tous les excès. Petit tour d’horizon:

La Chocolaterie Stella

Fondée en 1928, Stella est un acteur majeur de l’industrie du chocolat en Suisse. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 300 clients dans 50 pays du monde entier, 85% de la production dédiée au private label et 65% entièrement bio et issue du commerce équitable, un catalogue référençant 1’500 produits différents sans aucune trace d’OGM. Sa force c’est bien évidemment sa flexibilité et sa capacité à s’adapter à presque toutes les demandes. Chocolat casher, halal, sans lactose, tous les challenges sont bons à prendre. Une prise de risque qui lui réussit car son chocolat vegan au nectar de noisettes a gagné le Sofi Award 2018 – et j’ai goûté ! Il est à tomber !

(Psssst… Chocolat Stella est également le fournisseur officiel des chocolats de l’armée suisse ;)

L’étrange laboratoire du professeur BUletti

Si le titre de ce paragraphe était un film, Franco Buletti serait sans nul doute l’interprète idéal. Depuis 25 ans, il s’implique corps et âme dans ses créations et adore surprendre sa clientèle avec de nouvelles gourmandises, quitte à tenter les mélanges les plus fous ! Son panettone est une référence et on peut même le trouver, durant les fêtes de fin d’année, dans plusieurs boutiques de Romandie. Mais sous ses airs de professeur Tournesol, Franco Buletti met un point d’honneur à mettre en avant les produits du terroir et s’approvisionne aussi souvent que possible dans la région.

La brasserie urbaine “Il Fermento”

Repenser le concept de la brasserie et remettre au goût du jour l’authenticité, l’amitié & le goût du terroir, telle était l’idée derrière “Il Fermento” lors de sa création en 2015. Aujourd’hui 4 brasseries partagent ces valeurs: celle de Bellinzone évidemment, mais aussi à Mendrisio, Lugano et Andermatt. “Il Fermento” c’est un endroit chaleureux où l’on déguste des bières 100% artisanales & Made in Switzerland. J’ai beaucoup aimé son ambiance bon enfant/très communautaire et les bières sont excellentes.


On l’a bien compris, Bellinzone et la gastronomie ne font qu’un. Pourtant l’art lui aussi est très présent et merveilleusement mis en scène par la Villa Dei Cedri, un édifice historique abritant un musée et entouré d’un jardin luxuriant. Situé au milieu de la ville, l’espace fut rénové et aménagé pour offrir au visiteur une expérience complète. On se promène à travers les différentes chambres de la Villa en prenant le temps d’admirer les oeuvres – la collection permanente couvre l’art de la seconde moitié du 19ème siècle à aujourd’hui. Ici on occupe et on ressent l’espace. C’est une invitation à écouter ses pensées, à (re)trouver la sérénité.

Un petit détour par le marché du samedi matin très animé avant de repartir. Dans le train je recevrai un message de Sara m’invitant à revenir à Bellinzone pour la fête d’automne en octobre. Je répondrai que je promets de revenir bientôt, peut-être en décembre pour le marché de Noël, ou en février pour fêter le roi du carnaval, ou peut-être simplement un jour de printemps ou d’été, une visite spontanée lors d’un moment d’accalmie.  

Pour planifier ta visite: Bellinzone tourisme

 Giubiasco
 Villa Dei Cedri
 Giubiasco
 Bellinzona
 Villa Dei Cedri
 Musée Villa Dei Cedri
 Bellinzona

Giubiasco Villa Dei Cedri Giubiasco Bellinzona Villa Dei Cedri Musée Villa Dei Cedri Bellinzona

Mon séjour au Gstaad Palace

Ahhh le Palace. Perché sur sa colline, avec ses quatre tourelles, il ressemble un peu au château du célèbre comte de Transylvanie, surtout par temps pluvieux. Sa fière allure nous dévisage de là-haut et nous invite à l’approcher, à le contempler. Les portes franchies, on ne peut s’empêcher de cacher une fascination presque enfantine devant l’écho de sa mémoire. Devant nous s’étalent 105 ans d’histoire, des photos couleur sépia, le sourire d’Elizabeth Taylor & de Marlene Dietrich… 

Il était une fois une publicité: « Etablissement de tout premier ordre – 250 lits, avec toutes les installations les plus modernes; eau chaude et froide dans chaque chambre, … ». Ironie de l’histoire, la date d’ouverture annoncée sur l’affiche est le 1er décembre 1913, alors que l’hôtel fut inauguré le 8 décembre de la même année. Voilà un des nombreux souvenirs qui trônent fièrement sur le mur du grand salon, où stars de cinéma et noblesse d’autrefois se confondirent un temps, trinquant un verre de cristal à la main. Le tourisme à Gstaad débuta grâce à l’installation de la ligne de chemin de fer en 1904 qui reliait Montreux à la station de l’Oberland bernois. Très vite, Gstaad devint un lieu de villégiature courtisé par la bonne société, et le Palace connut un succès retentissant dès sa première saison hivernale. 

Je prends mes quartiers dans une chambre supérieure, avec coin salon et dressing. Le style est chaleureusement montagnard et le luxe se dévoile dans les moindres recoins. On visite quelques suites également, certaines aux tons plus clairs, d’autres plus colorés. L’élégance de la simplicité est de rigueur. Les matériaux nobles judicieusement choisis suffisent à séduire une clientèle principalement suisse et habituée des lieux, depuis plusieurs générations pour certains. 

Mais au-delà des préjugés, le Palace n’est pas uniquement le temple du bon chic bon genre. L’hiver, le GreenGo est un incontournable. Cette boîte de nuit aussi connue (voire plus encore) que l’hôtel fut construite en 1971 et son ambiance tamisée nous transporte directement dans un film de Scorsese. L’endroit est cinématographique au possible, comme l’atmosphère particulière qui règne dans l’hôtel. 

Et justement, le weekend de ma visite, l’établissement inaugura une exposition spéciale dédiée aux long-métrages tournés en Suisse, avec pour invitée Catherine Schell, héroïne du film Le Retour de La Panthère Rose qui fut en partie tourné au Palace en 1967. Curieuse, j’admire les photographies des acteurs célèbres qui sillonnèrent nos belles montagnes pour faire rêver les rêveurs. Jean Delannoy et Michèle Morgan dans la Symphonie Pastorale (1946), Goldfinger avec Sean Connery (1964), et un incroyable nombre de films Bollywoodiens. Ce soir-là, je retrouve les saveurs indiennes même dans mon assiette et teste l’une des spécialités de Ravi Bajaj, #guestchef invité par les cuisines du Grand Restaurant… Un pur délice!

Avant de repartir dans la vallée, je m’accorde un instant de plénitude, orchestré par des mains de masseuse savamment entrainées et les effluves champêtres des produits Jardin des Monts. La musique du magnifique Out of Africa m’emporte doucement. Le cinéma, encore. Une évidence. 

Gstaad Palace

J’ai dormi dans un ancien pénitencier à St Gall

Tu rêves de découvrir la Suisse autrement? De séjourner dans une cabane de pêcheur au bord du Rhin ou dans une ancienne station de tram de la capitale? Cet été, tout est possible! Suisse Tourisme propose jusqu’à fin août 2018, une série de 11 pop-up hôtels dispersés dans quelques villes de notre pays. J’ai eu la chance de séjourner dans celui de St-Gall, situé dans la tour d’un ancien pénitencier.

Une expérience unique ! 


Les bains de Dreilinden – Un retour dans le passé 

Je rêvais d’explorer St-Gall ! Cet endroit situé aux confins du territoire dont l’histoire si riche influença même, à une certaine époque, le développement économique de tout un pays m’avait toujours fasciné. 3 heures de train plus tard, j’arrivai dans le ville, apercevant déjà les pâturages verts des collines qui entourent la cité. Sa topologie peut surprendre… et sa largeur aussi. La 8ème ville de Suisse par sa population est en parfaite harmonie avec la nature. Les rosiers fleurissent de partout, le parc de la cathédrale est l’endroit idéal pour pique-niquer lors de sa pause de midi et pour un peu de fraîcheur en fin journée, il suffit de grimper les longs escaliers qui relient le centre ville aux étangs artificiels qui font office de piscine en été. 

Après une rapide visite de la vieille ville, Dreilinden (surnommé également Drei Weihern) fut ma prochaine étape. A l’époque, les femmes, les hommes et les garçons se baignaient dans des endroits séparés pour préserver l’intimité de chacun. De nos jours, les noms subsistent (Frauenweiher, Buebenweiher, Mannenweiher) mais les eaux sont évidemment accessibles à tout le monde. Les étangs du haut de la ville sont empreints d’élégance et de douceur. Un vrai havre de paix, très belle époque ! 

On peut profiter des dernières heures du soleil au Restaurant Dreilinden, qui propose une cuisine terroir étonnamment originale – les végétariens et vegans seront ravis !  

 Dreilinden 
Dreilinden 
 Dreilinden 
Dreilinden 
 Restaurant Dreilinden - Vegan burger 
Restaurant Dreilinden – Vegan burger 
 Walk by night 
Walk by night 

Swiss Urban Sleeping

En plus de la visite touristique, le but de mon séjour à St Gall était bien sûr de tester l’un des 11 pop-hôtels proposé par Swiss Tourisme pour cet été. Mon choix s’est porté sur la tour d’un ancien pénitencier du 19ème siècle, actuellement propriété de l’hôtel Einstein. Situé dans le bâtiment des congrès, la chambre est ultra spacieuse et offre une vue à couper le souffle sur la vieille ville – on se sent presque seul au monde. Quelle chance de pouvoir dormir dans cet endroit où se déroulent d’habitude réceptions et banquets ! Le personnel de l’hôtel fut aux petits soins et fit le nécessaire pour assurer un service sur mesure, car qui dit hôtel unique, dit expérience différente. Ne nous attendez donc pas à un séjour normal. 

 Einstein Hotel - Tower view 
Einstein Hotel – Tower view 
 Einstein Hotel - Room tower
Einstein Hotel – Room tower
 Einstein Hotel - Tower room 
Einstein Hotel – Tower room 
 Einstein Hotel - details 
Einstein Hotel – details 

La visite guidée – Un must ! 

Après un petit-déjeuner gargantuesque, je fus d’attaque pour une visite guidée matinale. Ursula me raconta toute l’histoire (ou presque) et me révéla quelques petits secrets St Gallois: Comment le ville se développa grâce au commerce du lin, pourquoi la bibliothèque abrite la plus grande collection d’ouvrages irlandais, pourquoi les habitants ornent leur sapin de Noël d’une étrange saucisse grillée (!) J’appris également à admirer les magnifiques bâtiments de style Art Nouveau dont les symboles racontent des histoires passionnantes ainsi qu’à comprendre la raison pour laquelle une place rouge fut érigée dans un quartier du centre récemment rénové. 

Impossible de quitter la ville sans visiter la musée du textile afin d’en savoir un peu plus sur ce savoir-faire qui fit sa renommée – Une visite ultra intéressante! 

Authenticité, modernité, singularité, St Gall est une ville contrastée que j’ai adorée découvrir, et un passage obligé si toi aussi tu veux en savoir plus sur l’histoire de la Suisse. 

Plus d’infos:

Liste des Pop-Up hôtels

St Gall Tourisme

Einstein Hôtel

 St Gall - Cathédrale 
St Gall – Cathédrale 
 St Gall - Flea Market 
St Gall – Flea Market 
 St Gall - Les rosiers 
St Gall – Les rosiers 
 St Gall - La Place Rouge 
St Gall – La Place Rouge 
 St Gall
St Gall
 St Gall - Musée du textile 
St Gall – Musée du textile 
 St Gall - Place Rouge 
St Gall – Place Rouge 
 Dans les rues de St Gall 
Dans les rues de St Gall 

Mon séjour à 2222m d’altitude

Zermatt fait toujours son petit effet: Un village coupé du monde, uniquement accessible en train, un décor de carte postale au pied du somptueux Cervin (aka la montagne Toblerone) et surtout une atmosphère authentique, loin, très loin de la (trop) guindée St Moritz. Zermatt c’est un bol d’air frais qui nous renvoie aux plaisirs simples de la montagne, une destination unique qui charme nos yeux rêveurs. 


Mais ce jour-là, je ne me suis pas arrêtée aux 1608m de Zermatt. Non. L’établissement qui m’hébergeait se situait à 2222m exactement. 20 minutes à bord du Gornergratbahn (le train à crémaillère le plus haut et le plus ancien d’Europe) sont nécessaires pour accéder à Riffelalp, la deuxième station intermédiaire. Rien que le voyage vaut déjà le déplacement. On s’émerveille devant l’impressionnante forêt d’aroles et la neige, qui semble être, ici, éternelle. 

Visiblement, je n’ai pas été la seule séduite par l’emplacement idyllique de l’hôtel. Le lieu a notamment servi de tournage pour quelques scènes de l’excellente série britannique The Night Manager, avec Tom Hiddleston et Hugh Laurie :) On reconnaît même au début du trailer le fameux train que vous prendrez pour rejoindre le village… 

Malgré sa notoriété cinématographique, le Riffelalp est un établissement avant tout familial, idéal pour ceux qui recherchent la proximité avec les pistes l’hiver, ou de jolies promenades en été. Autre atout, et pas des moindres: sa vue ! Quel plaisir de s’endormir/se réveiller avec ce sommet si imposant ! 

Bien qu’isolé, Riffelalp offre une super palettes d’activités: un spa énormissime (je n’avais encore jamais vu ça…), une salle de billard et même deux pistes de bowling ! Logique, les clients y séjournent en général plusieurs jours, il faut bien savoir les divertir. 

Autre singularité de l’hôtel: sa décoration. Tantôt culte aux moutons, tantôt cabinet de curiosités, le design intérieur étonne par son originalité. Parchemin, cristaux de roche et livres sont savamment éparpillés à travers les pièces et couloirs, de quoi égayer notre curiosité tout le séjour durant…

Plus d’infos: Riffelalp Resort 2222m

Idée excursion: Blausee, Rougemont, Glacier 3000

Quelques jours avant Noël, j’ai échappé à l’effervescence des courses de fin d’année et autres marchés des alentours pour profiter de la neige en montagne. Quelle chance ! La féerie était au rendez-vous! Et dire que une année auparavant j’étais partie exactement à la même période et qu’il n’y avait même pas un flocon à l’horizon… Ce mois de décembre, j’avais donc été invitée à passer quelques jours à l’hôtel Rougemont (à quelques minutes de Gstaad), et pour compléter cette escapade, j’ai décidé de partir à la découverte de deux merveilles de la région: Le fameux Lac Bleu et le Glacier 3000. 


Blausee

Aussi connu que la Jungfraujhoch ou le Kapellbrücke de Lucerne chez les touristes asiatiques, le Blausee reste cependant une curiosité bien plus méconnue chez les locaux. Et pourtant, à peine le portillon d’entrée passé (oui, car impossible d’entrer sans payer, l’endroit étant préservé derrière une forêt rocheuse et dense), on ressent cette plénitude si mystique. Quelques mètres de marche et nous voici arrivés devant l’étrange lac bleu, vert ce jour-là, ou plutôt turquoise. L’eau est si transparente qu’il est presque difficile de se retenir d’y faire un petit plongeon. Le lac est relativement petit. On fait le tour rapidement. Mais n’hésitez pas à lever les yeux car les montagnes qui l’entourent sont majestueuses. Un endroit aussi magique qu’un conte de fées, qu’il est agréable de visiter autant en hiver qu’en été. 

Pour une pause petite faim ou tea time, le restaurant du Lac Bleu est idéal. On peut même y acheter des spécialités à la truite BIO, provenant du lac évidemment. Le parc naturel propose également un hôtel et SPA avec sauna, grotte de vapeur, hotpot et baignoire extérieure. 

Plus d’infos: https://www.blausee.ch/fr/


Hôtel de Rougemont

Pas de temps à perdre, mon excursion au Lac Bleu terminée, me voici en route pour l’endroit qui m’hébergera deux nuits: L’hôtel de Rougemont, situé au Pays-d’Enhaut, au coeur des alpes vaudoises et à quelques minutes de Gstaad. La nuit tombe vite en décembre, et c’est une magnifique ribambelle de décorations lumineuses, émerveillant la vallée, qui m’accueille jusqu’à l’arrivée. L’hôtel de Rougemont est un superbe chalet alpin dont l’intérieur allie charme et authenticité. Plus convivial que les luxueuses résidences de son voisin, le maître-mot est « chez-nous, chez-vous », une philosophie chaleureuse qui se ressent dès la rencontre avec le personnel. La suite où je loge est simple et fonctionnelle et offre un confort de grand standing. 

Mais la botte secrète de l’hôtel se trouve dans sa cuisine. Le chef Philippe Bouteille aime jouer avec les produits régionaux et propose des plats incroyablement goûtus. Ravioles de foie gras, fondue à la truffe, une explosion de saveurs que l’on redemande… Et pour cause, le lendemain nous fîmes une petite halte, avant de repartir, dans la fromagerie du village pour ramener à la maison les spécialités qui nous avaient convaincues. 

L’hôtel de Rougemont se différencie également par ses services, et le SPA propose, en complément à son offre sauna/hammam/jacuzzi/piscine, une carte de soins à tomber. Cerise sur le gâteau: le facial à la feuille d’or que j’ai eu le plaisir de tester et qui consiste à appliquer de l’or (oui, et du vrai!) sur le visage pour un effet ultra désoxydant et liftant ! On note également que, en ligne avec la démarche consciencieuse et locale de l’hôtel, le SPA utilise les produits BIO de la marque Pure Altitude. 

Plus d’infos: http://www.hotelderougemont.com/fr/


Glacier 3000

Un peu d’adrénaline pour parfaire ce séjour ! Avec du soleil c’est encore mieux ! A une trentaine de minutes de Rougemont, on peut emprunter la télé-cabine qui nous transportera au sommet du glacier. Une ascension panoramique qui dévoile la splendeur des alpes enneigées. De nombreuses activités sont disponibles une fois arrivés: Un domaine skiable gigantesque, des sentiers de randonnées, une Via Ferrata et bien évidemment le Peak Walk, un pont suspendu unique qui relie deux sommets (le View Point au Scex Rouge). D’une longueur de 107 mètres, il est offre une vue imprenable sur le Cervin, le Mont-Blanc, l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau. A faire absolument ! Le vertige n’est pas une excuse :) 

Et parce qu’on peut trouver des endroits designs même en altitude, les épicuriens seront ravis de se réchauffer dans le restaurant conçu par l’architecte-vedette Mario Botta! 

Plus d’infos: https://www.glacier3000.ch/fr

Ultima Gstaad – Le luxe intime

Je ne pensais pas revenir à Gstaad de sitôt. Encore moins pour découvrir le secret le mieux gardé du petit village de l’Oberland bernois: L’Ultima. Une adresse confidentielle ouverte en décembre dernier, qui fait déjà parler d’elle… Immersion de deux jours dans ce temple du luxe intimiste où confort et perfection se mélangent à la convivialité de l’esprit « chalet ». 

Lorsque l’on pousse la porte d’entrée de ce chalet de bord de route, ordinaire en apparence, on ne s’attend pas à arriver dans un lobby aussi inhabituel qu’original. Un gros nounours en peluche fait face à un piano à queue transparent et résolument moderne, tandis que le lustre majestueux en cristal Baccarat qui trône au milieu de la pièce attire tous les regards. Bien qu’un peu étonné, on se sent tout de suite à l’aise. Le kitsch n’a pas sa place ici. Tous les objets et les meubles qui habitent l’établissement ont été intelligemment trouvés et choisis afin de recréer un endroit chaleureux. 

Mais la plus belle surprise réside dans les 11 suites et 6 résidences privées du boutique hôtel. Des chambres semblables à des appartements pour certaines (la taille varie de 50 à 160 mètres carrées), à l’atmosphère inimitable. Tous les recoins sont pensés pour rendre le séjour le plus confortable possible. Le velours et le cuir sont omniprésents et adoucissent par leur texture la sobriété du bois des façades et des poutres. Quant à l’étonnante clarté des pièces, elle est le résultat d’un subtil mélange entre les grandes fenêtres qui entourent les chalets et les lampes de designer reparties dans les espaces.  

Le spa, lui aussi, est accueillant au possible. Situé au rez-de-chaussée, il met à disposition des clients une piscine intérieure chauffée (15 mètres de long, idéale pour les brasses matinales), deux jacuzzis dont un situé à l’extérieur, hammam & sauna ainsi que des soins proposés par La Prairie. Coup de cœur pour le Detox bar, en face de la réception, qui propose des recettes de jus à tomber !

La cerise sur le gâteau de notre séjour fut probablement le souper organisé en chambre par l’hôtel. Atmosphère feu de cheminée et lumière tamisée, queues de langoustines rôties, côtelettes d’agneau et fraises au croquant meringue… le tout préparé par le chef dans la cuisine de la chambre ! Un régal pour les papilles et une expérience unique ! 

Pour un avant-goût « Ultima », l’établissement organise tous les dimanches un brunch (la sélection est INCROYABLE et les produits d’excellente qualité) avec entrée au spa inclue dans la prestation ! L’idéal pour profiter de ce temple du bien-être et repartir en pleine forme pour une nouvelle semaine. 

Plus d’infos sur le site internet: http://www.ultimagstaad.com/fr/

Hôtel Eden Roc – Un paradis à portée de main

Fermez les yeux. Imaginez un endroit ensoleillé, réchauffé par les prémices de l’été, où le bleu du ciel se reflète dans le lac qui le borde. Imaginez que vous montiez dans un bateau, doucement bercé par l’eau pure des glaciers, et approcher gentiment d’une île à l’allure d’un petit paradis, où l’exotisme de sa flore se mélange à une faune plus ou moins ordinaire. Et si cet endroit se trouvait à quelques heures de train de chez vous ?

Un intérieur atypique

L’hôtel Eden Roc n’est pas un établissement comme les autres. A première vue, ce bâtiment à l’architecture brutale typique des années 70 n’est pas des plus accueillants. Et pourtant, s’aventurer à l’intérieur rend l’expérience spectaculaire :  une décoration opulente, fortement influencée par un baroque italien rehaussé d’un twist moderne, osé et affirmé.

Un intérieur original, à l’image du designer Carlo Rampazzi (que nous avons eu la chance de rencontrer lors du blogtrip), qui officie depuis plusieurs années en tant qu’architecte d’intérieur officiel du Tschuggen Hotel Group (propriétaire de l’établissement d’Ascona, ainsi que du Tschuggen Grand Hotel et du Carlton à St Moritz notamment). Il proclame haut et fort qu’il ne suit aucune tendance et aucune mode. Son seul mot d’ordre est la créativité, quitte à en faire des tonnes !

A contrario, les chambres, elles, sont d’une sobriété presque relaxante. Les tons beiges que l’on retrouve un peu partout sont subtilement mis en valeur par des objets art déco aux nuances acidulées. Une touche de gaité bienvenue qui nous rappelle que le Tessin est un canton un peu à part du reste de la Suisse, où la douceur du climat est omniprésente toute l’année.

La beauté des jardins

Mais l’établissement est maître d’un secret bien gardé : Des extérieurs à rendre vert de jalousie les plus belles demeures de la région ! Deux piscines, dont une chauffée lors des saisons plus fraîches (le top du top), et une panoramique, offrant une vue exceptionnelle sur le lac de Lugano. On peut profiter également du spa parfaitement aménagé, qui comprend jacuzzi, sauna, douches bien-être, etc.

Excursion sur les Îles Brissago

Interdiction cependant de quitter l’hôtel sans une excursion sur les splendides Îles de Brissago, qui se trouvent à quelques minutes seulement du port d’Ascona (possibilité de partir depuis l’hôtel également). Immense coup de coeur pour ce petit îlot au milieu du lac au microclimat exceptionnel (il y fait toujours un peu plus chaud qu’au Tessin en général), qui abrite 1700 espèces subtropicales provenant du Mexique, d’Afrique du Sud, d’Australie ou d’Asie. J’ai adoré me promener au milieu de la petite forêt tropicale aux bambous géants et rêvasser devant le magnifique palais construit au milieu du parc… Un endroit intemporel, presque magique, qui invite à d’interminables flâneries. 

Et pour les gastronomes, l’offre est également très sympathique. En effet, l’hôtel possède quatre restaurants, dont trois très bien notés au GaultMillau: La Brezza (17 points), L’Eden Roc (15 points) et le Marina (14 points). Mais un séjour n’est jamais parfait sans un petit-déjeuner réussi ! Et pour le coup, j’ai été très satisfaite. Le buffet est grand et varié, et propose un choix intéressant de produits régionaux! Cerise sur le gâteau: Se faire servir le petit-déj’ en chambre et profiter de la vue sur la lac ! Un moment de toute beauté, idéal pour commencer la journée avec le sourire. 

Découvrir le Tessin ! 

On termine son séjour par une petite promenade dans les rues colorées d’Ascona (le centre est accessible en quelques minutes à pieds). Possibilité d’emprunter à l’hôtel de superbes Vespa au look vintage ! Mais le Tessin regorge également de nombreuses autres excursions, telles que la Vallemaggia ou le Val Verzasca (sur ma liste pour cet été !). Bref, une région dépaysante et exotique, à découvrir absolument ! 

Pour plus d’infos: 

Hôtel Eden Roc

Îles Brissago 

Ascona – Locarno Tourisme