Hermann-Haller-Zurich

2 jours à Zurich: entre vie urbaine et scène artistique

Bien qu’avide de destinations sauvages et exotiques, j’ai toujours privilégié le patrimoine de mon pays. Cet été, j’ai apprivoisé la Zurich urbaine, celle qui fait un pied de nez aux façades trop propres de Bahnhofstrasse et qui offre un terrain de jeu aux créatifs.

En s’y aventurant, on remarque que Zurich est une terre de contrastes. Elle se distingue comme l’une des villes les plus riches (et chères) du monde mais est également en constante ébullition, si bien que l’offre culturelle ferait presque pâlir certaines capitales européennes…

Voici mon itinéraire de deux jours dans la plus grande ville de Suisse, à travers vie urbaine et scène artistique

Morgane-Schaller-Zurich-tourisme

Zurich West

Le quartier de Zurich West est prévu au programme de cette première journée. Nous privilégierons le vélo comme moyen de transport, mais pas n’importe lequel. Visit Zurich avait réservé à cette occasion les vélos les plus sophistiqués de la ville, ceux de la marque Ego Movement. Electriques et de production locale, c’est le compagnon idéal pour s’imprégner au mieux de l’ambiance si particulière de ce quartier au charme brut.

Kreis 5 (comme les locaux l’appelle), est un ancien quartier ouvrier, où l’on s’attelait à l’époque à réparer des bateaux. Il a commencé sa mutation dans les années 90 et aujourd’hui, les tours de verre cohabitent avec d’anciennes cheminées en brique. Malgré le changement radical dans le paysage, Zurich West a conservé sa simplicité et ses imperfections.

Après un rapide coup d’oeil au parc Josef Wiese, grande étendue d’herbe où yoga lovers s’exercent été comme hiver, nous nous arrêterons dans la cour intérieur d’un complexe locatif, à l’apparence normale. Pourtant, en regardant mieux le mur devant soi, c’est le monde à l’envers (la photo parle d’elle-même). Se moquerait-on de la discipline et de l’ordre qui fait la réputation de la ville? L’histoire raconte que le vélo appartenait à Anne Cunéo, femme de lettres reconnue aussi bien en Suisse romande qu’en outre-Sarine. Impossible de vérifier cette légende urbaine… On en restera là.

Viadukt

Ce lieu emblématique est une étape obligatoire. En effet, cet ancien viaduc ferroviaire reconverti petit à petit par le voisinage en zone commerciale est la carte postale de Zurich West. Boutiques de décoration ultra branchées, produits du terroir, restaurants, il y en a pour tous les goûts !

Mes 3 adresses coup de coeur à Zurich West

Berg und Tal Une boutique qui valorise les petits producteurs
régionaux et le travail responsable. L’endroit parfait pour
ramener un cadeau made in Zurich.
Cabinet Concept stores sophistiqué qui propose une sélection
d’objets de décoration, accessoires et vêtements
minutieusement choisis.
Tarzan Cette boutique m’avait déjà séduite dans la vieille ville de
Berne. Je la retrouve avec plaisir à Zurich. Mon concept
store suisse préféré.
Kreis 5
Viadukt-markthalle
Umbrella-kreis-5
Kreis 5

La Tour Freitag et autres curiosités

Nous remontons sur nos vélos pour goûter aux meilleurs cafés de la ville, ceux de ViCAFE Rösterei & Expresso bar. Mais avant cela, nous nous arrêtons rapidement à l’Urban Surf. Chaque été, la ville met à disposition un bassin de vagues idéal pour s’entraîner à tenir sur sa planche. Une pause rafraîchissante bien méritée… L’endroit regorge de curiosités toutes plus surprenantes les unes que les autres: une allée recouverte de parapluies de toutes les couleurs, une brocante complètement délirante et bien sûr, la fameuse tour Freitag.

En effet, le marque native de la ville et experte dans le recyclage a érigé sa tour de 26 mètres au coeur de Zurich West. Le point de vue du haut des containers rouillés spécialement affrétés de Hambourg est bluffant.

Freitag Tower

Où se restaurer à Zurich West

Frau Gerold’s GartenDans ce jardin très populaire, les traders &
banquiers en costume se mélangent au bobos
natifs du Kreis 5. Convivial et excentrique.
Les Halles Situé en face d’un garage, cet ancien entrepôt un
peu délabré est une caverne d’Ali baba réputé
pour ses moules frites. Un immanquable

18h00. Il est temps de se remettre en selle. Nous traversons le Letten-Viadukt, une piste cyclable (et piétonne) en hauteur qui offre une perspective différente. Nous admirons l’immense fresque murale de 24 mètres réalisée par l’artiste zurichois REDL. Elle s’appelle Melody et les habitants en sont fiers. A droite, nous apercevons la vieille fabrique de cigarettes Sulana, reconvertie en salle d’événements. Un peu plus loin, les jeunes locaux s’amusent à se jeter dans la Limmat depuis le viaduc avant de s’étendre sur les pontons en bois du Bain d’Unterer Letten. Pour terminer la journée en beauté, direction Käferberg. Le point de vue à côté du restaurant Waid est époustouflant. Nous prenons enfin conscience de la dimension de la ville.

Zurich-vue

Pavillon Le Corbusier

Le 2ème jour, nous décidons avec Valentine (mon travel buddy du blog awwway.ch), d’explorer un quartier à l’opposé du Kreis 5. Pour s’y rendre, rien de plus facile. Nous empruntons le Tram 4. C’est la ligne la plus pratique pour visiter la ville. Dammweg, Museum für Gesaltung, Bellevue… Nous sortons à Höschgasse. A quelques mètres de là, au milieu d’un parc ombragé, se trouve le fameux Pavillon Le Corbusier. Je reconnais les lignes pures, la symétrie sans faille et les matériaux bruts.

Mais curieusement, ce n’est pas Le Corbusier qui me vient à l’esprit en regardant ce bâtiment, mais plutôt le délire d’un artiste sans doute influencé par les carrés colorés de Mondrian. Et pourtant, ce Pavillon est la dernière création de l’architecte suisse. Achevée en 1967 et à contrario de ses autres ouvrages, celle-ci n’a rien de bétonnée à l’extérieur. De verre et d’acier, cette construction résolument moderne est unique. L’intérieur étonne plus encore: des espaces ouverts, des formes ovales et feminines, c’est aérien et gracieux ! Dépêchez-vous de planifier votre visite, le Pavillon est ouvert uniquement de mai à novembre. Des visites guidées sont également proposées. 

Plus d’infos: Pavillon Le Corbusier

Atelier Hermann Haller

Chaque ville a son lot de bonnes surprise ! Pour le coup, il ne fallait pas aller trop loin… En face du Pavillon le Corbusier, cette petite cabane en bois blanc ne paye pas de mine, et pourtant la visite est surprenante. Canicule oblige, on s’attable quelques minutes sur la terrasse. Limonade, gâteaux maisons (prévoyez du cash, la maison n’accepte pas les cartes), déco et accessoires chinés avec goût, c’est la pause « champêtre » qui fait du bien. Hermann Haller est un sculpteur bernois né en 1880, qui s’est installé à Zurich en 1914. Ses créations disposées un peu partout dans l’atelier semblent habiter l’espace. Une ode à la féminités et aux formes envoûtantes. Un passage obligatoire (et gratuit) ! 

Plus d’infos: Atelier Hermann Haller 


Bonus: les endroits secrets des Zurichois

Le jardin de la Villa Patumbah

Un secret bien gardé par les locaux! Et pour cause, ce jardin romantique situé au beau milieu d’un voisinage discret à tout pour plaire: une roseraie soignée et colorée, un pavillon romantique ambiance Jane Austen. Le jardin de la Villa Patumbah est l’endroit idéal pour se reposer (et/ou bouquiner) après une journée à parcourir la ville.

Parc-Villa-Zurich-maison
parc-zurich

Hammam Basar

J’ai découvert cet endroit grâce au Rooftop Day, organisé une fois par année à Zurich et dans plusieurs villes de Suisse (réservation obligatoire). Ce bâtiment à l’architecture surprenante qui ressemble à s’y méprendre aux moucharabieh des constructions arabes abrite un Hammam et un salon de massages. On y vient pour se détendre mais également pour déguster les excellentes spécialités méditerranéennes et du Maghreb proposées par la maison. Evidemment, le rooftop est un must. 

Plus d’infos: Hammam Basar

Hammam Basar

Où dormir à Zurich sans se ruiner 

Sorell Hôtel Zürichberg 

En-dehors de la tumulte, cet hôtel offre une vue époustouflante sur la ville! Pour y avoir séjourné deux fois, j’ai préféré les chambres du bâtiment principal, celles qui donnent sur la terrasse. L’endroit est aussi magique en hiver (pour une soirée inoubliable au Chalet Züriberg) qu’en été (séjourner au milieu des champs à quelques minutes de la plus grande ville de Suisse, ça n’a pas de prix). 

Bon à savoir: l’hôtel n’est pas si excentré que cela car le tram 6 vous y conduira directement depuis la gare (arrêt Central, direction Zoo). 

Sorell-Hotel-Zürichberg
Sorell-Hotel-Zurichberg

A-Ja Zürich. Das Hotel-Resort

Beaucoup plus urbain, ce grand hôtel (que l’on remarque facilement depuis le train en arrivant à la gare de Zurich) a ouvert ses portes em 2018. Bien que situé dans un quartier ultra-moderne à côté des chemins de fer, ses chambres sont parfaitement insonorisées et confortables. J’ai adoré la terrasse panoramique et le spa (situés au même étage). Un espace agréable pour profiter des derniers rayons du soleil avant de sortir boire un dernier verre. N’hésitez pas à vous prélasser dans le mini-jardin japonais aménagé sur le toit… un lieu plutôt inattendu qui est certainement l’un des points forts de cet hôtel. 

L’hôtel A-Ja Zürich héberge également au rez-de-chaussée l’unique Spa Nivea de Suisse, le temple absolu des amoureux de la marque allemande. Cette boutique-salon propose non seulement une gamme impressionnante de produits Nivea (les classiques sont présents bien évidemment, tout comme les nouveautés), mais elle offre également des soins et des massages pour les clients de l’hôtel. 

Plus d’infos: Nivea Haus

Aja-hotel-resort-Zurich
Aja-Hotel-resort-Zurich-black-and-white

Merci à Zürich Tourismus pour l’organisation de ce séjour 

Bellinzona la rebelle

On connaît le lac de Lugano, le festival de Locarno, les îles Brissago, mais qu’en est-il de Bellinzone? Nichée aux confins d’une vallée oubliée, cette ville du Tessin à priori bien moins attrayante que ses voisines, a choisi de tout miser sur sa sympathie, ses traditions et ses productions locales pour attirer de nouveaux visiteurs. Découverte de cette cité rebelle au sortir de l’ombre…

A chaque fois c’est le même constat. Il suffit de quelques heures de train pour qu’une fois arrivé au Tessin on se sente complètement dépaysé, et Bellinzone n’échappe pas à cette règle. Nous séjournons à l’hôtel « La Tureta » à Giubiasco, une des nombreuses communes à avoir accepté le regroupement avec la ville en avril 2017. Nous rencontrons Bettina Doninelli, maîtresse des lieux. Elle racheta avec son époux architecte le Palazzo Scalabrini et le transforma, après quelques pénibles travaux, en un bel hôtel. Les 42 chambres accueillent fréquemment les cyclistes en promenade mais l’atout majeur est sans nul doute la cave magnifiquement aménagée en restaurant gastronomique. Le chef prometteur Simone Lacaria propose des mets régionaux accompagnés d’une très belle carte des vins – une excellente adresse !

La ville vit les choses en grand pour accueillir ses premiers journalistes ! La soirée fut rythmée par une conférence sur l’architecture des caves à vin présentée par le maître Mario Botta dans le cadre de la fête des vendanges annuelle “PerBacco”, puis, l’habituel « standing dinner » nous permit de rencontrer d’importantes personnalités bellinzoneses et de goûter à trois variations de la fameuse polenta (qui a déjà goûté à la polenta noire ?).

La pluie incessante ce jour-là fut en parfaite harmonie avec le thème du parcours prévu pour la 2ème journée du press trip: “la voie de la soif”, un circuit historique original qui nous en apprit un peu plus sur la ville et sa relation avec la bière, la torréfaction du café, le vin, tout en suivant le chemin de l’eau…  Mais niveau gastronomique, Bellinzone a de multiples cordes à son arc, et nos estomacs furent victimes de tous les excès. Petit tour d’horizon:

La Chocolaterie Stella

Fondée en 1928, Stella est un acteur majeur de l’industrie du chocolat en Suisse. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 300 clients dans 50 pays du monde entier, 85% de la production dédiée au private label et 65% entièrement bio et issue du commerce équitable, un catalogue référençant 1’500 produits différents sans aucune trace d’OGM. Sa force c’est bien évidemment sa flexibilité et sa capacité à s’adapter à presque toutes les demandes. Chocolat casher, halal, sans lactose, tous les challenges sont bons à prendre. Une prise de risque qui lui réussit car son chocolat vegan au nectar de noisettes a gagné le Sofi Award 2018 – et j’ai goûté ! Il est à tomber !

(Psssst… Chocolat Stella est également le fournisseur officiel des chocolats de l’armée suisse ;)

L’étrange laboratoire du professeur BUletti

Si le titre de ce paragraphe était un film, Franco Buletti serait sans nul doute l’interprète idéal. Depuis 25 ans, il s’implique corps et âme dans ses créations et adore surprendre sa clientèle avec de nouvelles gourmandises, quitte à tenter les mélanges les plus fous ! Son panettone est une référence et on peut même le trouver, durant les fêtes de fin d’année, dans plusieurs boutiques de Romandie. Mais sous ses airs de professeur Tournesol, Franco Buletti met un point d’honneur à mettre en avant les produits du terroir et s’approvisionne aussi souvent que possible dans la région.

La brasserie urbaine “Il Fermento”

Repenser le concept de la brasserie et remettre au goût du jour l’authenticité, l’amitié & le goût du terroir, telle était l’idée derrière “Il Fermento” lors de sa création en 2015. Aujourd’hui 4 brasseries partagent ces valeurs: celle de Bellinzone évidemment, mais aussi à Mendrisio, Lugano et Andermatt. “Il Fermento” c’est un endroit chaleureux où l’on déguste des bières 100% artisanales & Made in Switzerland. J’ai beaucoup aimé son ambiance bon enfant/très communautaire et les bières sont excellentes.


On l’a bien compris, Bellinzone et la gastronomie ne font qu’un. Pourtant l’art lui aussi est très présent et merveilleusement mis en scène par la Villa Dei Cedri, un édifice historique abritant un musée et entouré d’un jardin luxuriant. Situé au milieu de la ville, l’espace fut rénové et aménagé pour offrir au visiteur une expérience complète. On se promène à travers les différentes chambres de la Villa en prenant le temps d’admirer les oeuvres – la collection permanente couvre l’art de la seconde moitié du 19ème siècle à aujourd’hui. Ici on occupe et on ressent l’espace. C’est une invitation à écouter ses pensées, à (re)trouver la sérénité.

Un petit détour par le marché du samedi matin très animé avant de repartir. Dans le train je recevrai un message de Sara m’invitant à revenir à Bellinzone pour la fête d’automne en octobre. Je répondrai que je promets de revenir bientôt, peut-être en décembre pour le marché de Noël, ou en février pour fêter le roi du carnaval, ou peut-être simplement un jour de printemps ou d’été, une visite spontanée lors d’un moment d’accalmie.  

Pour planifier ta visite: Bellinzone tourisme

 Giubiasco
 Villa Dei Cedri
 Giubiasco
 Bellinzona
 Villa Dei Cedri
 Musée Villa Dei Cedri
 Bellinzona

Giubiasco Villa Dei Cedri Giubiasco Bellinzona Villa Dei Cedri Musée Villa Dei Cedri Bellinzona

Costa Navarino – Calme et Volupté

En juin 2018, Swiss inaugurera la ligne directe Genève – Kalamata, l’occasion de se laisser séduire par la partie sud-ouest du Péloponnèse, une destination à part entière du nom de Costa Navarino, qui ravira les épicuriens et les amateurs de contrées éloignées & préservées.

Récit de mon séjour dans ce petit paradis grecque où authenticité et nature étaient au rendez-vous. 


Une destination eco-friendly & responsable

La première chose que l’on remarque lorsqu’on arrive au Westin Resort, c’est l’odeur du jasmin qui flotte dans l’air. Une odeur tendre et chaleureuse qui nous invite à la détente. Fière de sa nature flamboyante, Costa Navarino a choisi de cultiver sa verdure et autres plantes aromatiques dans les jardins de ses deux hôtels, The Westin Resort & The Romanos, pour que tout le monde puisse profiter des couleurs des fleurs. 

La destination se différencie des autres sites touristiques grecques par sa volonté de préserver ses paysages et son authenticité. Se développer de manière responsable fait partie du quotidien et chaque petit effort est grandement apprécié, autant par les clients que par les indigènes. Production de son huile d’olive, consommation de produits locaux, préservation de la bio diversité, les initiatives sont nombreuses et diverses. 

Le site est si vaste que l’on s’y perd facilement. Petit conseil, téléchargez l’application « Costa Navarino » sur votre portable pour vous aider à vous repérer – au début ce n’est jamais facile, surtout la nuit ! 

Pour les épicuriens

Partir à Costa Navarino c’est aussi découvrir une région au riche passé historique. A quelques minutes du resort, la visite du joli village de Pylos et de ses ruines datant de la période mycénienne est l’excursion idéale. Obligation de passer par la surprenante plage de Voidokilia, en forme d’Oméga, pour le coucher du soleil ou une promenade le long de ses dunes.

Si vous raffolez de la cuisine méditerranéenne, vous allez être servis. Le site comporte 13 restaurants, proposant des mets différents toujours à base de produits frais et locaux. Mes préférés: le restaurant Flame, qui surplombe l’impressionnant parcours de golf, dont les spécialités de viande sont délicieuses et surtout le bar-restaurant de plage Barbouni, au design si particulier…

Pour les plus curieux, des cours de cuisine organisés par deux grand-mamans grecques dans une petite maison en pierre proche de Pylos sont organisés sur demande. J’ai adoré cette expérience super conviviale (et dansante…). 

Repos & activités sportives  

Malgré ses nombreuses chambres (le resort en compte 400), l’aménagement du site est propice à l’intimité. Une piscine privative et chauffée est même inclue dans la plupart d’entre elles – et ça, c’est vraiment le bonheur ! En ce qui concerne les activités sportives, vous ne serez pas en reste: spa, golf, courts de tennis, parc aquatique pour les enfants, bowling, yoga sur la plage, escalade, kitesurf, etc. La liste est longue et elle satisfera tout le monde.  

Le détail qui fait du bien: jet-ski et autres sports aquatiques bruyants sont absolument interdits ! La plage est donc parfaitement indiquée pour se ressourcer et lire son roman en toute tranquillité.


Un petit tour au paradis et puis s’en va. J’ai été très agréablement surprise par cette magnifique région de Grèce, qui mérite d’être découverte non seulement pour sa simplicité et ses paysages à couper le souffle, mais également pour sa contribution au tourisme durable et ses belles valeurs. 

Plus d’infos sur la destination: Costa Navarino

Vols directs depuis Genève à partir du 24 juin avec Swiss

Et si on parlait de l’épilation définitive ?

Voilà un sujet que je voulais aborder depuis un petit moment déjà, et qui, j’en suis certaine, intéressera bon nombre d’entre vous : L’épilation définitive au laser (ou lumière pulsée – je vous expliquerai la différence par la suite). Après quatre séances, dont la première débuta en décembre dernier, je me sens enfin prête à vous donner un feedback précis sur mon expérience ainsi qu’un petit bilan de la situation actuelle.

Mais avant de vous lancer dans ce traitement long (et coûteux), voici quelques « facts » à ce sujet: 

  1. L’épilation définitive peut être réalisée au laser ou à la lumière pulsée ; le résultat est exactement le même ! La technique utilisée dépend principalement de la couleur de peau et celle du poil. La lumière pulsée étant recommandée pour les peaux claires à poils foncés, tandis que le laser est plus souvent utilisé sur les peaux foncées.
  2. La lumière pulsée est en principe un peu moins douloureuse que le laser, étant donné qu’il cible de plus petites surfaces.
  3. Il est nécessaire d’attendre entre 4 à 6 semaines entre les séances – le cycle de repousse des poils peut différer d’un mois à l’autre.
  4. Il ne faut pas oublier de se raser avant chaque séance et d’arrêter l’épilation à la cire environ un mois avant la première séance.
  5. Environ 5-6 séances sont nécessaires pour éliminer 80% des poils.

J’ai choisi de confier ma peau aux professionnels de la clinique « Entourage » à Lausanne, spécialisée dans les techniques et traitements esthétiques divers. Dès le premier rendez-vous, j’ai été prise en charge par le Dr Francesco de Boccard, qui a calmement répondu à toutes mes questions et inquiétudes. Il est nécessaire de prendre tout son temps avant de commencer les séances, d’une part pour se rassurer, et d’autre part pour comprendre exactement comment cette technique fonctionne.

De mon côté, j’ai choisi d’éliminer 3 zones : les jambes, les aisselles et une partie du maillot. Eliminer les poils de cette dernière a évidemment engendré davantage de questions, surtout au sujet d’un éventuel risque de stérilité par exemple (… on ne sait jamais !). Une inquiétude qui n’a finalement pas lieu d’être car le laser ou la lumière pulsée impactent le derme uniquement (jusqu’à 1-2mm sous la peau) et ne peuvent donc avoir aucune conséquence sur le fonctionnement de nos organes.

La séance en elle-même dure environ 1h. Afin d’atténuer la douleur on vous appliquera de la glace sur la zone visée dans le but d’ « anesthésier » les sensations désagréables… mais évidemment, ne vous attendez pas à un miracle, l’épilation du maillot reste tout de même relativement douloureuse (les deux autres zones sont presque une promenade de santé en comparaison).

Après la séance, la peau est sensibilisée (légère sensation de brûlure, surtout au niveau des aisselles), mais cela disparaît très rapidement. La grande surprise réside dans les semaines qui suivent, lorsque, comme par magie, les poils ont totalement disparu et ne repoussent plus durant quelques semaines. Ils réapparaissent cependant lorsque le nouveau cycle commence à pointer le bout de son nez…

Arrivant gentiment à terme du traitement, je remarque évidemment une grande différence au niveau de la repousse, qui est, actuellement, quasi inexistante. Je croise les doigts pour le résultat final, en espérant m’être débarrassée à vie de la grande majorité de ma pilosité corporelle! Affaire à suivre… 

Toutes les infos sur la Clinique Entourage se trouvent sur le site web: http://www.entourage.ch/fr/

Entourage propose également un programme esthétique sous forme d’abonnement mensuel pour une durée d’une année:  http://www.entourage.ch/fr/oneyear/

Hôtel Eden Roc – Un paradis à portée de main

Fermez les yeux. Imaginez un endroit ensoleillé, réchauffé par les prémices de l’été, où le bleu du ciel se reflète dans le lac qui le borde. Imaginez que vous montiez dans un bateau, doucement bercé par l’eau pure des glaciers, et approcher gentiment d’une île à l’allure d’un petit paradis, où l’exotisme de sa flore se mélange à une faune plus ou moins ordinaire. Et si cet endroit se trouvait à quelques heures de train de chez vous ?

Un intérieur atypique

L’hôtel Eden Roc n’est pas un établissement comme les autres. A première vue, ce bâtiment à l’architecture brutale typique des années 70 n’est pas des plus accueillants. Et pourtant, s’aventurer à l’intérieur rend l’expérience spectaculaire :  une décoration opulente, fortement influencée par un baroque italien rehaussé d’un twist moderne, osé et affirmé.

Un intérieur original, à l’image du designer Carlo Rampazzi (que nous avons eu la chance de rencontrer lors du blogtrip), qui officie depuis plusieurs années en tant qu’architecte d’intérieur officiel du Tschuggen Hotel Group (propriétaire de l’établissement d’Ascona, ainsi que du Tschuggen Grand Hotel et du Carlton à St Moritz notamment). Il proclame haut et fort qu’il ne suit aucune tendance et aucune mode. Son seul mot d’ordre est la créativité, quitte à en faire des tonnes !

A contrario, les chambres, elles, sont d’une sobriété presque relaxante. Les tons beiges que l’on retrouve un peu partout sont subtilement mis en valeur par des objets art déco aux nuances acidulées. Une touche de gaité bienvenue qui nous rappelle que le Tessin est un canton un peu à part du reste de la Suisse, où la douceur du climat est omniprésente toute l’année.

La beauté des jardins

Mais l’établissement est maître d’un secret bien gardé : Des extérieurs à rendre vert de jalousie les plus belles demeures de la région ! Deux piscines, dont une chauffée lors des saisons plus fraîches (le top du top), et une panoramique, offrant une vue exceptionnelle sur le lac de Lugano. On peut profiter également du spa parfaitement aménagé, qui comprend jacuzzi, sauna, douches bien-être, etc.

Excursion sur les Îles Brissago

Interdiction cependant de quitter l’hôtel sans une excursion sur les splendides Îles de Brissago, qui se trouvent à quelques minutes seulement du port d’Ascona (possibilité de partir depuis l’hôtel également). Immense coup de coeur pour ce petit îlot au milieu du lac au microclimat exceptionnel (il y fait toujours un peu plus chaud qu’au Tessin en général), qui abrite 1700 espèces subtropicales provenant du Mexique, d’Afrique du Sud, d’Australie ou d’Asie. J’ai adoré me promener au milieu de la petite forêt tropicale aux bambous géants et rêvasser devant le magnifique palais construit au milieu du parc… Un endroit intemporel, presque magique, qui invite à d’interminables flâneries. 

Et pour les gastronomes, l’offre est également très sympathique. En effet, l’hôtel possède quatre restaurants, dont trois très bien notés au GaultMillau: La Brezza (17 points), L’Eden Roc (15 points) et le Marina (14 points). Mais un séjour n’est jamais parfait sans un petit-déjeuner réussi ! Et pour le coup, j’ai été très satisfaite. Le buffet est grand et varié, et propose un choix intéressant de produits régionaux! Cerise sur le gâteau: Se faire servir le petit-déj’ en chambre et profiter de la vue sur la lac ! Un moment de toute beauté, idéal pour commencer la journée avec le sourire. 

Découvrir le Tessin ! 

On termine son séjour par une petite promenade dans les rues colorées d’Ascona (le centre est accessible en quelques minutes à pieds). Possibilité d’emprunter à l’hôtel de superbes Vespa au look vintage ! Mais le Tessin regorge également de nombreuses autres excursions, telles que la Vallemaggia ou le Val Verzasca (sur ma liste pour cet été !). Bref, une région dépaysante et exotique, à découvrir absolument ! 

Pour plus d’infos: 

Hôtel Eden Roc

Îles Brissago 

Ascona – Locarno Tourisme

Raffinement vôtre, mon séjour au Beau-Rivage Palace

Luxe et raffinement sont les mots qui résonnent, aussitôt la porte du Palace franchie. Impossible de ne pas s’extasier devant l’élégante architecture de l’un des plus beaux hôtels d’Europe, qui accueille depuis 1861 d’illustres hôtes, tels que Victor Hugo, Charlie Chaplin ou encore Coco Chanel…

 Un weekend au Beau-Rivage de Lausanne est une expérience inoubliable, qui nous transporte hors du temps, comme semblent nous le rappeler les innombrables documents du siècle passé, rédigés à la main par d’anciens employés de l’hôtel et accrochés dans les couloirs qui mènent jusqu’aux chambres.

Pas le temps de rêvasser dans le lobby ! L’accueil ultra-professionnel prend les choses en mains et m’accompagne au 3ème étage pour me faire découvrir la chambre qui m’a été attribuée. Je remarque tout de suite un détail intéressant. Toutes les chambres ont des clés! Des vraies! Une tradition que l’hôtel semble conserver avec fierté, car elles sont toutes accrochées à la réception, comme à l’époque.

La chambre est épurée, sans luxe ostentatoire, mais extrêmement bien conçue. Les tons beiges et grèges se mélangent à merveille avec les quelques touches de blanc minutieusement apportées, telle que la magnifique orchidée qui sépare le lit de la vue à couper le souffle.

Non, décidément, un séjour au Beau-Rivage ne serait pas parfait sans l’horizon qui se dégage sur la beauté du Lac Léman et le reflet des Alpes dans ce dernier lorsque le temps le permet.  

A peine le temps d’immortaliser le décor (j’ai testé pour la première fois la fonction « vidéo en direct » de Instagram) que je dois déjà filer. Direction le Spa « Cinq Mondes » pour un chignon express, parfaitement exécuté par les mains expertes de Giovanni, le nouveau coiffeur résident du Palace. Un génie de la chevelure au cœur grand comme ça, qui prendra tout le temps nécessaire pour réaliser la coupe parfaite. 

Le lendemain, finale de l’Open d’Australie oblige (OUI FEDERER), le lever fut matinal, mais interdiction de louper le petit-déjeuner, d’autant plus s’il s’accompagne d’un magnifique soleil, comme ce fut le cas ce jour-là! La salle du repas, que l’on peut comparer à une grande véranda, offre une vue dégagée sur le parc de l’hôtel, parfaitement entretenu, et propice à de jolies balades (.. et de jolies photos)! 

Et finalement, si c’était cela le vrai luxe? Se laisser aller, se reposer, profiter de l’instant présent, oublier sa routine… Le Beau-Rivage est un écrin de douceur bercé par une tendre nostalgie. Et lorsque notre séjour se termine, on ne peut s’empêcher de soupirer, en espérant y retourner le plus vite possible.

Plus d’infos: Beau-Rivage Palace

Le forfait St Valentin pour les amoureux: 

http://www.brp.ch/fr/forfaits/les-forfaits/vue/article/forfait-saint-valentin-2.html?no_cache=1

5 raisons d’adorer Madrid

Pour sa culture:

 Retiro Retiro

On ne présente plus le triangle d’or, qui fait la renommée de la ville en matière d’art et qui se compose des mondialement connus Museo del Prado, Reina Sofia et Thyssen-Bornemisza. Les collections sont impressionnantes avec des œuvres d’artistes tels que Velázquez (Las Meninas est mon tableau préféré depuis toujours), Goya, Picasso (le fameux Guernica est exposé au Reina Sofia), Dalí, Miró ou bien encore Le Caravage et Van Gogh. Obligation de visiter au moins un des musées (petite préférence pour le Prado) – visite guidée conseillée. 

https://www.museodelprado.es/

http://www.museoreinasofia.es/

http://www.museothyssen.org/en/thyssen/home

A côté de cela, Madrid présente chaque année un calendrier d’expositions temporaires très intéressant, éparpillées un peu partout dans la ville. La qualité est toujours au rendez-vous et les présentations souvent interactives. Pour les personnes qui se rendent à Madrid prochainement, allez voir l’exposition Les Secrets D’Hitchcock – un MUST pour les adorateurs du célèbre réalisateur et ceux en devenir (jusqu’en février 2017). 

https://espacio.fundaciontelefonica.com/evento/hitchcock-mas-alla-del-suspense/


Pour ses couchers de soleil:

 Templo de Debod Templo de Debod

Madrid est réputée pour offrir les plus beaux couchers de soleil d’Espagne, et peut-être même d’Europe (pour y avoir vécu une année, je peux vous le confirmer!). Les couleurs à la tombée de la nuit sont d’une beauté stupéfiante et vous laissent rêveur et/ou profondément romantique. Ce spectacle dure tout au long de l’année, mais les plus impressionnants se contemplent en hiver. 

Le plus bel endroit pour admirer le coucher de soleil est sans aucun doute « Le Temple de Debod », un site encore peu connu des touristes mais pris d’assaut en fin de journée par les jeunes madrilènes. Le ciel en feu se reflète dans le bassin qui entoure le temple en pierre et la vue sur le ville et le palais royal est époustouflante. Un chef d’oeuvre! 

http://templodedebod.memoriademadrid.es/

Si vous recherchez un endroit un peu plus tranquille mais tout autant fabuleux, montez au dernier étage du Circulo de Bellas Artes. La toit-terrasse offre une très belle vue 360° sur le centre-ville. 

http://www.circulobellasartes.com/


Pour ses quartiers étonnants: 

 Gran Via Gran Via

Pour apprécier la capitale espagnole, il faut se laisser bercer par l’atmosphère unique des quartiers du centre-ville et goûter aux particularités de chacun. L’âme de Madrid y est représentée de manière unique.

En premier il y a « El Centro » (ou quartier de los Austrias), le quartier le plus touristique qui regorge de superbes sites, tels que Plaza Mayor (autrefois la place où se déroulaient les pendaisons…) et le Palais Royal avec ses jardins de Sabatini. Pour bien comprendre la dimension historique de la ville, il faut y consacrer au moins une journée.

Bon plan: Visitez la ville avec un guide! J’ai toujours eu d’excellentes expériences et on apprend plein de choses. En plus, c’est gratuit! On peut donner ce que l’on veut à la fin de la visite si cela nous a plu

 http://www.neweuropetours.eu/madrid/en/home

Ensuite vient Chueca, fief de la communauté gay de Madrid, où l’on se perd dans des petites rues aux nombreuses boutiques et concept-stores. La Latina, comme son nom l’indique, représente l’un des quartiers les plus authentiques de la capitale. On aime ses rues médiévales et ses bars à l’ambiance populaire. On s’y promène le dimanche aussi, pour essayer de dégoter un bel objet au Rastro, le célèbre marché aux puces. 

Lavapies, c’est LE nouveau quartier à la mode. Autrefois mis de côté de par sa pauvreté, il jouit à présent d’une belle réputation et tout le monde accourt pour profiter de son atmosphère cosmopolite, qui réunit de nombreuses cultures. 

Bon plan: J’ai découvert un super café avec une carte pour le petit-déjeuner à tomber! Résolument bio et cosy:

 http://www.pumpumcafe.com/

Malsaña c’est la petite perle de Madrid, un quartier où il fait bon se perdre pour découvrir son architecture décalée et ses maisons colorées. Des adresses et des boutiques que l’on souhaiterait garder jalousement pour nous, mais que l’on ne peut s’empêcher de partager. Malsaña ce n’est pas seulement un quartier, mais une manière de vivre… à la Madrilène. 

Pour finir, on ne peut visiter Madrid sans avoir vu le quartier de Salamanca, aux abords de la 8ème merveille du monde selon moi, le Retiro: un grand parc où l’on se ressource après une visite au musée ou pour tout simplement contempler le Palais de Cristal. Salamanca c’est le quartier chic, à l’allure élégante avec ses oriels en fer forgé qui habillent les bâtiments. La vie y est douce et tranquille, et l’on se voit presque y habiter.  

 Palacio de Cristal Palacio de Cristal


Pour ses environs: 

Facilement et rapidement accessibles, les alentours de la capitale offrent de belles excursions. Prenez donc un peu de temps pour découvrir la richesse du royaume de Castille : 

 Toledo Toledo

Toledo: Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, Tolède est une magnifique ville médiévale avec beaucoup de charme et au passé chargé d’histoire. Elle se situe à 75 km de Madrid. 

Segovia: C’est l’ancienne résidence des rois espagnols, située à 1h30 de la capitale. La vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. 

Alcalá de Henares: Berceau du célèbre écrivain Miguel de Cervantes, Alcalá de Henares abrite notamment l’église où Christophe Colomb a rencontré pour la première fois Isabelle La Catholique afin qu’elle finance son voyage. Vous connaissez la suite…

El Escorial: A une heure seulement de Madrid se situe San Lorenzo Del Escorial, un gigantesque monastère à l’histoire passionnante. Le cadre est lui aussi enchanteur.  


Pour son esprit « Movida »: 

Bien avant l’exubérance artistique Berlinoise que nous connaissons actuellement, c’est à Madrid, dans les années 80, qu’est apparue une des premières révolutions culturelles et sociales, menée par une jeunesse en mal de libertés. Et figurez-vous que cet esprit hédoniste et libertin est toujours présent de nos jours. Il se retrouve et se transmet à travers les graffitis artistiques de certaines façades ou dans les boutiques un peu bobo des quartiers en vogue.

… Et c’est pour cela qu’on aime Madrid. Parce que son élégance naturelle et ses richesses historiques vivent en parfaite harmonie avec à un dynamisme artistique, criant de liberté. Madrid me mata.

 Templo de Debod Templo de Debod

Miss Suisse

Revenons rapidement sur mon parcours à Miss Suisse, qui s’est terminé la semaine passée avec un show incroyable dans le très beau Musical Theatre de Bâle. 

Après 6 mois intenses, une page s’est tournée, challenge terminé. L’aventure Miss Suisse était une expérience formidable: De belles rencontres, des amies pour la vie, beaucoup de rires et une maturité validée. Je m’étais inscrite notamment pour me dépasser et capable d’assumer la femme que je suis devenue, avec les idées et les ambitions qui vont avec. C’était aussi un rêve de petite fille évidemment… défiler dans une robe de soirée haute couture devant un public déchaîné ça n’arrive qu’une fois dans sa vie. 

En vivant ce concours de l’intérieur, j’ai découvert (avec un certain étonnement, je dois l’avouer) des filles intelligentes, intéressées, féminines et consumées par l’envie de changer le monde (petit clin d’oeil à la gagnante, une experte dans ce domaine). Une image bien loin des clichés que l’on se fait d’une fille jolie, et qui de surcroît, se présente à un concours de « beauté ». 

Cela m’a aussi permis d’être confrontée à une réalité pas toujours très glamour, telle que l’incessante volonté des médias de présenter au public les aspects ultra superficiels des dessous du concours, encourageant à dégrader l’image des Miss et de l’organisation, alors que les filles souhaitaient en premier lieu aborder des sujets propres à leurs convictions, et non se rabaisser à des questions égocentriques et superficielles. Mais les gens sont là, avides de potins et autres commérages! Des loups affamés!

J’ai compris alors que Miss Suisse était un jeu, dont les règles devaient être subtilement suivies. J’ai compris l’importance de connaître son public afin d’y adapter sa communication. J’ai compris que lutter pour contrôler son image était un combat perdu d’avance.

Mais j’ai compris surtout que sortir de sa zone de confort, se mettre à nu et l’assumer était très enrichissant. Miss Suisse c’est avant tout une école de vie qui te plonge dans l’univers impitoyable de l’image et ce qu’elle renvoie, mais c’est surtout un apprentissage unique sur sa personne, une opportunité de mieux se connaître et d’appréhender le futur peut-être différemment. 

 Pre show 3 Pre show 3

 Kameha Zurich Kameha Zurich

L’élection en quelques mots: 

  • Un pré-casting (dans un magasin Manor pour ma part), un casting final à Zurich et le sésame tant espéré qui offre la chance de faire partie des 12 finalistes. 
  • Un contrat de quelques pages à signer, stipulant certains points tels que l’interdiction de l’usage de la chirurgie plastique, l’importance de citer les sponsors durant toute la durée de l’élection, et accepter un éventuel relooking de la part du sponsor principal. 
  • Une vingtaine d’interviews (journaux, radio, TV) et diverses publications dans les médias partenaires (Blick, Schweizer Illustriert, L’illustré) 
  • Quelques shootings professionnels, dont deux officiels. 
  • Une semaine intense de tournage dans un hôtel de luxe Zurichois, avec une grande équipe de production, toute l’équipe de l’organisation Miss Suisse et les sponsors. 
  • Des entraînements avec des coachs sportifs et un bilan physique et nutritionnel 
  • Un plan média Instagram & Facebook, à suivre à la lettre
  • Une semaine de préparation à la finale avec des danseurs professionnels